Enerzine

Des déshumidificateurs pour la centrale biogaz d’Electr’od (95)

Partagez l'article

Le système Drypack Plus du groupe CIAT a été retenu par une filiale de Veolia (GRS Valtech), pour déshumidifier le biogaz produit par la fermentation des déchets ultimes provenant de l’installation de stockage des déchets non dangereux de Plessis-Gassot (95).

La déshumidification du biogaz permet d’augmenter le rendement des moteurs d’Electr’od et de réduire les coûts d’exploitation de l’installation.

Le procédé consiste à refroidir le gaz pour condenser l’humidité et ensuite le réchauffer pour le dé-saturer avant son arrivée sur les filtres à charbon actif. Plus le taux d’humidité dans le gaz diminue, plus les filtres à charbons actifs sont efficaces, réduisant ainsi les coûts d’exploitation.

Les 6 systèmes Drypack Plus livrés par CIAT sont constitués de produits standards ou adaptés, optimisés spécifiquement pour cette installation en alliant expérience en échanges thermiques, efficacité énergétique des chillers et haut degré de séparation de gouttelettes.

« CIAT est un partenaire de longue date de GRS Valtech. Nous avons développé ensemble une relation de confiance et nous possédons une bonne connaissance de leurs produits. Les performances attendues par les systèmes CIAT sont avérées et leurs équipes nous fournissent un support technique très efficace », a indiqué M. Delefosse, Ingénieur études et projets chez GRS Valtech.

« La principale difficulté de cette installation consistait à dimensionner au plus juste les échangeurs tubulaires pour tenir une humidité de sortie très précise » a estimé Marc Schaller, Responsable du marché Energie & Environnement pour le groupe CIAT. De multiples simulations sur des logiciels propriétaires CIAT ont été réalisées lors de la conception des systèmes Drypack Plus afin d’obtenir le taux d’humidité optimum demandé par GRS Valtech, et ce sur de multiples régimes de fonctionnement de l’installation.

Des déshumidificateurs pour la centrale biogaz d'Electr'od (95)

Electr’od, l’installation qui produit le plus d’énergie renouvelable à partir de biogaz en France

Inaugurée en juin 2014, Electr’Od transforme les déchets non recyclables des collectivités en énergie renouvelable (électricité et chaleur). En fonctionnement sur l’installation de stockage de déchets non dangereux (ISDND) de Plessis-Gassot (95), Electr’od capte le biogaz produit et produit 130 000 MWh/an d’électricité, soit l’équivalent de la consommation de 41.200 foyers environ. Cela correspond environ à la production électrique annuelle de 40 éoliennes.

Electr’od fonctionne en cogénération, et produit simultanément 30 000 MWh/an d’énergie thermique, soit l’équivalent de la consommation (chauffage) de 2.850 foyers environ. Cette énergie thermique alimente un nouveau réseau de chauffage et eau chaude sanitaire de la commune de Plessis-Gassot (95) : foyers et établissements collectifs (Mairie, salle des fêtes, église, bâtiment communal).

C’est la première fois en France qu’une ville est chauffée grâce à la valorisation du biogaz. La facture de chauffage des habitants de Plessis-Gassot raccordés au réseau alimenté par Electr’od diminuera de 92 % pour un chauffage électrique et de 91 % pour un chauffage au fioul.

Electr’Od comporte 10 moteurs à gaz d’une puissance totale de 17 MWe, en faisant l’ensemble le plus puissant de France pour la filière biogaz, et traite 100 millions de m3 de biogaz par an. Le budget de l’installation complète est de 16,5 millions d’euros.

* Photos – Groupes de froid des systèmes Drypack Plus


Partagez l'article

 



    Articles connexes

    Poster un Commentaire

    1 Commentaire sur "Des déshumidificateurs pour la centrale biogaz d’Electr’od (95)"

    Me notifier des
    avatar
    Trier par:   plus récents | plus anciens | plus de votes
    Papijo
    Invité

    Quel professionnel croira que sa facture de chauffage peut être baissée de 91 ou 92% (à moins qu’une entourloupe ne vienne reporter le coût sur quelqu’un d’autre !) Qui croira que le « budget de l’installation complète » de 16,5 M€ inclut un réseau de chauffage capable de desservir « 2850 foyers environ ». Comment se fait-il que l’on n’avoue pas que la commune du Plessis-Gassot ne compte que … 23 foyers ! Voir un article « un peu plus sérieux » sur les Echos:

    wpDiscuz