De la prospection pétrolière dans le bassin parisien

Hess Corporation, une compagnie pétrolière américaine confirme son intérêt pour la prospection de pétrole non conventionnel dans le secteur amont situé dans le Bassin parisien en France.

Selon un accord définitif qui doit encore être approuvé par le gouvernement français, Hess Oil France (HOF), une filiale de Hess détenue à 100%, investira jusqu’à 120 millions de dollars pour devenir co-titulaire (jusqu’à 50% d’intérêts) de plusieurs permis d’exploration et de demandes de permis accordés à, ou initiés par Toreador Resources Corporation, compagnie d’exploration et de production cotée au Nasdaq.

Ces différents permis recouvrent une surface d’environ 420 000 hectares (dont 275 000 hectares couverts par les permis attribués et 145 000 hectares par des permis en cours d’attribution).

Selon les termes de cet accord, Hess versera immédiatement 15 millions de dollars et investira jusqu’à 120 millions de dollars dans un programme en deux phases. La première phase concernera l’évaluation de la superficie à prospecter et le forage de six puits, dont le premier est prévu d’ici à la fin de l’année. En fonction des résultats de la phase 1, la seconde phase devrait consister à évaluer les réserves et à développer la production. A la suite de la Phase 2, si les obligations contractuelles ont été respectées, Hess détiendra 50 % des intérêts économiques directs de Toreador dans les permis concernés.

De la prospection pétrolière dans le bassin parisien
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Ce partenariat permet de réaliser une synergie entre le portefeuille de permis de Toreador couvrant les gisements de pétrole non-conventionnel des roches mères du Bassin Parisien à la manne financière et aux capacités techniques de Hess, l’un des principaux producteurs de pétrole non-conventionnel aux Etats-Unis.

« Nous sommes enthousiastes de lier un tel partenariat avec Hess pour l’exploration du Bassin Parisien. Cet accord représente une étape majeure dans la stratégie de croissance de Toreador et une source de valeur considérable pour nos actionnaires. » a déclaré Craig McKenzie, Directeur Général de Toreador.

« Nous sommes heureux de nous allier à Toreador en France. Les technologies que nous utilisons pour la production de pétrole aux États-Unis dans le non-conventionnel trouveront une application directe dans le Bassin Parisien. Nous considérons ce partenariat comme une opportunité de croissance pour Hess, pour notre partenaire et pour l’industrie pétrolière française. » a indiqué pour sa part Greg Hill, Président de la division Worldwide Exploration and Production de Hess.

Les ressources contenues dans le sous-sol du Bassin parisien ont été estimées à environ 65 milliards de barils de pétrole, s’agissant, pour la plupart, de pétrole non conventionnel qui était jusqu’à maintenant inaccessible (un grand nombre d’autres pays membres de l’Union Européenne, notamment la Pologne, l’Allemagne, la Suède et l’Autriche, possèdent d’importants dépôts de pétrole non conventionnel qui ont des caractéristiques similaires à ceux du Bassin parisien).

Cette transaction revêt une forte dimension stratégique puisque l’Union Européenne souhaite réduire sa dépendance aux sources d’énergie ne provenant pas de l’Union Européenne (qui satisfont actuellement 50% de ses besoins en énergie).

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13 Commentaires sur "De la prospection pétrolière dans le bassin parisien"

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Maurice.arnaud
Invité
Les ressources contenues dans le sous-sol du Bassin parisien ont été estimées à environ 65 milliards de barils de pétrole… 65 milliards = 65000 millions de barils de pétrole . Consommation journalière française: 1,9 millions de barils de pétrole;soit:365*1,9 = 693,5 millions de barils de pétrole chaque années. 65000/693,5 = 93,72…années de réserves.Rien que pour la France. 2010 + 93 = 2103 .De quoi tenir jusqu’en l’an 2103 au rythme actuel de consommation mais si on divise notre consommation par deux(voir plus),grace aux véhicules hybrides(entre autres);on aurait de quoi tenir au delà de l’an 2190. Et tous ça avec du… Lire plus »
Guydegif(91)
Invité
”Les technologies que nous utilisons pour la production de pétrole aux États-Unis dans le non-conventionnel trouveront une application directe dans le Bassin Parisien” -> Pourquoi ne pas nous en dire un peu plus sur ces fameuses ”technologies”? C’est du ”steamdrive?”, donc arrachage des HC à la roche en envoyant de la vapeur? ou ”sol. chimique ajoutée à de l’eau qu’on pompe” pour arracher les HC? Pour 65 milliards de barils (160 l) ça vaut le coup de se décarcasser certes mais à condition de ne pas transformer le Bassin Parisien en paysage texan semé de derricks… A suivre lorsque les… Lire plus »
Titi
Invité

il faut FAUT 1 BARIL DE PETROLE POUR EN PRODUIRE 2 ALORS CELA REVIENS A DIRE QUE CE N EST PLUS 65 MILLIAERD MAIS 30 EN GROS SANS PARLER DU CO2 ENVOYER DANS L ATMOSPHERE ET COMME SOUVENT EN SURESTIME LES GISEMENTS MAIS ATTENDONT ET NOUS VERONS

Titi
Invité

CE NE SERAIT PAS PLUTOT DU GAZ DE SHISTE QUE DU PETROLE NON CONVENTIONNEL

Titi
Invité

CE NEST PAS 1 BARIL PRODUIT POUR 2 MAIS 3 CONSOMMAIENT SANS DIRE L ENORME CONSOMMATION D EAU ALORS ENCORE ATTENTION

Olivia
Invité
Sur un sujet proche, les gisements de gaz de schiste qui ont la particularité d’être présents à peu près partout dans le monde, souvent dans des zones à densité de population élevée, vont faire l’objet d’une exploitation de plus en plus importante et posent plusieurs problèmes qui peuvent parfois être lourds de conséquences, évoqués entre autres dans un documentaire qui sera diffusé le 21 juin prochain (“GasLand”) : Pour mémoire, les Etats-Unis sont devenus en 2009 le premier producteur mondial de gaz naturel devant la Russie, une percée en grande partie due à l’exploitation de ces gisements prisonniers sous la… Lire plus »
Patou51
Invité

Comme toujours, après une coquille de journaliste qui mélange les unités, on brode sur n’importe quoi. Et on confond toujours les ressources (huile en place)et les réserves (ce que l’on espère produire)

1000 mille
Invité

simplement du pétrole non conventionnel et l’affaire n’en est qu’au stade de la prospection.

Tunguska
Invité

On a oublié de dire ici un détail intéressant: Julien Balkany, le demi-frère du député UMP des Hauts-de-Seine Patrick Balkany est le vice-président du conseil de Toreador.

marcob12
Invité
Pour la petite histoire, les USA ont plus d’un trillion (1000 milliards) de barils récupérables en “shale oil” et s’y sont mis malgré l’EROI très faible (entre 1,5/1 et 4/1) mais la médaille a surtout un revers peu reluisant (majoration des émissions de CO2 de 50%, énorme besoin en eau (pourrait être assuré par des poches aquifères salines dans le Dogger) et surtout en se basant sur la production du Dakota Nord on peut estimer qu’il faudrait de l’ordre de 4700 puits de forage pour une production de 13 Mt/an.). Avec tous les risques de pollution avec des terres agricoles… Lire plus »
Zino
Invité
Le gaz sale Economie et environnement Entrée du ‘gaz sale’ dans le marché du GNL Par :Y. Mérabet Le pétrole ou le gaz sale des ‘carrières’ comme on l’appel, en cours d’introduction par les américains sur le marché mondial n’est qu’un pavé jeté dans la marre, une diversion de la politique américaine pour déstructurer le marché mondial du GNL en plein évolution. Le 16 avril 2010 à Oran, les majors producteurs-exportateurs de GNL et les instances internationales de la protection de l’environnement s’allieront pour faire barrage à l’entrée des hydrocarbures sales dans le commerce international. En plus de la nocivité,… Lire plus »
Guydegif(91)
Invité
A-t-on mis en oeuvre ou testé dans le Bassin Parisien l’injection de vapeur pour faire un front de vapeur sous-terrain (steamdrive) tel que mis en oeuvre dans l’Ouest allemand vers la frontière hollandaise (Rühlermoor)? Pour faire ce ”front de vapeur” arrachant aux pores de la roche-réservoir et poussant l’HC ainsi libéré devant soi il faut évidemment des puits d’injection et des puits de récupération… Est-ce une technique déjà mise en oeuvre dans le Bassin Parisien en tant que technique de récupération secondaire? Peut-être plus prometteur et moins lourd que d’essayer d’arracher aux roches-sources càd aux argiles (shales). … Merci de… Lire plus »
Nobel
Invité
Pétrole ou gaz de schistes bitumineux En complément : 28.05.08 Loïc Le Floch-Prigent refait surface. Depuis sa sortie de prison en avril 2004, l’ex-PDG d’Elf Aquitaine se faisait très discret. Il serait peut-être de retour aux affaires, à Houston aux Etats-Unis, où il est soupçonné de vouloir prendre le contrôle d’une petite société pétrolière Vaalco Energy, productrice de pétrole au Gabon et en Angola. Une plainte a été déposée la semaine dernière devant la cour fédérale de Houston par les dirigeants de Vaalco. Ils accusent Loïc Le Floch-Prigent d’être derrière la société suisse Pilatus Energy qui cherche, avec l’aide du… Lire plus »
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