DCNS va développer des fermes hydroliennes dans la Manche

DCNS a annoncé mi-février avoir signé un protocole d’accord avec la société britannique spécialisée dans l’énergie des courants de marée, Alderney Renewable Energy (ARE), en vue de développer des fermes d’hydroliennes dans la Manche.

Cet accord a été signé dans le cadre du sommet franco-britannique qui s’est tenu le 17 février à Paris en présence du Ministre britannique de l’énergie, Edward Davey, et du Ministre français de l’industrie, Eric Besson.

Le raz Blanchard, situé à proximité de la Pointe du Cotentin et d’Aurigny (Alderney), dispose d’un des courants de marée parmi les plus puissants au monde et pourrait produire, grâce aux hydroliennes, plusieurs gigawatts.

« La signature de cet accord est un pas supplémentaire vers le développement industriel et commercial d’une véritable filière dans le domaine des énergies marines renouvelables. Cette coopération entre DCNS et ARE constitue également une étape importante pour le déploiement de la technologie hydrolienne sur l’un des sites les plus prometteurs au monde » a déclaré Frédéric Le Lidec, Directeur de l’incubateur énergies marines renouvelables chez DCNS.

DCNS a pour ambition de jouer un rôle majeur dans le développement d’une nouvelle filière industrielle dans les énergies marines renouvelables.

Le spécialiste français des chantiers navals n’hésite pas à explorer l’ensemble des technologies d’énergies marines renouvelables : éoliennes flottantes offshore, hydroliennes, énergie thermique des mers (ETM) et énergie des vagues.

L’énergie des courants de marées reste l’une des technologies les plus matures technologiquement et commercialement. Cette technologie dispose également d’un important potentiel énergétique estimé à 75 gigawatts.

Partagez l'article

 



         

Articles connexes

Poster un Commentaire

8 Commentaires sur "DCNS va développer des fermes hydroliennes dans la Manche"

Me notifier des
avatar
Trier par:   plus récents | plus anciens | plus de votes
Pastilleverte
Invité
qui enflamme les lecteurs ! C’est peut être UNE des solutions “d’avenir” (comme on dit maintenant, c’est à dire un “élément de langage” de plus). DCNS a su faire des aciers très très spéciaux pour les sous marins nucléaires; Alliée à ARE, il n’y a pas de raison qu’elle n’arrive pas à nous sortir une hydrolienne “marées” efficace et robuste. Rentable , A voir … (et à quel terme ?) PS : au cas où ça aurait échappé à certains, DCNS est 100% français, et le fait qu’ils s’associent avec une boite européenne venant compléter leurs compétences est tout simplement… Lire plus »
Samivel51
Invité

Un potenciel de 75 GW ?! Un tel chiffre merite une explication. Quelle zone geographique? Quelles hypotheses? Quel facteur de charge sur une hydrolienne? Il y aurait en tous cas de quoi faire rouler proprement un paquet de de “Zoe”!

Samivel51
Invité

Cette energie me parait particulierement interessante pour un pays nuclearise comme la France: elle est non flexible, mais previsible, et les variations sont douces (sinusoidale sur 12 heures, en gros) ce qui permet de planifier la montee et descente de charge des centrales nucleaires en consequence.

dede29
Invité

Si l’on domine les problèmes de corrosion en eau de mer ,ce qui me semble etre le cas pour la DCNS ,cette filière nécessitera ,à mon avis ,peu d’intretien et ne presente que des avantages .

Pastilleverte
Invité

aucune énergie, fût-elle étiquetée “verte” ou “renouvelable” n’est à impact environnemental nul ! Le tout est d’arriver à prévoir le plus possible et lepluslongtemps à l’avance quel est-il, afin de mettre en place les actions de surveillance et de corrections éventuelles.

deuterium
Invité

Certainement le total chargé par le courant principal qui traverse la manche, étant marin, j’aime pas trop qu’on touche a ce monde. Depuis peu on arrive à tatonner sur l’influence de ces courants sur l’atmosphère et donc le climat planétaire, et tout ceci grace au déplacement des ces grands volumes d’eau froide ou chaude. A en prendre de l’energie cinétique, il serait honorable de se contenter de 5-10% du potentiel, guère plus sans avoir des perturbations trop importantes.

Aqua
Invité
A deuterium Si on doit faire des efforts pour protéger la Manche, je ne pense pas que ce soi avec les hydroliennes qu’il faut commencer ! prenné le petit village de la point ouest du Cotentin, Gourry. Et bien le Raz Blanchard passe juste devant. Les hydroliennes peuvent être invisible, à quelques centaine de mètres du bord. Quand au réseau il est prévu costeau pas loin je crois… En revanche vous devrier vous inquiété des 6000 tonnes de produit radioactif dans la fosse (90 m…)d’ Aurigny, le Styrène de l’épave du Ievolysun, des “vibrations des 800 Gros commerces du Rail… Lire plus »
Pastilleverte
Invité

de source très sûre (et interne au plus haut niveau), non, la DCNS ne “joue pas gros sur toutes les énergies marines” (Rouget), mais c’est un de leurs xes de reconversion. Pour le moment ce ne sont que quelques % de leur activité. Le politiquement correct voudrait qu’à un horizon pas trop lointain (2050 est très à la mode), plus de 90% de leur activité soit à la fois civile et enr marines, mais c’est plus qu’improbable. Si ils en sont à 20% (toujours en 2050) ce sera déjà “bien” (mais je ne serai vraisemblablement plus là pour le vérifier).

wpDiscuz