Dispersion des radionucléides dans les mers du nord-ouest de l’Europe

Le mémoire intitulé « Dispersion des radionucléides dans les mers du nord-ouest de l’Europe : observation et modélisation » décrit l’utilisation des radionucléides artificiels en solution dans l’eau de mer comme traceurs océanographiques au travers des études réalisées depuis 30 années par le laboratoire de l’IRSN localisé à Cherbourg-Octeville.

Ces études ont exploité la connaissance précise des rejets contrôlés de l’ensemble des industriels (centrales nucléaires et usines de retraitement) effectués en mer pour connaître les mouvements des eaux marines à toutes les échelles d’espace et de temps.

Cette connaissance, couplée à la simulation numérique, permet de reconstituer la dispersion de rejets passés et de prévoir celle des rejets futurs.

Les marquages mesurés en mer nécessitent pour être détectés la mise en œuvre de techniques sophistiquées afin d’être distingués de la radioactivité naturelle présente dans l’eau de mer. A titre d’exemple les concentrations mesurées en antimoine 125, un des principaux radionucléides utilisé dans cette étude, sont toujours inférieures au 1/1000ème de la radioactivité naturelle de l’eau de mer. Sa détection nécessite des échantillons de 120 litres au sein desquels la radioactivité doit être concentrée 5 000 fois pour être mesurable. Pour la plupart des radionucléides, les rejets ont diminué d’un facteur 100 depuis 1990 et ils restent stables pour le tritium.Dispersion du tritium en Manche et Mer du Nord

L’image de couverture du mémoire représente la dispersion du tritium dans les eaux marines du plateau continental européen. Cette simulation, validée par les mesures obtenues lors de campagnes océanographiques, résulte de la dispersion d’environ 20 grammes de tritium dans l’ensemble des mers européennes.

>>> Télécharger le mémoire HDR (1) « Dispersion des radionucléides dans les mers du nord-ouest de l’Europe : observations et modélisation » (PDF)

(1) Définie réglementairement par l’arrêté du 23 novembre 1988 (modifié en 1992, 1995 et 2002), l’Habilitation à Diriger des Recherches sanctionne la reconnaissance du haut niveau scientifique du candidat, du caractère original de sa démarche dans un domaine de la science, de son aptitude à maîtriser une stratégie de recherche dans un domaine scientifique ou technologique suffisamment large et de sa capacité à encadrer de jeunes chercheurs. Elle permet notamment d’être candidat à l’accès au corps des Professeurs des Universités. Elle est notamment concrétisée par un nombre significatif de publications internationales dans des revues à comité de lecture reconnues.

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