Chavez met la main sur d’immenses réserves de pétrole

Hugo Chavez a annoncé, ce mardi 1er mai, jour de la fête du travail, la prise de contrôle par l’Etat des 4 "associations stratégiques" exploitant le pétrole de la zone du fleuve Orenoque.

Des ouvriers de PDVSA (Petroleos de Venezuela SA), le géant national pétrolier, assistés par des militaires, ont pris possession des installations de la ceinture du fleuve Orénoque. Elles étaient les dernières du pays à être encore tenues majoritairement par des multinationales.

Désormais, les entreprises étrangères ne pourront disposer que d’un maximum de 40% de ces nouvelles "entreprises mixtes"

La région pourrait abriter des réserves considérables de brut extra-lourd. Un pétrole très visqueux, coûteux à extraire et à fluidifier, dont l’exploitation ne peut être rentable que grâce aux cours élevés du baril, et impossible sans le savoir-faire des multinationales étrangères.

La quasi-totalité des 13 firmes présentes sur le territoire d’Orénoque ont accepté de céder leurs parts à l’Etat. Seules l’américaine Conoco et l’italienne Eni ont refusé de signer le nouvel accord et devraient donc se retirer.

Ces réserves pourrait permettre au pays de passer au premier rang mondial devant l’Arabie Saoudite, avec 300 milliards de barils.

La région pourrait à elle seule produire quelques 300 000 barils/jour.

Depuis 2005, PDVSA possède au moins 51 % des actions de tous les champs pétrolifères du pays. L’Etat a augmenté les royalties et taxe les profits pétroliers à 50 %.

Par ailleurs, Chavez a menacé de poursuivre l’ensemble des entreprises étrangères présentes sur le territoire pour avoir sous-exploité la région pendant des années.

Cette annoncé survient le lendemain de la sortie officielle du Vénézuela du FMI et de la Banque Mondiale.

(src : France 2)
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