Crise du gaz : Gazprom ferme les vannes

Une nouvelle étape a été franchie dans le conflit gazier qui oppose la Russie à l’Ukraine : ce matin, Gazprom a complètement cessé de délivrer du gaz vers l’Europe.

Selon un porte-parole de la compagnie ukrainienne Naftogaz, "la Russie a laissé l’Europe sans gaz" depuis 7h44 ce matin.

Mardi, Gazprom se disait pourtant ouvert à des négociations immédiates avec l’Ukraine.

Gazprom rejette une nouvelle fois la faute sur l’Ukraine, accusant Kiev d’être responsable des coupures de livraisons vers l’Europe. Alexandre Medvedev, vice-Président de Gazprom, a fait part de son inquiétude pour la sécurité des gazoducs, si les coupures devaient de prolonger dans un contexte de grand froid.

L’Autriche, la Roumanie, la Roumanie, la République tchèque et la Bulgarie ont constaté la cessation des livraisons sur leur territoire. La Grèce, la Turquie et la Hongrie, de même que les pays des Balkans ont également signalé la rupture d’approvisionnement.

Cette fois, la France est directement touchée : du côté de GDF Suez, on constate "une baisse très importante, de plus de 70 % en France", "alors que le niveau des approvisionnements était normal jusqu’au 5 janvier".

Toutes les mesures nécessaires sont prises pour assurer la continuité de fourniture de gaz naturel à l’ensemble de ses clients, prévient le groupe français. Ce, grâce au portefeuille d’approvisionnement du Groupe, comprenant neuf grandes sources, ainsi qu’à son accès aux stockages et aux marchés de court terme.

Le gaz russe représente environ 15 % des approvisionnements du groupe GDF Suez en Europe.

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