Climat de tensions au sein du GIEC

Réunis à Valence pour négocier leur ultime rapport, les membres du Groupe intergouver- nemental d’experts sur le changement climatique (GIEC) semblent rencontrer certaines difficultés.

Ce 4ème rapport constitue le volet politique des discussions d’experts. Il doit en effet constituer une référence à l’intention des décideurs du monde entier pour les décisions politiques des prochaines années. Il servira notamment de base de travail pour le sommet de Bali le mois prochain.

400 délégués négocient depuis lundi pour mettre au point une synthèse en 25 pages à partir des 2 500 pages de rapport publiés dans les 3 précédents volumes.

Négociations délicates

Un délégué a reconnu des discussions "difficiles" au sein du groupe intergouvernemental. La pomme de discorde se focaliserait notamment sur la question de l’intégration des résultats des dernières études sur le climat, parues après la fin des travaux du GIEC, il y a un an.

Des délégués d’Inde et du Royaume-Uni notamment ont pointé le doigt la faible portée politique d’un texte qui se révélerait trop edulcoré.

Ils regrettent notamment que n’aient pas été prises en compte les preuves récentes d’une accélération de la fonte des glaces, ou la réduction des capacités d’absorption du CO2 par la planète.

Se font également sentir des tensions relatives aux intérêts nationaux. Ainsi, le Pérou et la Suisse insistent-ils pour que soit fait mention de l’impact spécifiquede la fonte des glaciers. Les Etats-Unis au contraire réfutent la référence aux risques accrus de cyclones, mettant en doute l’interprétation des données.

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