Des atolls artificiels pour stocker l’énergie éolienne

Un rapport sénatorial propose d’utiliser l’eau de mer pour stocker l’électricité produite par les éoliennes et le solaire photovoltaïque. L’intermittence de la production électrique serait compensée par un système de pompage de l’eau dans d’immenses réservoirs.

Ces "stations de transfert d’énergie par pompage", ou STEP (Pumped Storage Hydroelectric ou PSH en anglais), seraient installées en bord de mer. Selon l’ingénieur François Lemperière, cité par le Figaro, ces stations pomperaient l’eau dans des atolls artificiels de plusieurs kilomètres carrés de surface.

Ces réservoirs seraient formés par une digue s’élevant jusqu’à 100 mètres au-dessus de la mer.

L’eau serait pompée grâce à la production des éoliennes ou de panneaux solaires, pour remplir ces réservoir. En cas d’absence de vent ou de soleil, elle alimenterati alors des turbines .

L’ingénieur affirme que le rendement énergétique d’une telle installation s’élèverait à "90% au stockage comme au déstockage."

Le Figaro rapporte qu’un atoll de 23 km carré, sur une hauteur de 90m, permettrait de stocker 160 GWh. Elle pourrait ainsi compenser l’indisponibilité de 25 GW d’énergie éolienne.

L’investissement est de taille, de l’ordre de 6 milliards d’euros.

Par ailleurs, un développement du stockage d’énergie de grande capacité est essentiel pour un développement plus équilibré de l’énergie éolienne. A cet égard, le régime tarifaire du stockage d’énergie doit être revu dans un sens plus incitatif. Le rapport décrit, en outre, un dispositif d’atolls artificiels qui pourraient fournir l’équivalent en électricité, sur le littoral de la Manche, de celui procuré par des retenues d’eau dans les Alpes. La France pourrait s’enorgueillir un jour d’avoir eu l’initiative mondiale de ce nouveau genre de stations de stockage d’énergie en mer.

 

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24 Commentaires sur "Des atolls artificiels pour stocker l’énergie éolienne"

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Clown
Invité
petit exercice : quelle est la largeur d’une digue de 100m au dessus du niveau de l’eau, pour une profondeur de Xm ? Calculer ensuite le volume de matériau nécessaire à l’élaboration de la digue. Decrire les moyens techniques pour l’erection de la digue et le transport de matériau en s’inspirant des creations d’iles artificielles. Prospecter quel zone maritime française de haut fond est susceptible d’accueillir ce projet. Envisager touts les impacts environnementaux de ce projet. Claculer ensuite le nombre d’opposants à un tel projet connaissant la difficulté pour le moindre parc éolien. En déduire le crédit à apporter a… Lire plus »
Des bulles
Invité

Pour stocker de l’energie, au lieu de pomper de l’eau sur terre (clown a démontré que c’est irréaliste à grande échelle), faisons le contraire: Pompons de l’air dans d’immenses ballons sous la mer. En se vidant, sous la forte pression de l’eau, les ballons actionneraient des turbines. Le rendement de stockage et déstockage devrait être +/- équivalent. Et ces ballons ne gèneront personne.

Mamouth
Invité

Idée intéressante, mais quelle est la densité énergétique d’un tel procédé ?

stef.baly
Invité

Bienvenu dans un monde de science fiction !… plus c’est gros et mieux ca passe. L’idée des atolls de stockage d’énergie a suscité l’intérêt de la Commission « Energie et changement climatique » de l’Académie des technologies qui a organisé une audition de M. François Lempérière, le 12 novembre 2008, dans ses locaux du Palais de la découverte. Sinon le principe de STEP existe déjà. Ce sont des barrages dans les Alpes et les barrages en Norvège !…

Denlaf
Invité

Que de complications pour emmagasiner l’énergie produite par l’éolien et le photovoltaïque. Du point de vue économique autant que du côté environnemental, ça manque d’imagination. Évidemment, on pourrait stocker l’énergie sous forme d’air comprimé, ou encore mieux sous forme d’hydrogène. Cette dernière solution serait probablement meilleure et moins coûteuse. Améliorons les électrolyseurs et emmagasinons l’hydrogene, sous pression, dans d’immenses réservoirs (quand même pas si grands, puisqu’on peut monter la pression à quelques centaines de bars).Il serait possible d’utiliser simultanément les deux techniques,dans le cas ou les électrolyseurs ne seraient pas suffisamment performants.Articles sur les énergies renouvelables : http://www.denis-laforme.over-blog.com 

Predyho
Invité
On nous parle de l’hydrogène depuis un bout de temps. Ce vecteur énergétique arrivera peut être à maturité un jour, mais à quel prix. L’utiliser nécessitera des technologies complexes, et une fois de plus on créera une discrimination par rapports aux pays pauvres (Afrique) qu’on prive de développement en leur “pompant” leur ressources énergétiques… Un projet comme celui décris parait peut être énorme (taille, cout), mais à pour avantage d’être reproduisible dans pas mal de zone dans le monde. Créer un réservoir avec des matériaux classique est une technologie bien plus simple à mettre en oeuvre et entre les mains… Lire plus »
renewable
Invité

Une belle grosse verrue payagère que voilà…Mais si cela permet de gérer 25 000MW en totale équilibre, on peut comparer avec des tours de béton de centrales (ex Dampierre, 170m de haut) et voir que représentent mis bout à bout en béton l’équivalent de 25 000MW de thermique ou nucléaire. Reste à trouver qui pourrait accepter une telle construction, mais au vu des exemples de paluel et de la hague et flamanville, pourquoi ne pas envisager une construction à proximité et utiliser les terrains disponible et les surplus d’origine nucléaire (nuit, été) par ce même procédé?

richelieu
Invité

le senat … un tas de vieux politique à la retraite doré .. des plantes vertes … denlaf l’hydrogène à stocker … c’est galere ! ceci dit c’est moins con que leur ile ! des bulles il faut que ton ballon pese une tonne au metre cube sinon il flote

Bon-stockage
Invité

Votre suggestion : “Reste à trouver qui pourrait accepter une telle construction, mais au vu des exemples de paluel et de la hague et flamanville, pourquoi ne pas envisager une construction à proximité et utiliser les terrains disponible et les surplus d’origine nucléaire (nuit, été) par ce même procédé?” .  C’est une très bonne suggestion car elle permet d’harmoniser les productions d’énergies éoliennes,solaires et électronucléaires. Je signe des deux mains .

Dan1
Invité

Afin de ne pas trop discuter dans le vide, je vous propose les deux liens suivants pour vous faire une idée précise et chiffrée (par le promoteur) de cette solution : Le rapport du Sénat (cliquer sur 74) :   Le “powerpoint” de l’ingénieur (cliquer sur “l’avenir des barrages est-il en mer) : Les bretons et les normands vont forcément adhérer à ces solutions écologiques.

lion
Invité
L’idée des atolls en mer pour stocker l’énergie est excellente. Il n’est pas utile d’avoir des digues 100 mètres au dessus du niveau moyen de l’eau. Quelques mètres suffisent. L’avantage, comme le démontre depuis  au moins 30 ans l’usine marémotrice de la Rance, est que l’on peut turbiner l’eau qui entre à marée haute et la returbiner à marée basse. Avec de surcroit la possibilité de stocker par pompage de l’eau quand les besoins électriques baissent et de restituer cette énergie par turbinage quand ils augmentent. Si de plus les digues sont utilisées pour implanter des éoliennes dont l’énergie intermittente peut… Lire plus »
Momo
Invité

Le projet de fermer la baie du Mont St Michel etait deja decrit ds. l’Encyclopedie 3 La Mer ” de Larousse en 1960 …. Du moment que ces ” chercheurs ” sont payes ….leurs idees ont de l’avenir !

Tartempion
Invité

” Des Bulles ” vient de toucher du doigt un des éléments les plus importants pour l’avenir : l’air dans l’eau….. stocker de l’eau en hauteur en dehors de tout site naturel est une hérésie économique, ….. par contre l’air, compressible et extensible, dans l’eau est d’un grand avenir dont les multiples avantages sont évidents,…………. en allant beaucoup plus loin, il se pourrait même que la combinaison de ces 2 éléments contraires puissent nous rapprocher du mouvement quasi perpétuel………. !!!!!!!

yp
Invité

…Toutes les idées sont déja là et depuis un bail, les gens qui ont le potentiel sont là, ils faut juste les aider, les financer, les motiver, les soutenir, plutôt que de chercher vainement un orgueil doré à coup de projets-spectacles Un peu moins d’orgueil, un peu plus d’audace, et surtout l’arrêt de vouloir “briller” dans le monde, faut se mettre au boulot maintenant, aider les jeunes

Victor123
Invité

Excellente efficacité énergétique (90% x 90%=81%), bien meilleur que toutes les autres solutions de stockage (batteries, air comprimé ou hydrogène). Situé à plusieurs dizaines de km en mer, l’impact paysager est très faible. De plus, végétalisation des parois. Un nouvel îlot en mer, refuge pour les oiseaux de mer, support pour faune et flore marine, et éventuellement installation d’un port de plaisance. Durée de vie: celle du siècle, ou plus. Concept très prometteur. Et applicable dans de très nombreux endroits dans le monde.

Francois carre
Invité
Si en solution hydraulique le rendement ne peux déjà atteindre les 90% annoncés à l’utilisation . . . Avoir 70% serait déjà merveilleux, dans une solution air comprimé, le rendement ne pourrait dépasser pratiquement la moitié. Sur le plan stockage de l’énergie éolienne, il convient déjà d’installer des capteurs ou aérogénérateurs capables d’une bonne efficience et répartition dans le temps par utilisation des vents modérés, les plus fréquents. Vouloir se contenter des vents forts, les plus impressionnants sans doute, conduit à des besoins d’accumulation des puissances crêtes, puisqu’étant importantes et que passagères. Faire croire que les éoliennes actuelles constituent ce qu’il y a… Lire plus »
Nonpossumus
Invité
Pourquoi ne pas envisager un projet plus radical et mondial qui unirait les efforts de tous les peuples :reconstruisons la Terre de façon rationnelle. Divisons notre planète en quatre parties, deux quarts de terre et deux quarts de mer. Sur le premier quart émergé on déplacerait toute la population de la terre et toutes les espèces. Sur le deuxième quart on placerait toutes les éoliennes avec les activités agricoles compatibles : maïs , soja transgénique etc. Un quart de mer serait réservé à l pisciculture et aux loisirs, enfin l’autre quart, on pomperait l’eau du premier grâce à l’énergie fournie… Lire plus »
Guydegif(91)
Invité
L’idée est de travailler avec des hauteurs de chute moindre et des roues-turbines de plus gros diamètres…Voir VLH via Google qui vous en dira plus… Au lieu de digues de 90m de haut irréaliste, on peut envisager des hauteurs de 5m qui pourrait s’inscrire beaucoup mieux dans le paysage… De surcroit en faisant ça comme les néerlandais, càd en tant que digues protectrices des basses terres, donc pour les pays du monde à fleur d’eau (MSL) et en prévoyant des bassins de grande capacité derrière, juste 5 m plus bas ->>> voilà les 2 bassins (l’un étant la mer, l’autre artificiel pour une… Lire plus »
marcob12
Invité

Pourquoi ce gigantisme ostensible ? Quand on peut cacher la misère sous le tapis ?… Ce ne sont pas les idées qui manquent pour des STEP relookées. Savoir lesquelles seront concrétisées est une autre histoire.

Guydegif(91)
Invité
Merci de revoir la vidéo de Aquabank – Riverbank power….2000 feet c’est qq 600 mètres en contrebas ou sous terre(!)…..C’est un gros tapis épais… Un tel exemple de Aquabank a été artificiellement crée en Belgique à Coo-3-Ponts du côté de Liège en creusant un lac artificiel 500m au-dessus d’un bras de rivière….C’est donc jouable….! Ya+ka faire ça chez nous, les spots ne manquent pas en regardant bien, mais faudrait creuser un lac artificiel, un procédé de STEP et faudrait des éoliennes et PV à côté pour optimiser…. Tiens chez nous, en Corse du Sud, du côté de Rizzanese, Alta Rocca, barrage hydro-élec. St… Lire plus »
dragazes
Invité
il me semble que la capacité de stockage de l’atoll artificielle est largement surévaluée . L ‘energie potencielle est donnée par la formule masse x 9081 x hauteur ( on fait abstraction du rendement ) . Donc 23 km carrés x 9,81 x 45 ( la digue est à 90 m  au-dessus du niveau de la mer donc en moyenne l’eau chutera de la moitié de cette hauteur) : 10000 milliards de joule soit 2,8 gwh et non 165 . Si quelqu’un de plus doué que moi en mathématique pouvait me démontrer que j’ai tord j’en serai ravis car cette… Lire plus »
marcarmand
Invité

Je crois que vous avez oublié un facteur 45 dans votre calcul: Volume d’eau en réserve: 23 km2x45m = 1 milliard de m3 = 10exp12 kg Hauteur de chute 45 m Energie potentielle: 45x10exp12x9.81 = 4.5x10exp14 Joules J’arrive donc à 125 GWh

marcarmand
Invité

Suite au commentaire précédent, le calcul de l’énergie potentielle avec intégration sur la hauteur donne le résultat suivant : E(Joules) = gxSxRhoxh2/2 Avec g = 9.81 ; S surface de l’atoll en m2 ; Rho densité de l’eau = 1000 kg/m3 ; h hauteur de la digue en m. Pour un atoll de 23 km2 et 90 m de hauteur, l’énergie potentielle de l’eau est de 9.3×1014 Joules, soit 258 GWh

Cliobleu
Invité

l’idé d’atol artificiel est génial.on peut l’intégré e imitant les falaise local,onpeut en profiter pour instaler de la recherche des musée du tourisme de l’habitat ce qui permetrait un tas de financement avec une programation audacieuse

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