Colloque annuel du SER : plus d’un millier de personnes

Sous le titre « Energies renouvelables : fantasmes et réalités », le 12e colloque du SER, s’est tenu au CNIT, le 1er février, un moment où un certain nombre d’acteurs de la filière photovoltaïque vivent une période angoissante.

"Je voudrais que les opérateurs du photovoltaïque sachent que le Syndicat des Energies Renouvelables est mobilisé pour trouver des solutions acceptables à la situation qu’ils vivent actuellement ", a souligné le Président Antolini, en introduisant la journée.

Toutes les énergies renouvelables et leurs actualités furent abordées à l’occasion de cette journée.

Pour l’éolien offshore, les deux ministres ont annoncé une consultation du 1er au 28 février 2011 afin de finaliser les modalités techniques et renforcer ainsi les conditions de succès du programme.

A propos de l’éolien terrestre, la Ministre de l’écologie a déclaré qu’elle serait très attentive au contenu des schémas régionaux climat-air-énergie qui identifieront localement les zones propices à l’implantation des éoliennes : « Nous recevons au ministère des schémas entièrement colorés en rouge. Nous devons retravailler sur ce sujet car l’objectif des schémas régionaux est de proposer un cadre de développement serein et administrativement efficace. Je serai vigilante à ce que ce cadre nous permette d’atteindre notre objectif d’au moins 500 mâts par an », a expliqué la Ministre.

Concernant la filière biogaz, Nathalie Kosciusko-Morizet a affirmé sa conviction que la France dispose d’avantages compétitifs considérables sur le secteur, même si « Aujourd’hui, on ne peut même pas parler de retard par rapport à nos voisins puisque nous n’avons pas encore démarré (…) C’est un sujet sur lequel nous avons une convergence de vues avec Bruno Le Maire, ministre de l’Agriculture. Nous demandons ensemble au Premier ministre d’avancer rapidement sur l’établissement d’un dispositif complet de soutien : tarif de rachat et conditions d’injection dans les réseaux. C’est l’un des sujets importants de ce mois de février.»

Même si toutes les énergies renouvelables sont montées à la tribune de ce 12eme colloque, c’est la filière photovoltaïque française et l’incertitude de son avenir qui fut l’objet de la plupart des interventions et des échanges.

Ainsi, le Ministre de l’industrie a déclaré que « le gouvernement a été extrêmement attentif à en limiter les impacts (du moratoire) sur la filière. Nous souhaitons désormais avancer sur ce dossier. La concertation s’achèvera le 11 février prochain. Nous prendrons alors des mesures réglementaires afin de fixer un nouveau cadre de soutien. Que cela soit clair : le gouvernement est favorable au développement du photovoltaïque. »

« Le nouveau dispositif devra soutenir le développement d’une filière industrielle nationale », a rappelé la Ministre de l’Ecologie.

De son côté, le Directeur exécutif de l’Agence Internationale de l’Energie a estimé « qu’il faut se concentrer sur la maîtrise des coûts plutôt que de limiter la croissance de l’énergie photovoltaïque. »

Les professionnels des photovoltaïque ont fait part de leur vive inquiétude/ Le moratoire crée en effet de nombreuses difficultés et en particulier, des suppressions d’emplois. Il met en péril plusieurs sites industriels comme l’ont rappelé les directeurs généraux de First Solar, de MPO et de Photowatt.

« Le photovoltaïque est une technologie sur laquelle la France doit se positionner. Il y a urgence à mettre en place une politique de soutien durable, telle que décrite dans nos propositions, faute de quoi de nombreux industriels et un grand nombre d’entreprises se trouveront en très grave danger : 25 000 emplois sont en jeu », a alerté Arnaud Mine, Président de SOLER, la branche photovoltaïque du SER.

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