Dresser la carte des polluants en temps réel

Grâce à un réseau de capteurs testé dans les rues de Newcastle, il est désormais possible de visualiser en temps réel le niveau de concentration de polluants atmosphériques en temps réel.

Développé par l’Université de Newcastle, cet outil se destine principalement aux réseaux de transports, afin de les aider à adapter le trafic en fonction des pics de pollution. L’objectif du projet : réduire les maladies respiratoires et cardiaques provoquées par une exposition aux pollutions urbaines, et lutter contre les changements climatiques.

Présenté à Londres mercredi, le projet MESSAGE (Mobile Environmental Sensing Systems Across Grid Environments) est mené par le conseil de recherche en ingénierie et sciences physiques (EPSRC), et plusieurs universités britanniques.

Un projet pilote a été installé dans le quartier de Gateshead, à Newcastle. 50 capteurs sans fils ont été logés dans de petites boîtes métalliques, fixées au mobilier urbain le long des grandes artères de la ville. Ils relèvent le taux de dioxyde de carbone, de dioxyde de soufre, et d’autres niveaux de polluants, ainsi que la température, l’humidité et le niveau sonore. Ils comptent également le nombre de passages de voitures.

Les données sont collectées et envoyées à un serveur central mis à jour toutes les minutes. Celui-ci dresse en temps réel une carte complète de la pollution. Grâce à elle, les gestionnaires de transports peuvent agir rapidement à la source et modifiant le trajet des véhicules. En rendant ces informations accessibles aux particuliers, les automobilistes pourraient être incités à adapter leurs trajets afin de limiter leur exposition aux polluants.

Un deuxième réseau de capteurs est en cours de déploiement à Leicester, afin de valider les modèles de mesure de la pollution de l’université de Newcastle.

La carte des polluants en temps réelEn combinant les techologies de capteurs, de calcul et de communication des données, le projet MESSAGE poursuit actuellement le développement de solutions plus sensibles, moins voyantes et encore moins chères que celles testées actuellement.

"Les capteurs que nous avons installés à Gateshead sont petits et peu chers. D’autres villes du Royaume-Uni et autour du monde, comme New York et New Delhi sont intéressées pour reproduire ce que nous faisons ici, a indiqué le professeur Phil Blythe, de l’Université de Newcastle. On peut imaginer que les capteurs soient intégrés dans des petits appareils tels que les téléphones portables ou adaptés aux véhicules et aux piétons, indique-t-il.

"Notre but ultime est de créer une "infrastructure intelligente", qui incorpore litéralement des milliers de capteurs et aident à réduire les émissions, à réduire les congestions, et offrent des bénéfices économiques", a-t-il ajouté

Voir en ligne : le projet MESSAGE

La démonstration en vidéo est disponible ici

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