“Dix (bonnes) raisons de ne pas forer en Arctique”

L’Arctique qui comprend cinq pays, dont leurs zones côtières jouxtent l’océan Arctique (Canada, États-Unis, Danemark, Russie, Norvège) attise toute les convoitises, grâce ou à cause de la fonte des glaces accélérée par les changements climatiques, ce qui ouvre la voie à de vastes régions jusque-là préservées.

Selon Greenpeace, les compagnies pétrolières tentent "désespérément" aujourd’hui de repousser des limites auparavant considérées comme infranchissables, trop risquées ou non rentables. Et cette expansion effrénée touche désormais l’Arctique… Face à ce constat qu’elle juge alarmant, l’association de protection de l’environnement a décidé d’écrire une fiche pratique, ‘des 10 bonnes raisons pour ne pas forer en Arctique’, à destination des pétroliers.

1 ……………. 10

1. "C’est extrêmement risqué. Le climat polaire est l’un des plus rudes au monde, entreprendre quelque chose là-bas est infiniment plus compliqué qu’ailleurs."

2. "Notre climat ne peut pas se le permettre. Les impacts du changement climatique deviennent de plus en plus visibles … Et forer pour brûler plus d’énergie fossiles est la dernière chose que nous devrions faire, tout particulièrement lorsqu’il s’agit de le faire dans une zone fragile et intacte comme l’Arctique."

3. "En Arctique, les puits de secours sont plus difficiles à forer. En cas d’accident, d’explosion – comme sur la plateforme Deepwater Horizon – un puits de secours doit être foré, mais l’arrivée de la glace hivernale pourrait empêcher ce type d’opération …"

4. La récupération du pétrole est presque impossible dans la glace. Les techniques standards en cas de déversement deviennent inutiles dans la glace épaisse. Selon un haut responsable d’une entreprise canadienne spécialisée, en cas de déversement de pétrole, “il n’y a vraiment pas de solution, de méthode aujourd’hui.”

5. "Il n’y a pas de capacité d’intervention en cas de déversement. L’Arctique est extrêmement isolée géographiquement – une petite population, et peu d’équipements disponibles. Environ 6.000 navires ont été utilisés lors de la catastrophe de Deepwater Horizon. Cairn Energy avait seulement 14 bateaux disponibles dans la baie de Baffin au Groenland ; Shell en prévoit seulement neuf dans son plan d’intervention en cas de déversement dans la mer des Tchouktches."

6. "L’environnement est encore moins capable de faire face à un déversement d’hydrocarbure qu’ailleurs. En effet, le manque de soleil en hiver et le froid signifient que le pétrole va prendre plus de temps à se décomposer. L’huile restera bloquée sous la glace en mer. Plus de 20 ans après la catastrophe de l’Exxon Valdez en Alaska, du pétrole peut encore être trouvé dans l’environnement de la baie du Prince William."

7. La faune locale est particulièrement vulnérable. De nombreuses espèces d’oiseaux migrent vers l’Arctique en été, ainsi que les baleines et les phoques. Les ours polaires et les renards arctiques, qui dépendent fortement des ressources marines et côtières pour vivre, seront directement impactés par l’industrialisation.

8. "Cette exploitation est très coûteuse – la recherche de pétrole de l’Arctique coûte incroyablement cher. Ces deux dernières années Cairn Energy a dépensé plus d’un milliard de dollars pour forer une poignée de puits – et encore pas trouvé de pétrole. Là où le coût d’extraction d’un baril conventionnel se situe entre 10 et 40 dollars le baril, extraire un baril de pétrole en Arctique coûtera entre 40 et 100 dollars. Sans compter le coût des assurances … Le Lloyd’s, marché des assurances, a levé le drapeau rouge : le plus grand risque en termes de dégâts environnementaux, de coûts d’assurance est une marée noire !"

9. "Trois ans de ressources pétrolières – l’US Geological Survey estime que l’Arctique pourrait contenir jusqu’à 90 milliards de barils de pétrole. Cela semble beaucoup, mais cela ne répondrait qu’à trois ans de la demande de pétrole dans le monde. Nous risquons donc de compromettre cet espace vierge et magique qu’est l’Arctique pour trois ans de pétrole à peine …"

10.
"Nous n’en avons pas vraiment besoin. Les constructeurs automobiles sont parfaitement capables de produire des véhicules économes en carburant. Si des entreprises comme Volkswagen le voulaient, des véhicules efficaces seraient la norme … Épargnant ainsi aux consommateurs le coût du carburant, et à l’Arctique le coût de l’exploitation pétrolière !"

Partagez l'article

 



            

Articles connexes

Poster un Commentaire

16 Commentaires sur "“Dix (bonnes) raisons de ne pas forer en Arctique”"

Me notifier des
avatar
Trier par:   plus récents | plus anciens | plus de votes
Teredral
Invité

Greenpeace, l’association de destruction de l’environnement donne comme deuxième raison (une seule sur 10 il est vrai) “Les impacts du changement climatique deviennent de plus en plus visibles …” Le risque climatique ne fait pourtant pas partie de leur préoccupations habituelles, en tout cas en France ! La preuve : j’entends actuellement à la radio qu’un militant a survolé en ULM la centrale du Bugey, sans doute pour lutter contre l’effet de serre…

Reivilo
Invité

“Le risque climatique ne fait pas partie de leur péoccupations habituelles” Pour éviter de redire ce genre de bêtises allez donc faire un tour sur le site de Greenpeace, vous pourrez même signer une pétition contre l’usage du charbon par Apple Quant au nucléaire face au risque climatique il est aussi utile que le mercurochrome sur une jambe de bois.

Tech
Invité

De la bile pour cacher le vrai problème. C’est à dire: N’importe qui peut survoler une centrale nucléaire , y larguer ce qu’il veut. et ensuite on nous bassine avec la sécurité assurée. je ne suis pas un pro greenpeace, mais dans ce cas leur démonstration est probante!

Actro
Invité

GreenPeace prévient toujours à la fois le gouvernement et la centrale ou la zone visée des actes prochains qu’ils réalisent. Ca serait bête pour eux de se retrouver avec un ou des militants morts, car la sécurité sur place à ordre de tirer à vue non ?

Samivel51
Invité

En dehors du plateau continental, le sous-sol artctique n’appartient a personne.

Samivel51
Invité

Si nous acceptons l’exploitation de l’Arctique, cela creera un precedent qui ouvrira la porte a l’exploitation de l’Antarctique, qui beneficie, pour le moment, d’un accord international qui interdit son exploitation.

Jm
Invité
Personne ne nous demande notre avis pour exploiter ou non l’arctique. Si les Russes veulent le faire, ils le feront, et Greenpeace ne s’en prend jamais a la Russie, peuve en est la vente de reacteurs nucleaires Russes a la Bulgarie (plus pres de nous que Tchernobyl je crois). Les voitures sont un gouffre a essence, s’en passer tout a fait et exporter un modele de vie sans autos serait bien plus efficace que d’encombrer le net. Bien moins hypocrite aussi que d’exporter des autos (faites avec ou sans nucleaire). Sur qu’alors les reserves de petrole grandiraient en esperance de… Lire plus »
Reivilo
Invité
@ Teredral ? Concernant l’électricité, on trouve quelques éléments sur l’augmentation de la production d’électricité d’origine renouvelable et la réduction simultanée du CO² émis dans le bilan annuel de RTE. On peut aussi multiplier la production renouvelable à un moment donné par la teneur moyenne en CO² du kWh à cet instant. Tout ça est en ligne et actualisé tout les 1/4 d’heure je vous laisse le soin de faire les additions et multiplications. Si vous parlez du bilan énergétique d’une éolienne ou de panneaux photovoltaïques, (analyse du cycle de vie) il existe de nombreuses études sur ce sujet. Par… Lire plus »
Tech
Invité
si ce que vous dites était vrai, les journalistes et le public seraient informés d’abord par le gouvernement et/ou la centrale en question, avant greenpeace, et cela n’a jamais été le cas! au passage un autre escaladeur s’est infiltré aujourd’hui dans une centrale! et l’info n’est parvenue, ni de la centrale, ni du gouvernement! le responsable sécurité, qi nous dit que 8 minutes après le survol, le” voiliste” à moteur était repéré et que la charge que pouvait transporter son parapente mais, immaginons une attaque concerté (ce que bien sur je ne souhaite pas!), non pas sur le coeur, certe… Lire plus »
Wilfried
Invité
. Sans doute très peu des intervenants de ce site savent-ils combien d’électricité est produite chaque année par les nouvelles réalisations mises en service dans le nucléaire, l’éolien et le solaire. La réponse en surprendra plus d’un : En 2011 par exemple, ce qui a été installé en photovoltaïque dans le monde permettra de produire plus d’électricité, chaque année, que tous les réacteurs nucléaires terminés en 2011. Pour l’éolien, c’est quatre fois plus pour les six dernières années. Alors, qui est négligeable ? Les nouvelles énergies renouvelables ou le nucléaire ? Et c’est sans compter le biogaz, la biomasse, le… Lire plus »
chelya
Invité

Réaction typique des nucléocrates quand on leur parle de la pollution des industries pétrolières : ILS S’EN FOUTENT ! Ils préfèrent venir pleurer parce que les gros méchants de greenpeace ils ont osé mettre un fumigène sur leur joli réacteur atomique… Genre on leur parle de forage en Arctique et ils arrivent encore à nous bassiner avec leur nucléaire… incroyable comment ils sont malpolis…

Actro
Invité

Quel serait l’intérêt pour le gouvernement ou la centrale d’annoncer ce que GreenPeace leur a dit au préalable ? Leur faire un peu de propagande… Je ne suis pas sur que ce soit le but de notre énergéticien Francais… Concernant votre connaissance du réseau Francais et Europééen, on peut aujourd’hui avoir un blackout Francais avec votre théorie de pirates aériens sur les centrales, mais en aucun cas un blackout Européen, toutes les interconnections Françaises, (je dis bien Françaises, ce qui n’est pas forcement le cas d’autres pays), sont protégées pour éviter ce genre de probléme.

caverne
Invité
Si on pense que le CO2 dégagé est la cause d’un dérèglement climatique, il est urgent d’arrêter d’en relacher et donc d’arrêter de vouloir brûler tout le stock d’énergie fossile. Cela sert les intérêts de quelques-un mais pas la majorité. Il y aura bien-sûr toujours des climato-septiques et c’est tant mieux (Surtout si ils ne sont pas nombreux.) Le pétrole sert essentiellement au transport. Si, on n’en a plus, il faudra trouver une solution pour la mobilité. Plusieurs sollutions se développent en parrallèle, comme les agro-carburants, la pile à combustible, les voitures GNV avec du biométhane, la voiture électrique et… Lire plus »
Tech
Invité

pirouette de votre part, il y a toujours intérêt à donner ces informations, dés qu’elles sont connues, cela enlève l’effet de surprise, et démontre le contrôle de la situation. concernant l’effet domino stoppé aux frontières, expliquez-moi comment la France ne pourrait faire appel à ses voisins en cas de déficit majeur de production (et pour assurer la sécurité, hopitaux, contrôle aérien,…? et ce qui vous permet d’assurer que cette demande ne perturberait pas leur réseau? c.f. le blackout allemand récent et les délestages qui ont suivis.

Actro
Invité
Si vous parlez du Blackout de 2008, la France a coupé ses interconnections avec l’Allemagne pour éviter 2 choses : – Détérioration de tous le matériel électroménager due à la fréquence – Blackout total Ensuite, si je suis votre théorie terroriste, pensez vous que nos voisins l’Allemagne/Italie/Espagne/Belgique peuvent alimenter l’équivalent de 50GW installé ? Je ne pense pas Pensez vous, aussi, que nos voisins aimerez voir le réseau Européen chuté de plus de 1Hz d’une seconde à l’autre ? Je ne pense pas non plus. Ah oui au faite, les sécurités sont des automatismes. Pour en revenir sur GreenPeace, donnez… Lire plus »
Rololo
Invité

qu’en est-il des dix (bonnes) raisons de forer en Arctique

wpDiscuz