Deux turbines pour une centrale ultrasupercritique à charbon en Corée

Alstom a annoncé mercredi la signature avec Dongbu Corporation un contrat portant sur la fourniture d’équipements destinés à la centrale de Dongbu Green 1 et 2, première centrale ultrasupercritique à charbon construite en Corée par un producteur indépendant d’électricité.

Ce contrat, dont la valeur s’élève à plus de 100 millions d’euros, inclut la fourniture d’ici 2016 de deux turbines à vapeur de 600 MW (soit 1,2 GW), des alternateurs et les équipements annexes. Les turbines et les alternateurs seront fabriqués dans les usines d’Alstom en Europe et en Chine.

La centrale de Dongbu Green contribuera à répondre à la demande croissante d’électricité en Corée, dont la progression est estimée à 2,3 % par an d’ici à 2030. La capacité installée s’élève actuellement à 90 GW ; la puissance totale devrait atteindre les 110 GW à l’horizon 2020.

Les centrales ultrasupercritiques fonctionnent à une température supérieure à celle des centrales à charbon traditionnelles. La forte température est censée améliorer le rendement. Elle permet de produire, par unité de combustible brûlé, plus d’électricité tout en réduisant les émissions, notamment de CO2.

« Ce projet témoigne de la confiance de notre client dans la capacité de notre technologie ultrasupercritique à fournir une électricité plus propre et moins chère, contribuant ainsi aux efforts de la Corée pour répondre à la croissance de la demande, » a déclaré Andreas Lusch, Directeur des activités Steam d’Alstom Thermal.

Ce contrat constitue la plus importante commande de turbines à vapeur et d’alternateurs pour Alstom en Corée. L’entreprise française rappelle qu’elle a livré dans ce pays plus de 20 turbines à gaz. Elle a également fourni plus de la moitié des chaudières installées, ainsi que la moitié des turbines hydro-électriques en activité. Au final, Alstom indique avoir contribué à hauteur de près de 15 GW à la capacité de production d’électricité du pays.

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8 Commentaires sur "Deux turbines pour une centrale ultrasupercritique à charbon en Corée"

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einstein30
Invité

c’est quoi une turbine suupercritique en centrale a flammes ? quel en est est le rendement ? et pourquoi il y en a-t-il pas en france

Momo1
Invité
C’est la centrale toute entiere qui est nommee ” supercritique ” ( et pas seulement la turbine , mais ici Alstom ne fournit que l’ensemble turbo-alternateur , d’ou le titre je suppose ) . La temperature de l’eau et donc de la vapeur entrant ds. la turbine est bien + elevee que ds les chaudieres ” classiques ” ( traditionnellement + ou – 160 bars et 560°C ) , d’ou meilleur rendement thermodynamiques …. mais necessite d’employer des aciers tout a fait differents , et donc + couteux Il n’y en a pas en France car il n’y a plus… Lire plus »
Tech
Invité

qui va nous sortir l’hyperultrasupercritique? ;o) et oui les principes de la thermodynamique fonctionnent comme prévu! “métallurgie” de la céramique , allez Limoge au boulot. en espérant qu’il auront aussi à proximité suffisamment de logement à chauffer pour utiliser le surplus de calorieset encore optimiser le rendement.

Dan1
Invité

Une petite critique de l’ultrasupercritique. Il semblerait que cette centrale fonctionne avec une eau à au moins 600°C et 260 bars. Dans ces conditions Carnot nous donnerait un rendement maximum possible de 66,4% avec une source froide de 20°C. Apparemment ce genre de centrale donne un rendement pratique de 45%. On a donc plus de 20% d’écart entre la théorie et la pratique. Peut-on réellement aller encore plus loin avec ce genre de centrale ?

Bachoubouzouc
Invité

De ce que j’ai cru comprendre, les centrales à charbon supercritiques ont aussi une chaudière où le charbon est pulvérisé sous plus haute pression (ne me demandez pas le détail), ce qui rend sa combustion meilleure.

Dan1
Invité

Je ne sais pas comment on obtient les hautes températures, mais les termes supercritique et ultrasupercritique s’appliquent d’abord au fluide (l’eau) qui combine les deux états fluides : liquide et gazeux.

Sicetaitsimple
Invité

Supercritique veut dire quelque chose, c’est un état de l’eau (au-delà de 231bar et 375°C) et de la plupart des fluides. Pour Bachou, ça n’a rien a voir avec la combustion du charbon qui reste identique par rapport à une chaudière sous-critique. “L’état de l’art”, c’est un couple pression température d’environ 300 bar et 600C, avec un rendement d’environ 45%. La cibleà environ 10/15 ans, c’est 350bar/700°, avec un rendement entrale d’environ 50%.

einstein30
Invité

je vous rappelles qu’il y a + de 50 ans il existait des centrales a charbon pulverise (aussi fin que de la farine) dont la puissance des gta (groupe turboalternateur) etaient des 250 a 700 mw ; la temperature d’admission : 565 °C et la pression : 163 bars ; pour le rendement de ces gta ,je n’en ai aucune idee ; tout ca pour vous dire que la T°C et la P n’est pas un probleme pour alstom ; par contre pour la goujonnerie ,je crois que c’etait un alliage : 42cd4.10

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