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Des dirigeants d’entreprises appellent à « stimuler la croissance verte »

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Les dirigeants des principales entreprises européennes ont appelé mercredi à un cadre solide pour la politique énergétique et climatique à l’horizon 2030, et en particulier à un objectif ambitieux et contraignant au niveau national quant à la part des énergies renouvelables.

Un objectif ambitieux pour les énergies renouvelables qui pourrait stimuler la "croissance verte" en créant 570.000 emplois de plus et permettre d’économiser 260 milliards d’euros d’importations de combustibles fossiles par rapport à un objectif unique relatif à la réduction des gaz à effet de serre**, ont affirmé en coeur plusieurs dirigeants (RES, Acciona Energia, Alstom, Enercon, ERG Renew et Vestas) à la presse lors de la conférence de presse "EuropeBusiness 2030" à Bruxelles.

"Nous nous félicitons de l’engagement de la Commission Européenne pour une politique climatique et énergétique après 2020 qui inclut un objectif pour les énergies renouvelables. Cependant, cela n’est pas suffisant" ont ajouté les chefs d’entreprises. "C’est pourquoi nous encourageons les Chefs d’Etats à soutenir l’appel du Parlement Européen pour des objectifs contraignants au niveau national, ainsi qu’un objectif d’au moins 30% au niveau global. Cela favorisera ainsi la création d’emplois au sein de l’UE, permettra la sécurité énergétique et contribuera au leadership technologique poursuivent les dirigeants."

"S’appuyer seulement sur la réduction des gaz à effet de serre n’est pas suffisant. Cette option s’appuie sur des signaux de prix à court terme qui freineront les investissements dans les énergies renouvelables qui représentent le plus grand potentiel pour la réduction des coûts dans le futur. Cela peut également entrainer une dépendance à l’égard des combustibles fossiles qui est contre-productive par rapport à l’objectif final de réductions des émissions" a déclaré lors de la conférence de presse Jean-Marc Armitano, PDG de RES Méditerranée et représentant le groupe RES.

Les sept sociétés font partie d’un groupement de 91 entreprises et ont signé une déclaration appelant à un cadre fort et des objectifs ambitieux à l’horizon 2030.

** Etude d’impact 2030 de la Commission Européenne


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    13 Commentaires sur "Des dirigeants d’entreprises appellent à « stimuler la croissance verte »"

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    Verdarie
    Invité

    C’est bizarre de trouver dans cet article des éléments enfin mis en avant et pris en comptes dans une publication « Energie contre technologie, un marché de dupes ? » que j’avais écrite sur Viadéo.

    Bachoubouzouc
    Invité

    « Les dirigeants des principales entreprises européennes ont appelé mercredi à un cadre solide pour la politique énergétique et climatique à l’horizon 2030, et en particulier à un objectif ambitieux et contraignant au niveau national quant à la part des énergies renouvelables. » J’imagine que quand vous disiez « les principales entreprises », vous entendiez par là « les principaux constructeurs » d’éoliennes et d’ENR en général. Je doute que les principales entreprises européennes soient du même avis, elles qui généralement se plaignent de l’augmentation du coût de l’énergie…

    Jmn
    Invité

    D’un point de vue purement financier, il est astucieux de rajouter au prix des produits une composante qui n’a pas grandc hose a voir avec le produit lui meme. Ca permet d’augmenter les marges et de reduire la concurrence. Un peu comme la pub ou l’emballage. L’ecologie a bon dos.

    Adrien couzinie
    Invité

    Primo : ce ne sont pas les principales entreprises européennes, mais les principales entreprises européennes en EnR. Normal qu’elles réclament plus de subventions ! Maintenant il faut faire des choix. Certaines EnR coûtent une fortune. Nous avons déjà à nous désontoxiquer des fossiles et cela risque de nous coûter excessivement cher. Devons-nous subventionner à tous prix les EnR ? L’espagne a mis 300 milliards en 10 ans dans les EnR et ils ont une énergie encore très carbonée. Les EnR d’accord, mais réduire notre dépendance aux fossiles d’abord

    Temb
    Invité

    Déjà se renseigner : Il s’agit de l’étude du Fraunhofer IWES et pas d’un obscur calcul de coin de table de stagiaire du Figaro…. Ne pas confondre cout et cout d’amortissement, ne pas juger la période d’amortissement mais le bénéfice global, trop dur?

    Sicetaitsimple
    Invité

    Malheureusement je ne comprends pas l’allemand, et donc ne comprends pas vraiment l’étude disponible via votre lien. Mais parler d’investissements dans l’énergie  » hors coût du capital », c’est un peu surprenant, non? A mon avis, si c’est bien l’hypothèse, l’Allemagne se mettrait à réinvestir dans de nouvelles centrales nucléaires (OK, c’est peu probable) et le même graphique serait quasiment tout vert! Ceci dit, faut quand même regarder un peu les chiffres de l’étude, même en allemand c’est compréhensible:180GW d’onshore, 200GW de PV,….Mais c’est sûr, hors coût du capital on peut y aller!

    Dan1
    Invité

    Si vous voulez parler du coût de l’énergie hors coût d’investissement, je sens que l’EPR va devenir incontournable et irrésistible : Nous avions déjà évoqué ce graphique dans un autre cadre, mais il peut resservir à comparer les différentes filières énergétiques.

    Lord predator
    Invité

    Je penses que si tu souhaite parlez du coût de l’énergie hors coût d’investissement, je sens que les ENR vont devenir incontournable et irrésistible 😉 Combustible ? Aucun, Exploitation ? Bien moindre 😉 A ce jeux on peut tous dire et rien dire 😉 Cordialement,

    Lord predator
    Invité

    Je penses que si tu souhaite parlez du coût de l’énergie hors coût d’investissement, je sens que les ENR vont devenir incontournable et irrésistible 😉 Combustible ? Aucun, Exploitation ? Bien moindre 😉 A ce jeux on peut tous dire et rien dire 😉 Cordialement,

    pierreerne
    Invité

    C’est curieux comme ces modes de production d’énergie qui ont apparemment tout pour plaire si on en croit les déclarations des politiques ont absolument besoin, pour exister, que l’on contraigne les utilisateurs à les utiliser…

    Sicetaitsimple
    Invité

    C’est-à-dire que pour l’instant, la question c’est celle soulevée par le petit alinéa « marge brute hors coût du capital » du graphique proposé par Temb. Si un germanophone peut y comprendre quelque chose et nous expliquer les hypothèses ( le lien proposé par Temb pointe vers un article qui lui-même pointe vers l’étude). A priori, « coût du capital » ne veut normalement pas dire « gratuit », il faudrait plutôt dire « coût du financement ».

    Jfk
    Invité

    Il faudrait commencer par appliquer le coût réel, supprimer les niches et autres subventions indirectes. Par principe, un conservateur n’aime pas changer ses habitudes.

    Dan1
    Invité
    Le tableau (déjà présenté sur Enerzine) vient de là : Et les explications qui vont avec sont : Avant le graphique : « Nous voici donc avec des filières qui acheminent gaz, charbon ou atomes fissiles, et une centrale dont la construction a coûté ce qu’elle a coûté. Au final, combien vaut l’électricité en sortie de centrale ? (qui n’est pas encore l’électricité facturée au client). A ce stade, le lecteur (ou la lectrice, pardon !) aura compris que la bonne réponse est « ca dépend » : du taux d’actualisation, ce qui, dans les modes pilotables, est surtout vrai pour l’hydraulique et… Lire plus »
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