Déchets hautement radioactifs : types et volumes prévus (2)

Cigéo est conçu pour stocker les déchets dont le niveau de radioactivité et la durée de vie ne permettent pas de les stocker, de manière sûre et sur de très longues échelles de temps, en surface ou en faible profondeur.

Les déchets HA et MA-VL proviennent principalement du secteur de l’industrie électronucléaire (traitement du combustible usé, fonctionnement des installations nucléaires) et des activités de recherche associées, ainsi que, dans une moindre part, des activités liées à la force de dissuasion et à la propulsion navale nucléaire menées par le CEA.

Les déchets de moyenne activité à vie longue sont issus des structures métalliques qui entourent les combustibles nucléaires (coques et embouts) ou des résidus liés au fonctionnement des installations nucléaires (boues…). Certains composants (hors combustible) ayant séjourné dans les réacteurs nucléaires constituent également des déchets MA-VL.

Ils sont compactés et conditionnés dans des colis en acier inox ou en béton qui constituent des colis de déchets de moyenne activité à vie longue (MA-VL). Plusieurs modes de conditionnement sont mis en œuvre suivant la nature des déchets (vitrification, cimentation, bitumage). Le conditionnement des déchets consiste à les solidifier et à les immobiliser sous une forme non dispensable et à les placer dans un conteneur qui en facilite la manutention et l’entreposage.

Les déchets de haute activité sont, en majorité, produits par le traitement des combustibles usés des centrales nucléaires. Lors de leur traitement, ces combustibles sont dissous dans une solution chimique afin de séparer les résidus non réutilisables de l’uranium et du plutonium (considérés comme matières valorisables). Ces résidus, hautement radioactifs, constituent des déchets de haute activité. Ils représentent environ 4 % du combustible usé.

Ils sont conditionnés dans une matrice en verre coulée dans des colis en inox. Un colis de déchets HA contient environ 400 kg de verre pour environ 70 kg de déchets. 30 % des déchets de haute activité et 60% des déchets de moyenne activité à vie longue sont déjà produits. Dans l’attente de la mise en service de Cigéo, les déchets MA-VL et HA déjà produits sont entreposés dans des bâtiments à sec sur leur site de production, principalement à Marcoule (Gard), La Hague (Manche) et Cadarache (Bouches-du-Rhône).

[DVID]


Les volumes de déchets Prévus dans Cigéo

L’inventaire des déchets à stocker dans Cigéo est établi sur la base des déchets existants et futurs issus des installations nucléaires françaises actuelles, démantèlement compris. Les installations en cours de construction (EPR Flamanville, réacteur expérimental Jules Horowitz…) ainsi que l’installation de recherche ITER, dont la construction a été autorisée en novembre 2012, sont également prises en compte. Les déchets produits par un éventuel futur parc de réacteurs ne sont pas considérés.

Les volumes de déchets (1) sont estimés à :

• environ 10 000 m3 pour les déchets ha (environ 60 000 colis)
• environ 70 000 m3 pour les déchets ma-vL (environ 180 000 colis)

Par précaution, des réserves sont prévues pour les déchets qui seraient produits par l’EPR de Penly ou pour ceux qui ne pourraient pas être stockés dans le centre de stockage à faible profondeur actuellement à l’étude par l’Andra.

L’inventaire autorisé de Cigéo sera fixé par le décret d’autorisation de création du Centre. Toute évolution notable de cet inventaire sera soumise à une nouvelle autorisation et fera, à ce titre, l’objet d’une nouvelle enquête publique.

La flexibilité de Cigéo (le creusement des galeries souterraines se fait au fur et à mesure des besoins) et son adaptabilité à l’évolution de la politique électronucléaire française seront présentées lors du débat public de 2013

[ Pédagogie ] – Que faire des déchets radioactifs ?

[ Lien ] – partager cette vidéo dai.ly/VqbpUs

1 – Ces volumes correspondent aux déchets conditionnés par les producteurs en colis primaires. Pour établir ces prévisions, la durée de fonctionnement des réacteurs prises en référence est de 50 ans. Cette hypothèse ne préjuge pas de la décision des autorités publiques.

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