Dix nouvelles centrales biomasse en France (100 MW)

Cofely, une filiale du Groupe GDF Suez, vient de remporter dix projets pour la construction et l’exploitation de chaufferies bois, d’une puissance totale de 100 MW.

Ces projets s’inscrivent dans le cadre de l’appel à projets « Biomasse Chaleur Industrie Agriculture et Tertiaire » (BCIAT) mis en place par le ministère de l’Ecologie et de l’Energie à l’issue du Grenelle de l’environnement.

Gérés par l’ADEME à travers le Fonds chaleur, ils visent à développer la production de chaleur à partir de biomasse dans l’industrie, le tertiaire privé et l’agriculture, pour des installations d’une production annuelle de plus de 1 000 tonnes équivalent pétrole (tep).

Le chiffre d’affaires de ces contrats sera de 30 millions d’euros par an sur au moins 10 ans.

Engagé notamment dans le bois-énergie, Cofely avait déjà présenté six dossiers pour le premier appel à projets BCIA, tous retenus au titre du Fonds chaleur ; deux d’entre eux entrent en service cet automne dans le Maine-et-Loire et le Cher.

Avec ces dix nouveaux projets, Cofely contribue à la création de 180 emplois locaux non délocalisables, tout en dynamisant les filières bois locales et régionales dans le Loiret, la Haute-Savoie, le Vaucluse, la Meurthe-et-Moselle, les Pyrénées-Orientales… Cofely a en effet sécurisé ses plans d’approvisionnement par une disponibilité du bois-énergie incluse dans un rayon de 50 à 100 km autour de chaque centrale de production.

En produisant la vapeur à partir de biomasse, Cofely alimente l’ensemble des chaufferies et aura recours à 270 000 tonnes de bois chaque année. La substitution de cette biomasse aux énergies fossiles permettra d’éviter le rejet dans l’atmosphère de 155 000 tonnes de CO2 chaque année.

L’ADEME subventionnera l’ensemble des projets portés par Cofely à hauteur de 24 millions d’euros.

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4 Commentaires sur "Dix nouvelles centrales biomasse en France (100 MW)"

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michel123
Invité

Là on sait que le bois et la chauffferie seront exploités localement . Je ne sais jusqu’ou les volumes peuvent aller dans l’exploitation du bois en france mais voilà une filière parfaite sans déchets à gèrer , voire même récupérables pour rendre les sels minéaux aux sols exploités. Une subvention est prévue pour activer la filière mais elle est dores et déjà rentable car le KW equivalent bois est moins cher que le pétrole le gaz et l’électricité

pinzut
Invité

Voilà un article qui fait plaisir à lire! Avec une très bonne gestion de nos forêt, ce que fait l’ONF actuellement et depuis longtemps, on a tout à y gagner.

Pastilleverte
Invité

Un projet effectivement + DD au sens large que seulement énergie ou environnement. Seule interrogation : le “bois énergie”, est-ce la valorisation des déchéts et sous-produits forestiers/scieries/tranformation ou est-ce l’utilisation d’arbres “entiers” (sans remettre en doute la qualité du travail de l’ONF)? Enfin “seulement” 10 projets de ce type permettraient d’éviter l’émission de 0,3% du CO2 total (anthropique)français, toutes émissions confondues ? Cela semble plutôt élevé !

Salina
Invité

Et en Bretagne ou il y a de nombreux déchets agricoles et d’élevage à utilisé on n’attends quoi pour faire la même chose ?

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