De l’électricité à partir du pot d’échappement !

Des chercheurs de l’Université de Purdue ont réussi à créer un dispositif qui capture la chaleur émanant d’un pot d’échappement d’une voiture à moteur thermique et ceci dans le but de produire de l’électricité, et de contribuer à réduire la consommation de carburant.

Le projet de recherche est financé a hauteur de 1,4 millions de dollars, par la NSF (National Science Foundation) et par le ministère américain de l’Énergie (DOE).

L’équipe de Purdue en collaboration avec celle de General Motors ont développé un prototype utilisant des générateurs thermoélectriques (ou TEG). Le TEG génére un courant électrique capable de recharger les batteries et d’alimenter le système électrique de la voiture, tout en réduisant la charge dévolue au moteur et participant ainsi aux économies de carburant. Le prototype qui sera installé dans un pot d’échappement juste derrière le convertisseur catalytique, capturera la chaleur des gaz atteignant une température de 700°C.

Bien que la technologie thermoélectrique actuelle ne peut supporter des températures à l’intérieur des convertisseurs catalytiques, où les gaz sont d’environ 1.000°C, les chercheurs travaillent sur de nouveaux matériaux en mesure de résister à ces températures élevées, une étape qui permettrait de réaliser des économies de carburant supplémentaires.

Ainsi, le premier prototype vise à réduire la consommation de carburant d’environ 5%, et les futurs systèmes qui travailleront à des températures beaucoup plus élevées pourraient atteindre eux, les 10%.

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7 Commentaires sur "De l’électricité à partir du pot d’échappement !"

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indianagrenoble
Invité

Combien de Watts leur truc-bidule ? Avec 4x roues électriques en plus (comme sur la Prius) ils vont bientôt pouvoir la faire rouler en brûlant du pétrole !!!!! Trop bon On est sauvés !!! Youpiii !

Flexogreen
Invité

oui si on raisonne sur une voiture 5 % meme 10 % ce n ‘est rien. mais sur un tracteur semi remorque…ca represente 5000 € par an d’économie…et une quantite de co2 importante en moins… il y a 50 000 poids lourds immatricules en France qui circulent en Farnce tousles jours. faite le calcule de c02 avec seulement 5% et le montant avec les economies que cela represente… là vous serez convaincu! donc a encourager

michel123
Invité

La recharge de la batterie pourrait être optimisée par la récupération de chaleur en complément de la récupération de l’énergie de freinage , en cas de surplus l’énergie produite pourrait alimenter directement le moteur électrique et participer à la traction du véhicule. Reste à savoir le coût de ce mécanisme .

Wally
Invité

Je pense que mercedes a déjà sorti un truc pareil (production de courant par thermo-couple sur un de ses prototypes, mais à ce jour le prix du système (métaux “précieux”) et le poids du système par rapport au gain d’énergie est vraiment très faible. Des pistes sont envisagées pour créer des thermocouples à base de nano tubes mais on est encore loin d’un système commercialisable !

Tsaim
Invité

Il me semble avoir déjà vu il y a 2 ou 3 ans des essais similaires grâce à l’effet Seebeck. Le système existe déjà sur les setellites cependant il demande un grande différence de température pour avoir un bon rendement (

Mamouth
Invité

Effectivement connu, mais avec un rendement très faible et un prix important. Néanmoins, vue la quantité de chaleur disponible au pot d’échappement, cela peut être pertinent. À voir suivant les coûts au long terme (en incluant la maintenance au long de la durée de vie du véhicule) et l’énergie grise.

Pastilleverte
Invité

une des pistes très prometteuses du futur pour les ENR, avec le stockage de l’électricité. On rajoute les bio carburants vraiment sans concurrence alimentaire (micro algues ? bactèries ? autres ?), le PV d’un rendement “commercial” supérieur à 40% (Boeing serait en passe de commerciliser du 38% en grande série), à condition que les prix ne soient pas stritement proportionnels à la hausse des rendements mais décroissants, l’amélioration du prix des forages géothermiques,la fusion nucléaire maitrisée et on arrive (en 2020 ? 2050 ?)à un avenir énergétique “durable”. Espérons le du moins pour nos enfants ou petits-enfants.

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