Chimie du végétal : Les enjeux de la valorisation de la biomasse

La société de conseil ALCIMED a annoncé jeudi avoir réalisé une étude pour le compte de FranceAgriMer sur la valorisation non-alimentaire et non- énergétique de la biomasse.

Par une analyse des logiques d’acteurs et des filières d’approvisionnement de 4 molécules reflétant un ensemble de possibles en matière de chimie du végétal (éthanol, acide succinique, acide acrylique et linalol), FranceAgriMer vise à dresser un tableau de la situation actuelle et des enjeux.

L’intérêt économique lié au développement des produits et matériaux biosourcés ainsi que l’émergence de méthodes alternatives utilisant des ressources renouvelables font de la biomasse une ressource de plus en plus sollicitée. A travers l’Observatoire National des Ressources en Biomasse (ONRB), FranceAgriMer collecte des informations nécessaires à la mesure des évolutions des filières utilisatrices de biomasse. FranceAgriMer recense les quantités de matières agricoles et sylvicoles mobilisées et les surfaces correspondantes afin d’anticiper d’éventuels conflits d’usages entre les différentes filières. Par cette étude, FranceAgriMer a souhaité élargir ses connaissances en matière de modèles économiques sur la valorisation non alimentaire et non énergétique de la biomasse.

Le choix des molécules visait à illustrer différentes chaînes de valeur et modèles économiques et considérer des molécules issues de l’ensemble des filières végétales agricoles et sylvicoles françaises jusqu’à leurs coproduits : filière de l’amidon, du sucre, des huiles végétales et de la lignocellulose. Par ailleurs, les besoins de la chimie de commodité et de la chimie fine ont été pris en compte ainsi que les niveaux de maturité différents et des évolutions technologiques nécessaires impliquant des partenariats divers.

S’appuyant sur une soixantaine d’entretiens avec des industriels, des acteurs de l’amont et des experts nationaux et internationaux, l’étude d’Alcimed a permis de décrire qualitativement et quantitativement les circuits de concentration et de transformation qui permettent de conduire, à partir de différentes matières premières (cultures végétales, sous-produits agricoles et sylvicoles, déchets …) à l’élaboration des molécules d’intérêt et ainsi d’éclairer des voies de valorisation non-alimentaire. Cette analyse a permis d’appréhender la production et l’utilisation de biomasse par différentes approches, à partir des matières premières, des processus de fabrication et des molécules obtenues et constitue une base devant permettre à terme de disposer de données supplémentaires concernant la mobilisation de tonnages de matières agricoles, sylvicoles et des surfaces correspondantes afin d’anticiper d’éventuels conflits d’usage.

L’étude est disponible sur le site de FranceAgriMer : ici

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