De la chaleur issue de l’eau de mer

En avril, l’eau de la Mer du Nord permettra de réchauffer 789 nouveaux logements du quartier Duindorp à Scheveningen (La Haye). La commune de La Haye a autorisé la construction d’une chaufferie nécessaire au pompage et au réchauffement de l’eau salée.

L’eau de mer, dont la température oscille entre 0 et 4 °C en hiver, est pompée vers la chaufferie où elle est séparée du sable et des déchets pour ensuite être chauffée à 11 °C par une pompe à chaleur. Une fois acheminée aux habitations, une nouvelle pompe permet d’atteindre la température de 65 °C. Une température initiale de 11°C est nécessaire pour que les pompes à chaleur des logements soient opérationnelles. Leur rendement énergétique est de 1500% : 1 kWh d’électricité produit 15 kWh de chaleur.

Le système permet une grande économie d’énergie et réduit de 50% les rejets en CO2 par rapport à une chaudière traditionnelle fonctionnant au gaz naturel. Pour éviter toute corrosion, les pompes et les échangeurs de chaleur sont fabriqués en titanium et les conduits en plastique. Les pompes à eau sont désactivées par le système lorsque la température de l’eau de mer dépasse les 11 °C pendant une longue période de l’année. L’eau fournit alors directement de la chaleur au réseau grâce à un échangeur. Les logements concernés ne sont pas raccordés au réseau de gaz naturel, mais le système est doublé afin d’éviter les pannes de longue durée ; les éléments électriques des pompes à chaleur prennent le relais dans ce cas.

La dépense en chauffage engendrée par ce système n’est pas plus élevée que celle du gaz naturel. Le coût de son installation est de d’environ trois millions d’euros. Par ailleurs l’installation de deux grandes éoliennes est prévue dans le but de rendre le système neutre en émission de CO2.

BE Pays-Bas numéro 28 (28/04/2008) – Ambassade de France aux Pays-Bas / ADIT – http://www.bulletins-electroniques.com/actualites/54369.htm

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5 Commentaires sur "De la chaleur issue de l’eau de mer"

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Dan
Invité
Etes vous sûr que le rendement des pompes à chaleur est de 1500 % ce qui représenterait un COP de 15 ! d’autre part cela m’étonnerait beaucoup que le rendement global annuel de l’installation soit à la hauteur du seul rendement maximum instantané des pompes à chaleur. Dans les pompes à chaleur eau/eau pour particulier, il y a déjà des différences entre le COP maxi et le COP moyen annuel (c’est pire avec le air/eau). Dans cette installation on dit que l’on passe de 2°C moyen à 65°C. Or les COP pour atteindre 65°C et permettre l’utilisation en ECS se… Lire plus »
Pedro
Invité
Attention, le COP de 15 ne concerne que la PAC (York, à NH3) de chaufferie qui travaille sur un régime 4°C / 11 °C. Donc rien d’exceptionel avec un si faible écart de température entre sources et pour une machine de très grosse puissance. Le COP global qui inclue celui des PAC d’immeubles (5 pour un régime 11 °C / 50°C), le pompage d’eau de mer et les pompes du réseau de “chaleur” (à 11°C) entre chaufferie et PAC d’immeubles ressort à 3.4. L’intérêt économique réside à mon avis dans le faible coût du réseau de chaleur (non calorifugé)par rapport… Lire plus »
Dan
Invité

Grâce à ces précisions je comprends mieux le fonctionnement de l’installation et son rendement global. Le lien et sûrement intéressant mais je ne lis pas le néerlandais !

Guydegif(91)
Invité
Après avoir vérifié et tiré au clair le COP réel, évoqué par Dan et Pedro, cette expérience mérite d’être régardée de plus près et visitée par des experts français pour un // intéressant. En effet, vu la lattitude et les températures en jeu sur nos côtes françaises, par rapport à ceux de La Haye, ce ne peut être qu’encore plus intéressant chez nous, avec des chiffres et des résultats encore meilleurs pour la planète ! Faudra aussi en parler à SAS le Prince Albert de Monaco …! Merci à Enerzine de nous faire un CR complet après Mise en Service… Lire plus »
Dan
Invité
La PAC eau/eau me paraît être une bonne solution lorsque l’on dispose d’une source d’eau à température suffisante (10 à 12°C), stable et dont le débit est adaptée à l’utilisateur. Pour un particulier qui habite au bord d’un lac ou qui dispose d’une nappe phréatique à faible profondeur, cela peut être une solution très performante. Cela dit l’installation est coûteuse et entraîne des contraintes (forage…) pour l’installateur et pour l’utilisateur. Ceci explique sans doute pourquoi les PAC inverter ont du succès… jusqu’au moment où certaines installations bas de gamme pose des problèmes de voisinage et parfois de rentabilité. D’autre part,… Lire plus »
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