Complexe solaire « Noor » au Maroc, un projet exemplaire

A l’invitation du roi du Maroc, la ministre de l’écologie, Ségolène Royal s’est rendue à Ouarzazate la semaine dernière, où elle a inauguré le complexe solaire « Noor », un projet exemplaire.

Elle a également félicité le Maroc pour son engagement dans le développement d’une économie verte, tout en rappelant le soutien des entreprises françaises au déploiement des énergies renouvelables au Maroc.

Le plan solaire « Noor » (« lumière » en arabe) est unique au monde par sa taille : "il prévoit le développement de centrales solaires d’une capacité totale de 2000 MW d’ici 2020 et devrait permettre une économie annuelle des émissions de gaz à effet de serre équivalente à 3,7 millions de tonnes de CO2 à cet horizon. A travers le Maroc, cinq sites ont été présélectionnés près de Ouarzazate, Midelt, Laâyoune, Boujdour et Tata pour accueillir les projets Noor."

Le complexe de Ouarzazate, d’une étendue de 3000 hectares et d’une capacité de 580 MW, est le plus grand au monde. Il sera constitué de quatre centrales solaires multi-technologiques (CSP cylindro-parabolique, CSP tour et Photovoltaïque), associées à une plateforme de recherche et développement qui s’étend sur plus de 150 hectares.

Pour Ségolène Royal, le Maroc fait figure de précurseur dans le développement industriel des énergies renouvelables à grande échelle. Alors que le pays s’apprête à accueillir la Conférence de Marrakech (COP22) en décembre 2016, la ministre a rappelé que la mission de la France était de faire en sorte que les objectifs communs fixés lors de la COP21 soient « remplis, et même dépassés ».

A ce titre, la Ministre a réaffirmé sa volonté de mettre à profit l’expérience des entreprises françaises pour le déploiement des énergies renouvelables et locales au Maroc, non seulement solaires, mais aussi hydroélectriques et éoliennes.

La lutte contre le changement climatique et dans le domaine du développement durable est d’ailleurs depuis plusieurs années au centre de la coopération franco-marocaine.

Crédits photo Une : Noor / Masen (Moroccan Agency for Solar Energy)

( Src : CP – MEEDDAT )

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14 Commentaires sur "Complexe solaire « Noor » au Maroc, un projet exemplaire"

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Pastilleverte
Invité

Tata Ségolène vous donne une bon point car, vilains Marocains, vous osiez émettre encore du CO2 pour vous alimenter en énergie, nécessaire à la vie quotidienne et au développement socio économique. Votre ancien “protecteur” est toujours là pour vous donner des leçons et vous dire ce qui est bien pour vous. On va vous envoyer le sublissime Laurent F*** pour vous montrer comment il faut préparer la Cop (22) de la dernière chance avant la fin du Monde et le chaos énergo écologique.

trimtab
Invité
Pour certains le concept ‘desertec’ été morte né, mais idée de faire du solaire ‘maus costaud’ n’est pas tomber dans l’oreille d’un sourd, et je parie que à lavenir qu’ils auront bien un peu de ‘rab’ à nous vendre……aprés avoir satisfait leurs propres besoins…car dans le desert la-bas le ‘potentiel’ est ENORME…! Vite les gars…des interconnexions TRANSMED…….du solaire du magreb pour faire tourner le tramway de Brest et du nucléaire francophone (ah quel avocat du diable ce trimtab!) dans l’autre sens quand il fait nuit ? (par ‘passe moi ton ‘rab’ par vases communicants successifs….!)….. Non….. mais tu rêves trimtab…….!… Lire plus »
Babase
Invité

Toujours des rabats joie même quand la collaboration vers une transition énergétique est une réussite. Et à manger pour les trolls de service : En revanche je doute que tata ségo ou meme un autre ministre français ne se déplace pour l’EPR d’Olkiluoto pour défendre l’excellence française, et on verra pour flamanville…le plus dure étant de fixer la date.

enerc77
Invité

Ce qu’on dit moins, c’est que cette techno à mirroirs nécessite des surfaces propres. Et que cette centrale est en plein désert … de sable. Du coup lavage des mirroirs avec de l’eau non disponible.

Verdarie
Invité

Bonne remarque d’enerc77, en plus le sable sert aussi à dépolir les miroirs. Et pour calmer Grognon de service, l’Usine Nouvelle dans son n° d’aujourd’hui, nous parle d’une fuite de tritium dans la centrale nucléaire d’Indian Point, près de New York, mais……. rien d’alarmant quoi !…… Une fuite normale ?….”Puisque notre préoccupation première est la santé et la sécurité” “Cela ne représente aucune menace pour l’environnement puisqu’une fois déversée dans l’Hudson” ?……….. Voilà qui est rassurant !……Vite….des Enr partout !

Cepages
Invité

Projet interessant mais bonne question d’enerc77 : quelle quantité d’eau va t’il etre necessaire d’utiliser pour nettoyer tres regulierement tous ces miroirs ? ne serait elle pas mieux utilisée pour la boisson ? si elle n’est pas disponible, quid du transport ? avec des camions et du gasoil ? le bilan carbone complet serait interessant a connaitre aussi ! un peu de transparence serait la bienvenue !

Papijo
Invité
Il semble que vous n’avez jamais regardé les quantités de tritium rejetées par les centrales EDF (vous trouverez certainement les renseignements sur le net dans les autorisations d’exploiter), et ensuite vous reviendrez nous expliquer pourquoi ce qui est normal en France serait dangereux aux USA ! Pour revenir à l’article, une chose qu’il faut remarquer, c’est que pour une fois, on a des concepteurs qui se sont aperçus que le soleil brille très peu la nuit, et je ne peux que les en féliciter ! Mais , j’ai tout de même une question, le kWh de Noor, il revient à… Lire plus »
6ctsimple
Invité

…dans mon jardin! “Pour certains le concept ‘desertec’ été morte né”. C’est vrai, je l’ai écrit, mais vous savez bien que c’était les échanges massifs entre Maghreb et Europe auxquels je n’ai jamais cru pour des raisons déjà largement expliquées. Ceci dit, le Maroc à une politique assez ambitieuse en matière de renouvelables, mais pour satisfaire ses propres besoins. Et ça ne l’empêche pas de développer ce qu”il faut pour satisfaire sa croissance. 2400MW de CCG gaz plus un terminal méthanier.

Verdarie
Invité
La question n’est pas de savoir combien les centrales peuvent rejeter mais plutôt pourquoi et avec quelles conséquences ? Les conséquences vous comprenez ? Celles qui impactent la santé et l’avenir. Celles qui détruisent incidieusement parce qu’invisibles, qu’on minimise et dont on découvre les méfaits par hasard des années plus tard ?.Celles que nous supportons déjà mais que nous pouvons remettre en cause par une information sans complaisance non servie par des journalistes aux ordres . Venir dire que les Américains n’ont pas le droit de s’inquièter parce qu’en France, nous faisons bien pire ! Voilà un message rassurant qui… Lire plus »
trimtab
Invité
Et vous savez qu’avec moi il en a toujours les ‘oui mais’….! “…..mais vous savez bien que c’était les échanges massifs de Maghreb vers Europe auxquels je n’ai jamais cru……. Mais pour moi, ma vision a toujours été (comme Bucky et d’autres..) qu’on fera MASSIVEMENT des ENRs la ou les ‘resources’ sont le plus concentrées (soleil dans les deserts, vent en mer, etc) et après on ‘distribue’ la ou il y a des besoins, tel qu’évoqué ici par GENI: un lien que j’ai déjà donné plusieurs fois Et qu’en faisait ainsi, on reprend en effet le modèle de production éléctrique… Lire plus »
Pastilleverte
Invité

la plus grande consommation d’eau, au Maroc ou ailleurs, ce n’est pas la “boisson”, mais l’irrigation pour les cultures, plus ou moins 80%. Après, l’arbitrage alimentation/exportation et énergie/importation est de leur ressort… à moins que tata Ségolène (ou tata Emmanuelle???) ne vienne leur dire ce qui est mieux pour eux ?

6ctsimple
Invité
le local à grande échelle , au moins en matière d’electricité, ça devient du global. Les choses évoluent, et plutôt rapidement, en matière de compétitivité des renouvelables matures techniquement type éolien terrestre ou PV. Aujourd’hui très honnètement, je ne sais pas vraiment pour prendre l’exemple de l’article si du solaire PV produit au Maroc dans un schéma type IPP tel que celui qui était promu par Desertec reviendait moins cher ( après transport) que du solaire PV produit dans le Sud de la France. Des lignes HV/DC traversant la Méditerranée, ça couterait la peau des fesses. Quand on n’a pas… Lire plus »
6ctsimple
Invité

L’exception, c’est quand un pays dispose d’une ressource rare et complémentaire à celle de ces voisins immédiats, par exemple de l’hydraulique comme en Suisse. Là effectivement c’est différent, la “plaque de cuivre” va certainement amener des avantages à chacun de pays qui vont s’en servir avec beaucoup d’échanges ( et non des flux à sens unique).

6ctsimple
Invité

J’ai parlé au-dessus de PV produit au Maroc tout en faisant référence à l’article, qui parle de solaire thermodynamique, ça peut amener de la confusion. Je compare bien PV et PV, sachant que le MWh thermodynamique est aujourd’hui plus cher que du PV dans des pays ou le thermodynamique a techniquement du sens comme le Maroc, en Fance il n’en a absolument aucun.

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