Cinq nouveaux laboratoires financés par Petrobras

L’entreprise brésilienne Petrobras a commencé les tests de longue durée pour l’exploration de la couche pré-sel de Tupi, dans la baie de Campos.

Le navire plate-forme FPSO BW Ville de São Vicente restera ancré à 290 kilomètres des côtes et extraira 14.000 barils de pétrole par jour pendant 15 mois, à partir d’un puits situé à environ 6.000 mètres sous la surface. L’expérience servira de test pour étudier en conditions réelles la production pétrolifère dans les eaux ultraprofondes du pré-sel.

Sur terre, les équipes travaillent également d’arrache-pied. Des chercheurs de plusieurs institutions montent le plus grand réseau informatique du monde, capable de reproduire virtuellement les conditions extrêmes de travail auxquelles seront soumises les plateformes océaniques. Ces plates-formes devront en effet résister aux vagues géantes, tempêtes, courants marins, températures extrêmes, hautes pressions, et à la couche de roche saline de 2 km d’épaisseur.

Pour avoir des chances de survivre en haute mer, l’infrastructure pétrolifère du pré-sel devra sortir indemne de cette phase de tests, que ce soit sur les ordinateurs ou sur la terre ferme. C’est pour cela qu’a été créé le Réseau Galilée, un consortium de cinq laboratoires académiques, financés par Petrobras et connectés par un réseau d’ordinateurs ayant la capacité de réaliser 180 trillons d’opérations à la seconde (teraflops).

Selon le Professeur Kazuo Nishimoto, du Département d’Ingénierie Navale et Océanique de l’Ecole Polytechnique de l’Université de São Paulo (USP), c’est le plus grand réseau de ce type au Brésil, et un des plus grands du monde. Les autres partenaires du consortium sont l’Institut Technologique Aéronautique (ITA), l’Université Fédérale de Rio de Janeiro (Coppe/UFRJ), l’Université Pontificale Catholique de Rio (PUC-Rio), et l’Université Fédérale d’Alagoas (Ufal). Le plan prévoit l’inauguration des cinq laboratoires en octobre, et neuf autres institutions satellites devraient participer au projet.

C’est l’entreprise Petrobras qui a financé le projet du Réseau Galilée dans sa quasi-totalité. Rien que le laboratoire de la USP a coûté une dizaine de millions de réais. Les ressources viennent de la Loi de Participation Spéciale, approuvée en 2006 par l’Agence Nationale du Pétrole, selon laquelle 1% de la recette obtenue grâce aux champs de production de Petrobras devra être réinvesti en R&D, dont la moitié (0,5%) devra l’être hors de l’entreprise. Chaque équipe de recherche fera un travail différent en fonction de sa spécialité.

[Photo : Wilton Júnior/AE]

BE Brésil numéro 124 (18/05/2009) – CenDoTeC / Ambassade de France au Brésil / ADIT – http://www.bulletins-electroniques.com/actualites/59116.htm

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