De l’iode 131 détecté dans de l’eau de pluie en France

En France, plusieurs stations (Orsay, Cherbourg-Octeville, Le Vésinet) ont confirmé la détection d’iode 131 sur un prélèvement de particules atmosphériques effectué par l’Institut de radioprotection (IRSN) dès le 24 mars au sommet du Puy de Dôme, et communiquée samedi dernier.

Par ailleurs, l’IRSN confirme que de l’iode a également été détecté dans un échantillon d’eau de pluie. D’autres organismes comme la Marine nationale (Cherbourg) et par le CEA (Cadarache) ont aussi mesuré de l’iode sous forme gazeuse cette fois. Dans tous les cas, l’IRSN tient à rassurer la population : "les concentrations d’iode mesurées en France correspondent à un niveau de trace et ne présentent aucun danger environnemental ou sanitaire, même en cas de persistance sur plusieurs jours."

Les analyses réalisées le lundi 28 (matin) par l’IRSN sur les prélèvements les plus récents indiquent que :

des traces d’iode 131 (0,10 à 0,23 mBq/m3 ) ont été mesurées sur des prélèvements de particules atmosphériques réalisés entre le 26 et 27 mars par les stations de l’IRSN installées en région Parisienne (Orsay et le Vésinet). Elles confirment la présence en France d’éléments radioactifs rejetés lors de l’accident de la centrale de Fukushima. Ces valeurs, légèrement supérieures à celles observées en métropole les jours précédents, sont du même ordre de grandeur que celles relevées en d’autres points d’Europe (quelques dixièmes de mBq/m3).

Les autres radionucléides présents dans les rejets de l’accident de Fukushima, notamment le césium 137, n’ont pas encore été détectés dans les prélèvements de particules atmosphériques. La présence d’iode 131 en trace dans l’air, mesurée sous forme particulaire à différentes stations depuis le 24 mars, est cohérente avec les prévisions effectuées par l’IRSN avec l’aide de Météo France, notamment en délai et en ordre de grandeur des concentrations dans l’air.

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– afin de détecter la présence d’iode radioactif sous forme gazeuse, l’IRSN poursuit également des prélèvements d’air à l’aide de dispositifs spécifiques (cartouches de piégeage à charbon actif mises en œuvre sur 8 stations) qui n’ont pour l’instant révélé aucune activité significative ;

– tous les résultats de mesure des prélèvements de particules atmosphériques effectués sur les autres stations de l’IRSN sont inférieurs aux limites de détection des appareils de mesure utilisés ;

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– de l’iode 131 (1,73 Bq/L) a été détecté dans un prélèvement d’eau de pluie réalisé au Vésinet du 26 au 27 mars. Cette activité, résultant du lessivage des masses d’air par la pluie, est cohérente avec les niveaux observés dans l’atmosphère ;

– sur les 26 derniers prélèvements de végétaux et de lait réalisés entre le 21 et le 25 mars 2011 en métropole et dans les DROM-COM, trois prélèvements présentent des traces de césium 137 correspondant à des niveaux souvent observés dans ce type de produit. Ces traces résultent en effet de la persistance dans les sols et dans les végétaux de césium 137 déposé à la suite des essais nucléaires en atmosphère et de l’accident de Tchernobyl en 1986.

L’ensemble des niveaux d’activités mesurés dans l’air est sans danger pour l’environnement et la santé.

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1 Commentaire sur "De l’iode 131 détecté dans de l’eau de pluie en France"

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Pastilleverte
Invité

remarquez, question “traces”, j’en connais un qui s’y colle bien, c’est le CO2, présent à 0,04% dans l’atmosphère (en moyenne)!

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