Discussions énergétiques cette semaine au Parlement

Le parlement accordera une large part aux questions énergétiques cette semaine, avec l‘adoption de deux rapports.

Lors de la séance plénière, les députés devraient adopter deux rapports :

le premier soutient qu’en 2020, 20% de l’énergie consommée en Europe devra provenir d’énergies renouvelables.

Le second rapport appelle à la mise en place d’une politique étrangère commune de l’énergie.

Alors qu’en mars 2007, les chefs d’Etat et de gouvernement avaient fixé un objectif contraignant de 20% d’énergies renouvelables d’ici à 2020, le projet de rapport qui sera débattu lundi demande à la Commission européenne de proposer un cadre législatif pour le respecter.

Il soutient par ailleurs une approche modulable en fonction des secteurs, fixant des objectifs spécifiques pour l’électricité, le transport, le chauffage et la climatisation.
 
« Cela va créer de nouveaux emplois », juge Britta Thomsen, l’auteure du rapport, « mais aussi encourager la recherche et l’innovation et en retour, nous diminuerons nos émissions de CO2 et sécuriserons nos approvisionnements ».

La sécurisation de l’approvisionnement en énergie de l’Europe fait justement l’objet d’un second rapport, qui sera débattu mardi en plénière.
 
Depuis la crise du gaz entre la Russie et l’Ukraine en janvier 2006, l’Union Européenne a pris conscience de sa fragilité en matière d’approvisionnement en énergie. Depuis, elle cherche à le sécuriser et à diversifier ses fournisseurs, comme l’explique l’auteur du second rapport, le polonais Jacek Saryusz-Wolski :

« les principes sous-tendus par mon rapport sont la diversification, c’est-à-dire que l’Europe soutienne des projets stratégiques comme l’oléoduc Nabucco (ndlr : prévu pour 2015, il devrait transporter du gaz depuis la Géorgie jusqu’en Autriche, en passant par la Turquie), et qu’elle soit unie dans la défense des ses intérêts et solidaire en situation de crise ».
 
Pour aboutir à une politique étrangère de l’énergie, le projet de rapport propose de créer, rapidement, un poste de « Haut-représentant spécial pour l’énergie », afin de coordonner les activités de l’UE en la matière.

L’UE devrait ainsi « intensifier la diplomatie énergétique », par exemple en incluant des clauses sur l’énergie lorsqu’elle négocie des accords avec des pays-tiers.
 
Mais si l’UE doit diversifier ses fournisseurs -en développant ses relations avec le Brésil, l’Inde et la Chine, elle ne doit pas le faire au détriment de ses valeurs, « notamment en ce qui concerne le maintien de la paix et la primauté des droits humains, de la démocratie et de l’État de droit » prévient le rapporteur.
 
Enfin, il fait référence au Traité sur la charte de l’énergie, un traité intergouvernemental entré en vigueur en 1998, qui promeut la coopération à long terme dans le domaine de l’énergie.

Ce Traité « devrait constituer la pierre angulaire de la politique étrangère commune dans le domaine de l’énergie », car il jette les bases d’un traitement juste et équitable, et il assure la sécurité des investissements.

Le rapport de Jacek Saryusz-Wolski invite à « exiger fermement l’application du traité sur la charte de l’énergie (…) dans tous les traités et accords avec ses partenaires dans le domaine de l’énergie ».

 
 (src: CP -Parlement)
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