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Cinq sociétés d’autoroutes s’engagent dans « le vert »

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La société des Autoroutes du Sud de la France (ASF) investit environ 420 M€ courants pour protéger la ressource en eau, lutter contre le bruit, développer le télépéage sans arrêt et préserver la biodiversité sur son réseau.


Protection de la ressource en eau (71 M€)

Sur les sections d’autoroutes conçues avant 1992 (année d’entrée en vigueur de la loi sur l’eau), les rejets de l’autoroute dans le milieu naturel ne faisaient pas l’objet de protections destinées à prévenir les pollutions de la ressource en eau, notamment les pollutions d’origine accidentelle.

Les travaux prévus visent à équiper 17 sections prioritaires de divers dispositifs (bassins, fossés enherbés, biefs de confinement,…) qui permettront la protection des zones de captage, ainsi que des rivières ou cours d’eau les plus vulnérables.

Cinq sociétés d'autoroutes s'engagent dans "le vert"

Les axes concernés sont notamment l’A10, l’A61 et l’A62.

Les aménagements à réaliser sont du même type que ceux réalisés sur les autoroutes neuves ou réaménagées (voir photos A 83 ci-dessous). Ils nécessitent des études préalables et des procédures administratives permettant leur validation par les services de l’Etat. La durée globale de l’opération est de 3 ans.

Traitement des points noirs du bruit (78 M€)

Le bruit est la nuisance perçue comme la plus gênante par les riverains de l’autoroute.

ASF prévoit ainsi de traiter la totalité des 1 000 logements ou habitations identifiés comme des « points noirs du bruit » au sens de la réglementation française et européenne, par des travaux d’isolation de façade.19.000 m² de protections à la source (écrans antibruit ou merlons végétalisés) seront également réalisées dans les zones présentant des ensembles de « points noirs bruit » avec une forte densité d’habitations.

Cinq sociétés d'autoroutes s'engagent dans "le vert"

Les travaux d’isolation de façade nécessitent un accord préalable de chaque propriétaire concerné, formalisé dans une convention. Une partie significative des conventions devrait être signée la première année, les travaux correspondants, réalisables par des PME, interviendront au cours des deux années suivantes. La réalisation d’écrans antibruit nécessite des études et des travaux de génie civil. Leur durée est de 3 ans.


Protection de la biodiversité (17 M€)

Le Grenelle Environnement a mis l’accent sur la nécessité de préserver les continuités écologiques entre les milieux naturels, et d’instaurer une « trame verte et bleue ».

Les infrastructures linéaires de transport peuvent constituer des obstacles quasi infranchissables pour certaines espèces. ASF se propose donc de réaliser un diagnostic sur 5 départements pilotes des points de conflit entre les continuités naturelles et les infrastructures autoroutières, et de réaliser des aménagements pour améliorer ou rétablir la « perméabilité » de l’autoroute là où ces traversées doivent et peuvent être favorisées.

L’autoroute A7 dans la traversée de la Drôme constituera ainsi l’un des sites pilotes. Les études associeront les services locaux de l’Etat et des collectivités territoriales, des associations de protection de l’environnement, des experts de l’écologie des paysages, des milieux naturels et de l’environnement. Cette phase d’études préalable durera environ un an.

Cinq sociétés d'autoroutes s'engagent dans "le vert"

Les travaux à réaliser pourront comporter la réalisation ou l’aménagement d’ouvrages traversant l’autoroute adaptés aux espèces visées, par exemple : éco-ponts de grande largeur multi spécifiques permettant le passage aussi bien des reptiles que des chevreuils mais également des chauves-souris…, aménagement des ouvrages hydrauliques (loutres, vison…), en créant des petits ouvrages de transparence dans les remblais, batracoducs (amphibiens…) etc. La facilitation des déplacements le long de l’autoroute pourra également être traitée, par exemple via des aménagements de clôtures.

Les aménagements les plus importants pourront nécessiter des études d’impact et des procédures foncières et leur mise en service peut être envisagée d’ici 3 ans. Les travaux à réaliser comprendront des travaux de génie civil et des travaux de génie écologique.

Mise en place de télépéage sans arrêt (84 M€)

Cinq sociétés d'autoroutes s'engagent dans "le vert"L’objectif de l’opération est de développer des couloirs de télépéage sans arrêt sur l’ensemble des barrières de péage pleine voie d’ASF (équipement de 27 gares en barrière,
soit 114 couloirs).

Permettant un passage à 30km/h de l’ensemble des clients (véhicules légers et poids lourds), cette disposition, très demandée par la clientèle poids lourds et les fédérations qui les représentent, améliorera le confort de passage au télépéage et réduira significativement les consommations de carburant et émissions de gaz à effet de serre correspondantes. Le gain annuel en CO2 est ainsi estimé à près de 125.000 tonnes pour les poids lourds qui économiseront plus de 50 millions d’euros par an de frais de carburant lors des passages dans les gares équipées dans le cadre de cette opération.

Réalisation de parkings de covoiturage (3 M€)

La pratique du covoiturage augmente régulièrement et la demande de stationnement se développe rapidement.

Encouragé par les collectivités, ce mode de déplacement qui s’intègre dans les modes de transports alternatifs regroupés sous l’expression « mobilité douce » mérite d’être facilité.
L’opération prévue consiste à expérimenter, en liaison avec les collectivités locales, la création et l’exploitation de parkings de covoiturage spécifiques à proximité des agglomérations du réseau ASF les plus concernées par cette pratique.

Des discussions ont été initiées avec des collectivités locales pour la mise en place avant fin 2012 de 150 places de parkings permettant aux personnes pratiquant le covoiturage d’organiser plus facilement et confortablement leurs rendez-vous. A titre expérimental, ces parkings seront intégrés dans la base de données de sites de covoiturage, dans le cadre de partenariats à développer entre ASF et les opérateurs de service.

Eco-rénovation des aires de repos (84 M€)

Les aires de repos et de services constituent des lieux privilégiés d’accueil des clients circulant sur le réseau autoroutier. Elles représentent de fait, pour le grand public, une vitrine du savoir-faire des concessionnaires et de leurs partenaires en matière d’éco-conception des aménagements et des bâtiments, et de promotion des territoires traversés.

ASF a pour objectif de rendre ses aires encore plus conviviales, respectueuses de l’environnement et propices à une conduite en toute sécurité en augmentant le niveau de service offert de façon visible et homogène sur l’ensemble du réseau.

Cinq sociétés d'autoroutes s'engagent dans "le vert"

L’opération, qui s’inspire du management environnemental HQE®, sera mise en oeuvre sur plus de 200 aires du réseau ASF d’ici fin 2012 et permettra notamment :

  • Une accessibilité facilitée aux personnes à mobilité réduite des différentes installations (sanitaires, équipements pique-nique, etc.) ;
  • L’amélioration de la qualité des rejets des effluents de l’aire avec les dispositifs les plus
  • innovants et écologiques de traitement des eaux usées ;
  • Le traitement des abords avec la réalisation de nouveaux cheminements, trottoirs,
  • stationnements et espaces verts ;
  • Le réaménagement des installations sanitaires selon les standards les plus récents en
  • termes d’hygiène, d’agrément, de facilitation d’accès à toutes les populations et de
  • facilitation d’utilisation et d’entretien ;
  • La généralisation du tri sélectif des déchets ;
  • La rénovation et modernisation de la signalisation des services.

 


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    4 Commentaires sur "Cinq sociétés d’autoroutes s’engagent dans « le vert »"

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    Samivel51
    Invité

    C’est bien, mais tout ceci devrait etre la norme en vigueur et ne pas dépendre du bon vouloir (par ailleurs tres relatif) et eventuels « green washing » des exploitants d’autoroute.

    richelieu
    Invité

    pour que les voitures électriques puisse faire des grands trajet et être rechargé dans les stations services et/ou les aire de repos …. ça va venir quant?

    michel123
    Invité

    je ne sais ce que représente en surface les terrains pris et occupés par les sociétés d’autoroute mais si les murs antibruits étaient faits de panneaux solaires( là ou c’est possible ),si les terrains biens exposés étaient occupés par des panneaux solaires , si les sites adéquats étaient équipés d’éoliennes (idem pour les chemins de fer ) ce sont d’énormes surfaces inutilisées qui pourraient être mises à contribution pour la production d’énergie propre( sans entamer nos surfaces agricoles) . En voila des pistes inexploitées par nos dirigeants de sociètés d’autoroute !!! M C MC

    L'archer
    Invité

    Quelles sont les quatre autres sociétés d’autoroutes et est-ce qu’elles ont prévu un programme identique ou différent?

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