Du gaz naturel artificiel à partir du courant excédentaire

« Power-to-gas » est une notion-clé lorsqu’il s’agit de stocker des énergies alternatives. Ce faisant, le courant excédentaire à court terme issu d’installations photovoltaïques et éoliennes est transformé en hydrogène.

En combinaison avec ce gaz climatique qu’est le CO2, on peut produire du méthane à partir de l’hydrogène écologique, et ce méthane peut être stocké et distribué dans le réseau de gaz naturel. Les chercheurs d’Empa ont justement réussi à poursuivre l’optimisation de ce processus.

Le processus de la méthanation utilise du CO2, et ce dernier est issu de la production de biogaz : avec l’hydrogène (H2) du courant écologique excédentaire, il se produit du méthane qui peut être non seulement distribué facilement et à peu de frais dans le réseau de gaz naturel, mais il peut aussi y être stocké sur une période plus longue. Un combustible « quasi fossile » est ainsi produit à partir d’énergies renouvelables – le principe de base du « Power-to-gas ».

Du gaz naturel artificiel à partir du courant excédentaire

[ Les zéolites retiennent l’eau produite lors de la méthanation de l’hydrogène et augmentent ainsi le rendement en méthane du nouveau processus ]

La réaction dite de Sabatier, qui génère du méthane combustible à partir d’hydrogène et de CO2, est connue depuis longtemps. Des chercheurs de la division « Hydrogène et énergie » d’Empa sont parvenus à optimiser sensiblement ce processus. Pour provoquer la réaction de CO2 et d’hydrogène avec la consommation d’énergie la plus faible possible, il faut un catalyseur, par exemple du nickel. Sur une telle surface de catalyse, les molécules de gaz réagissent plus facilement les unes avec les autres – la consommation d’énergie nécessaire pour la réaction diminue, on parle de catalyse par sorption. Andreas Borgschulte, chercheur d’Empa, et son équipe, ont combiné un catalyseur nanométrique en nickel avec une zéolite. Les zéolites sont des aluminosilicates cristallins ayant la capacité d’absorber des molécules d’eau et de les restituer après chauffage.

Le principe est simple : la réaction chimique de l’hydrogène avec le CO2 produit non seulement du méthane (CH4), mais aussi de l’eau (H2O). Les chercheurs utilisent les propriétés hygroscopiques (donc hydrophiles) de la zéolite pour retirer du mélange de la réaction l’eau qui a été produite. L’équilibre chimique est ainsi décalé vers le méthane. Résultat : un rendement plus élevé de méthane pur et par conséquent une efficacité plus élevée du processus de catalyse. Dès que la zéolite est saturée d’eau, elle peut « décharger » par chauffage et évaporation de l’eau, puis être réutilisée.

Du gaz naturel artificiel à partir du courant excédentaire

[ Andreas Borgschulte analyse les processus chimiques qui se déroulent dans le prototype de réacteur de méthanisation ]

En recherche de partenaires de projet

Le processus fonctionne – mais pour le moment, uniquement en laboratoire. D’après Borgschulte, il reste encore un long chemin à parcourir jusqu’à l’utilisation commerciale dans de grandes installations. Actuellement, les chercheurs d’Empa sont à la recherche de partenaires de projet pour construire une installation de méthanation à plus grande échelle et l’utiliser comme projet pilote. En même temps, l’équipe de Borgschulte souhaite poursuivre l’optimisation du processus. Dans la prochaine étape, quatre catalyseurs par sorption – ou plus – doivent être mis en œuvre simultanément. Lorsque l’un est saturé d’eau, l’installation passe automatiquement au catalyseur « sec » suivant, tandis que le précédent est aussitôt « déchargé ».

Le soufre, qui apparaît dans les installations de biogaz avec le méthane et le CO2, constitue jusqu’ici un problème pour cette méthode cyclique. Les composés soufrés peuvent nuire à la zéolite de manière irréparable. Actuellement, les chercheurs travaillent pour retirer le soufre du biogaz cru et pour maintenir ainsi la zéolite capable de fonctionner aussi longtemps que possible.

Selon Borgschulte, de nouveaux matériaux de catalyse, plus efficaces que le nickel, sont également envisageables pour l’avenir, en combinaison avec la zéolite. Ils pourraient encore améliorer le processus de Sabatier. Alors, le courant écologique excédentaire ne serait plus un produit jetable, mais la base pour produire un gaz naturel de façon durable

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66 Commentaires sur "Du gaz naturel artificiel à partir du courant excédentaire"

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Guydegif(91)
Invité
OK, à l’Equipe de Andréas à l’EMPA, càd en Suisse !, mais… d’autres en Allemagne avaient déjà exploré le sujet: VGV, avec Corinne Lepage comme soutient ! Dans les 2 cas on combine de l’H2 généré avec les kwhs excédentaires des EnR aléatoires et du CO2, issu de la Méthanisation, à côté du Méthane, ou CO2 d’autres sources industrielles….Centrales Thermiques charbon, par ex, Cimenteries, etc… Pour VGV, il y a dejà des sites protos et industriels en Allemagne !!! Dans les 2 cas, chez Andréas et chez VGV, l’ID est la même !Très Bien ! Le Méthane créé, sert de… Lire plus »
energiestr
Invité

Il faut corriger cet article qui mélange méthanisation (digestion anaérobie) et méthanation (réaction de Sabatier convertissant l’hydrogène et le CO2 en méthane).

enerZ
Invité

Merci. Effectivement le terme n’était pas le bon. La rédaction

quickos
Invité

La vapeur d’eau est le pire gaz a effet de serre. La décharge de la zéolite par évaporation d’eau n’est-elle alors pas nocive ?

hach
Invité

Pour rappel le scénario NEGAWATT s’appuie sur la méthanation (et la méthanisation). Ca va donc dans le même sens en favorisant le vecteur bioMéthane comme stockage et énergie renouvelable

climax1891
Invité

Entre les pertes liées à l’hydrolyse, la conversion H2 CH4 et la compression du gaz, le rendement final sera assez faible. Autant utiliser directement des capteurs solaires thermiques pour réduire la consommation de gaz naturel pour le chauffage. Sachant que, en Europe, 2/3 du gaz naturel est utilisé pour le chauffage (résidentiel, tertiaire et l’industrie) contre 1/3 dans les centrales électriques.

Samivel51
Invité
L’eau est tres loin d’etre le pire gaz a effet de serre, puisqu’il est en equilibre avec l’eau liquide. Si les activites humaines evaporent plus d’eau (et sur ce point toutes les sources d’evaporation sont tres certainement negligeables devant l’irrigation), il pleuvera un peu plus. Mais meme avec l’irrigation, il me semble que cette evaporation anthropique reste completement negligeable par rapport a l’evaporation naturelle des forets et surtout des lacs et oceans. Par contre, le rechauffement de la surface de l’ocean, pourrait bien, lui avoir un effet non negligeable sur l’equilibre de l’eau (entre eau liquide et vapeur), avec peut-etre… Lire plus »
Samivel51
Invité

N’est-ce pas plus simple (donc meilleur rendement) d’ajouter directement du H2 dans le gaz de ville? Apparemment c’est possible. Dans une petite proportion, mais notre consommation de gaz est telle qu’il y a deja de quoi faire.

Guydegif(91)
Invité
”..utiliser directement des capteurs solaires thermiques pour réduire la consommation de gaz naturel pour le chauffage”: ça c’est OK, en journée avec du soleil ! Le but de PtG (ou P2G, Power-to-Gas) et VGV (Volt-Gas-Volt) est de permettre: 1) de valoriser et ”stocker” l’équivalent des kWhs d’EnR aléatoire comme PV et éolien, qd il y a excédent en produisant du H2 par électrolyse 2) de valoriser en le supprimant le CO2 généré, soit lors de la méthanisation (qui fait approx 60% CH4 et 39% CO2), soit par d’autres industries comme Centrales Thermiques, Cimenteries, etc.. -> la combinaison H2 + CO2… Lire plus »
Titi
Invité

je me permet de reposer la question posée plus haut par un autre internenant : quel est le rendement de cette filiaire

Lionel_fr
Invité
Le rendement n’est pas très important mais si vous voulez absolument un chiffre , entre l’eau et la combustion du méthane, vous injectez environ 1 kWh pour 0.6kWh thermique , ce chiffre peut varier énormément en fonction de la pertinence d’avoir un bon rendement plutôt que médiocre mais avec une meilleure capacité d’absorption. Tout le challenge du stockage consiste à stocker des volumes d’énergie absolument effrayants dans un temps très court : plusieurs GW dans un premier temps et très rapidement des dizaines de GW ! Quand vous avez 10GW dont vous ne savez pas quoi faire, le prix de… Lire plus »
climax1891
Invité

Selon une étude Hubert Flocard et Jean-Pierre Perves (Sauvons le Climat), voilà ce que l’on peut obtenir. Avec 21 TWh d’électricité, on obtient de 10 à 12 TWh d’hydrogène, puis 7 à 8 TWh de biogaz avec la méthanation par la réaction de Sabatier. Sachant que ensuite, si l’on veut produire de l’électricité avec ce gaz, on obtient au maximun 5 TWh avec une centrale à cycle conbiné (rendement supérieur à 60%). Moins si le gaz est utilisé avec un moteur diesel.

Lionel_fr
Invité
Il est impensable de parler de TWh actuellement , on est tout juste à quelques MW sure les plus grosses installatons et généralement moins d’un MW ! Le fameux projet MYRTE dont s’enourgueillit Areva à chaque occasion plafonne à 500kW !! Avant de parler de puissances en rapport avec une consommation nationale, il faut obligatoirement faire une simulation d’implantation territoriale, en tenant compte du foncier, du réseau, des moyens de production et de transport électrique. J’ai personnelement participé à un projet portant sur 1.2kW (hydrogène) , l’énergie se retrouve sous forme de gaz bien sûr , mais aussi de pression… Lire plus »
pierreerne
Invité

Le rendement global du système de stockage est très important, car c’est lui qui conditionne les dimensons : 1) du stockage 2) du système de production d’énergie lui-même. Par exemple, si vous voulez faire du tout , si vous avez un rendement du stockage de 40 % (40 % de la puissance envoyée au stockage peut être récupérée) il vous faudra 2 fois moins de capacité efficace installée en et 2 fois moins de capacité de stockage que si vous avez un rendement de 20 % (cas approché actuel). Vous trouvez ça pas important ?

Lionel_fr
Invité
commencez par stocker un GWh et on verra.. Je ne suis pas en train de jouer à la dinette, un chou à 3 francs cinquante il me reste 2francs pour le beurre. Quand le discours est plouc, on n’avance pas d’un millimètre. Regardez une courbe de production éolienne sur un mois (site de RTE) et essayez de comprendre ce que signifie ‘faire du tout-éolien’. Les USA possèdent à peu près autant d’éolien que la France a de nucléaire : regardez leurs courbes immédiates : l’électricité que vous consommez a été produite il y a quelques micro-secondes ! Vous parlez de… Lire plus »
Sicetaitsimple
Invité

Les fêtes se sont mal passées? Je ne vais pas me lancer dans une compil de certaines de vos sorties sur le P2G, mais là visiblement vous avez pris un coup sur la tête. Je n’ose imaginer y être pour quelque chose, mais d’une certaine façon vous allez un peu dans mon sens. Pas mur, trop cher et pas de business case. Mais il ne faut surtout pas que ça empèche les chercheurs de chercher, ce qui est quand même l’objet de cette brêve.

fredo
Invité

à lire certains commentaires récurrents sur des technos ENR émergentes, on réalise que La Fontaine aurait bien pu écrire la fable du chercheur et du comptable ! En résumé, il est reproché par des comptables sourcilleux à ces technos émergentes d’être justement émergentes et pas prêtes pour un déploiement massif. Pathétique

Lionel-fr
Invité
6ct Je ne vais pas dans votre sens nihiliste. Le besoin non-pourvu consiste à stocker des GW . Ce besoin est de plus en plus pressant et sera résolu d’une manière ou d’une autre. Il n’y aura pas de “retour au bon vieux temps” , quand ce besoin n’existait pas. Fredo Le seul mot clé de votre post est : déploiment massif Le chercheur CEA qui gratte des formulaires toute sa vie , il n’y a rien à en dire. Il cessera d’exister quand les politiciens couperont son budget ce qui devrait arriver très vite maintenant. Parlons plutôt d’ingé R&D… Lire plus »
Sicetaitsimple
Invité

Il n’y avait rien d’ironique dans “il ne faut surtout pas que ça empèche les chercheurs de chercher, ce qui est quand même l’objet de cette brêve.”. La réaction de Sabatier a plus de 100 ans, mais la déployer de façon industrielle ( les “GW” dont parle Lionel), en plus dans ce cas à partir de CO2 issu de biogaz de methanisation, c’est juste un challenge, et donc il faut chercher.

Sicetaitsimple
Invité

Si c’est le mot “chercheur” qui vous gêne, va pour “ingénieur R&D”! Le gars qui est en photo ci-dessus, c’est un chercheur ou un ingénieur R&D, à votre avis?

Lionel-fr
Invité
L’Empa (photo de l’article) est ce qu’il y a de plus proche du Cnrs français avec cependant de grandes différences portant sur le rôle des universités. On y voit , comme ici des recherches fondementales pluri-disciplinaires. Chaque pays a sa recherche universitaire, l’Empa est l’organisme fédéral qui rassemble cette recherche en Suisse. Dans la partie française (Vaud) l’Empa c’est surtout l’école polytechnique de Lausanne, (ne pas confondre avec son homonyme française très différente) On dira ce qu’on voudra sur le sort de ces trouvailles mais en général c’est surtout l’organigramme qui en fait la valeur. Les communiqués de recherches comme… Lire plus »
Sicetaitsimple
Invité
Vous semblez me reprocher une posture de “comptable sourcilleux”. Je ne pense pas que ce soit vraiment le cas, je suis plutôt d’un naturel curieux quand on parle d’energie. Par contre, je pense que vous vivez dans une illusion, celle que les productions renouvelables intermittentes vont ad vitam eternam bénéficier d’une priorité d’accès permanente et non limitée au réseau.C’est effectivement aujourd’hui pratiquement la cas, mais ça ne pourra pas durer car ça a des limites simplement physiques si on envisage une croissance de celles-ci. Et la conséquence, c’est que le “stockage”, sous quelque forme que ce soit, devra trouver son… Lire plus »
Tech
Invité
tout ce beau monde qui parle stockage, cela me réjouit ;o) coté rendement, pour moi il est quasi infini. Pourquoi? parceque c’est de la ressource gratuite qui comme le dit sicétaitsimple subirait le curtailement et serait définitivement perdue, ca non utilisée! je vais même jusqu’à dire que je ne comprend pas pourquoi aujourd’hui quand on nous dit que l’électicité nucléaire est la moins chère on ne fait pas tourner les centrales nucléaires à fond! (disons au maximum de fonctionnement en sécurité) pour accumuler de l’énergie ? car que la centrale produise peu ou beaucoup cela coute en côût fixe la… Lire plus »
Sicetaitsimple
Invité

“il faut donc faire entrer le stockage dans l’équation énergétique, pour TOUS les moyens de production. Stockage en rapport avec la capacité de production! donc les gros et les petits ” Ah mais c’est pas du tout une vision libérale et compétitive des marchés de l’énergie que vous nous décrivez là. Faut que vous en parliez à Bruxelles! Et vous en parlerez aussi au SER, je pense que ça va leur plaire….

Dan1
Invité
A tech “La réponse c’est certainement lionel-fr qui la donne, on a rien pour stocker (en masse!) il faut donc faire entrer le stockage dans l’équation énergétique, pour TOUS les moyens de production. Stockage en rapport avec la capacité de production! Mais puisque Lionel le dit ! Là, on se marre ou on désespère ? Est-ce de l’autisme sélectif ? Cela fait des années sur Enerzine, au moins 6 ans, que nous sommes quelques uns à vous dire que l’essor des nouvelles EnR intermittentes et aléatoires est très lié à l’évolution des capacités de stockage de masse à longue constante… Lire plus »
Dan1
Invité

En 2008, je prêchais dans le désert : “L’éolien, ne peut, en l’absence de système de stockage de masse et de longue durée (le seul fonctionnel étant les STEP bien connues en France) rivaliser avec les centrales thermiques (à flamme ou nucléaire) qui fonctionnent en base.” Puis en 2014, le vrai prophète Lionel est arrivé ! La religion est libre en France…. choisissez votre prophète.

Pastilleverte
Invité

le CO2 “gaz climatique” (sic) courant “écologique” (re sic) et de la part de Tech “coûts fixes qui ne varient pas” (re re sic) un bien joli débat qui aborde la vraie question, celle du “stockage”, qui, hormis les STEP, n’est pas du tout au point, pour de grandes quantités d’énergies…intermittentes. Meilleurs voeux écologiquement corrects.

Sicetaitsimple
Invité

Il n’ y aurait pas de dispositifs de stockage massifs “d’electricité” disponibles (en dehors des STEP) et on ne l’apprend qu’aujourd’hui??? Merci à Tech d’avoir relevé cette remarque pertinente de Lionel qui aurait pû passer inapercue, ça change forcément tout!

Lionel-fr
Invité
Ben non, j’ai suffisemment drivé de gens pour savoir qu’on ne peut pas être et ne pas être prophète en même temps et que ce métier me gonflerait au plus haut point. C’est souvent difficile de trouver l’équilibre de l’opinion critique mais c’est ce que j’attends y compris des gens que je forme ou que j’emploie. Je considère la critique comme une politesse et tant pis si parfois ça heurte Prophète , c’est un job de malade mental, ce qui vous déplait Dan , c’est de devoir admettre que vous n’avez jamais dit que les EnR dépendaient du stockage.. Votre… Lire plus »
Sicetaitsimple
Invité
Ce qui est bien avec vous, c’est qu’un coup on parle d’H2 dans des quantités astronomiques et le coup d’après on parle d’une piscine chauffée à l’electricité. Remarquez que le deuxième cas me parait beaucoup plus accessible, vous trouverez de nombreux posts de ma part à ce sujet (celui des usages thermiques de l’electricité en substitution à des fossiles), par exemple celui-ci: je rejoins Hervé ( et je l’ai même très largement précédé sur Enerzine!) pour considérer que l’hybridation electricité/gaz nat ou fuel dans les usages thermiques est beaucoup plus simple et moins couteuse. Ca ne va peut-etre pas rouler… Lire plus »
Dan1
Invité
“ce qui vous déplait Dan , c’est de devoir admettre que vous n’avez jamais dit que les EnR dépendaient du stockage…” ce n’est peut être pas la peine de nous écrire un roman pour raconter des choses fausses et d’autres dont vous ne savait rien. Non, je n’ai pas attendu Lionel “deus ex machina” pour affirmer, avec d’autres, sur Enerzine que le principal handicap du développement en masse des EnR électrogènes était la capacité de stockage de masse (dizaines de TWh) sur des longues constantes de temps de stockage et déstockage (des mois). Je ne nie nullement qu’il existe des… Lire plus »
Dan1
Invité
Vous voyez, en 2009, nous nous inquiétions déjà du stockage de masse : “Or, cela poserait inévitablement un problème de surproduction, en l’absence de système de stockage de masse de longue durée (supérieure au mois)” Or tous les gens avertis, même les besogneux comptables non ingénieurs, savent que s’il était facile de stocker des centaines de TWh sur des dizaine de mois, on serait déjà passé quasi intégralement aux EnR électrogènes. Evidemment, ceux qui lisaient déjà Enerzine en 2008, 2009… le savaient encore mieux via les nombreux commentaires des besogneux non techniques qui mettaient en exergue ce point essentiel pour… Lire plus »
Dan1
Invité

Je m’étais également préoccupé, dès 2008, des problèmes de stockage en piscine (rien à voir avec le nucléaire qui en a une longue pratique) : Je ne vous cacherai pas que je n’ai pas fait creuser de piscine olympique pour mon usage de chauffage écologique.

Sicetaitsimple
Invité
On rappelera également ce post plus récent ( début 2012), avec ma copine en photo: Il est savoureux de voir que le gouvernement Danois dans sa rodmap 2050 constate qu’il est certainement important de remplacer immédiatement les dispositifs de chauffage arrivant en fin de vie par de l’électricité! Extrait (p27): Electrification of heating and process installations Installations to heat buildings and for industrial processes have a long operational life; typically 25 years or more. Therefore it is advisable to start converting to electricity or heat pumps already now, as oil and gas furnaces and boilers have to be replaced. This… Lire plus »
Tech
Invité

ouahou quelle verve de part et d’autre ;o)) mais alors chiche, chauffons à l’électrique de surcapacité nos piscine ou refroidissons nos patinoires, et “thermison” (néologisme!) aussi nos hopitaux, nos gymnase, no tribunaux, nos maities, nos prefecture et même nos “hotesl” des impôts :o)) etc, etc,… du “stockage” (chaleur ou froid!) en masse! pour un investissement réduit donc rapidement rentabilisé et qui réduirait les budgets de fonctionnement publics

Sicetaitsimple
Invité

car là il faut attendre le passage d’au moins une génération d’écolos historiques, menés notamment par “ma copine”, pour qu’ils puissent admettre que le chauffage electrique n’est pas satanique! PS:Ceci dit, notamment pendant les dernières fêtes (période très douce ,de faible consommation et de forte production éolienne), une partie du chauffage electrique en France a été assurée par de l’éolien, mais surtout ne le répétez pas!

Tech
Invité
à sicétaitsimple, le problème c’est utiliser l’énergie quand elle est produite, et tenir compte du fait que sinon elle est perdue! après en quoi elle est transformée et/ou stockée dépendra d’une évolution des mentalités, mais il ne faut pas choisir une solution unique, et varier les projets, car les progrès techniques peuvent âtre plus rapide dans une branche que dans une autre, sans raison vraiment prédictible ! Des gains court terme, doivent aider à financer des gains long terme de projets rentables à plus longue échéance. et il ne faut pas s’opposer aux ENR parce que le stockage n’existe pas,… Lire plus »
Sicetaitsimple
Invité
ce que vous dites ne me parait pas aussi évident que ça. (le problème c’est utiliser l’énergie quand elle est produite, et tenir compte du fait que sinon elle est perdue!). Si ça n’arrive que quelques centaines d’heures par an, vous aurez bien du mal à justifier un “stockage” quelconque. Il y a de temps en temps des barrages hydrauliques qui déversent, ce n’est pas un drame. Arrreter un peu d’éolien de temps en temps ce sera pareil. Il ne s’agit pas d’un problème “d’évolution des mentalités”, il s’agit d’un problème de construction de quelque chose ( une STEP, des… Lire plus »
Sicetaitsimple
Invité
Je m’apercois que le titre de la brêve est trompeur: “avec du courant excédentaire”. Mais par définition, il n’y a jamais de “courant excédentaire”. Il y a une offre de production et une demande de consommation (y compris par des “stockages”, des imports/exports,…) et à chaque seconde par “miracle” la production est égale à la consommation. Et ça fait des années (bien avant l’arivée des ENR) que l’offfre est normalement supérieure à la demande, le “courant excédentaire” ça date pas d’aujourd’hui, au moins en Europe. Il faut bien qu’un “stockeur” trouve quelque part son intérèt à stocker pour décider de… Lire plus »
Dan1
Invité
“le problème c’est utiliser l’énergie quand elle est produite, et tenir compte du fait que sinon elle est perdue!” Si on part de ce principe qui semble “écologique” on peut rapidement arriver à des aberrations. Par exemple, pour profiter à fond du photovoltaïque sous nos latitudes, il faudrait privilégier une forte consommation en été et très peu en hiver. Alors on fait quoi, on encourage massivement l’installation de climatiseurs au détriment de la conception bioclimatique des logements ? Le principe d’utiliser l’énergie quand elle est produite a une traduction bien particulière dans le domaine de l’électricité qui est la suivante… Lire plus »
Dan1
Invité

Pour ceux qui souhaitent approfondir la notion d’équilibre du parc de production entre les moyens PROGRAMMABLES et les moyens FATALS, je propose la liste des moyens de production publiée par RTE : Elle n’est pas complète puisque l’éolien et le photovoltaïque n’y figure pas, mais elle et déjà scindée selon la nature des moyens PROGRAMMABLE ou FATAL.

Dan1
Invité

Pour ceux qui s’intéressent aux éventuelles surcapacités de production des EnR, je propose de revenir à ce débat : Avec un parc de production d’électricité de 750 GW en Allemagne en 2050, on peut probablement produire majoritairement avec des EnR !

Sicetaitsimple
Invité
les débats de fin 2012! C’est beaucoup plus posé en ce début d’année. Je me permets de recopier, car nous parlons de stockage, ce que j’écrivais à cette époque, car une fois de plus je pense qu’il y a beaucoup de phantasmes chez certains à ce sujet: à lionel: sorry! Je me suis mal exprimé visiblement. Reformulons donc. Ce que je voulais dire, c’est que pour faire du stockage d’électricité (independamment des problèmes de technologies), il faut un business case. Il faut d’abord un (des) producteur(s) qui produit et vend son électricité à des clients divers et variés. – il… Lire plus »
Tech
Invité
vous oubliez de considérer la période où nous nous trouvons et le besoin d’amorçage, je redonne l’exemple de la vielle pompe à eau à main de mon grand père, pour pouvoir pomper il fallait d’abord verser une “boite de conserve” (rien ne se perdait à l’époque ;o) ) d’eau pour “étanchéifier” le joint et faire fonctionner la pompe. et pour pouvoir faire des biz case comme vous le dites il faut de prototype de labo et ensuite des prototypes industriels qui forcément ne seront pas directement rentables il faut donc comme au début du nucléaire amorcer les pompes potentielles, et… Lire plus »
Sicetaitsimple
Invité

Eh bien démarrons…Une nouvelle rubrique CSPE (ou EEG chez nos voisins) à venir donc? Franchement, il vaudrait mieux passer au “Total Gosplan” tout de suite. Ca éviterait des tas de coûts de transaction, de systèmes d’informations et de consultants…. Quant a l’economie de l’H2 qui a évolué en 2 ans , vous voudrez bien nous expliquer en quoi!

Sicetaitsimple
Invité
qu’en allemagne, environ 600TWh/an à environ 50€/MWh ça représente un CA d’environ 30Md€/ an pour la part energie, au prix moyen de marché et encore je dois être optimiste. Et qu’en même temps, l’EEG surcharge ( les subventions aux renouvelables electriques), ça représente plus de 20Md€/an! Mais certains continuent à dire que c’est un marché libéralisé! Et certains (pas de nom) vont en plus s’en réjouir, alors que par ailleurs ils crachent sur tout ce qui ressemble un peu à un système “régulé”, alors qu’on est en plein dedans! A mon avis, d’ici 5 à 10 ans on y verra… Lire plus »
Dan1
Invité
A Tech. “rien qu’avec le surplus du coût de l’EPR qq Md d’€ combien de procédés de transformations d’ENR auraient été testés et améliorés?” Il ne suffit pas de chercher pour trouver et il ne suffit pas d’injecter quelques milliards pour changer la face de l’énergie dans le monde. Sinon, les Allemands auraient déjà des solutions opérationelles à très grande échelle et ils seraient déjà sortis du charbon et du nucléaire ! Dans les années 80 (de 79 à 85), il y a un regain d’intérêts pour les EnR et des investissements très importants ont été faits, mais cela n’a… Lire plus »
Sicetaitsimple
Invité

Vous nous parlez des surcouts de l’EPR, soit, ce n’est effectivement pas brillant. Un “one shot” sur environ 10 ans à +6Md€ entre le cout initial annoncé et le coût final en € de ma grand-mère (sans tenir compte de l’inflation). Mais avec les 20Md€ par an pendant 20ans d’EEG surcharge , “combien de procédés de transformations d’ENR auraient été testés et améliorés?”

Guydegif(91)
Invité
Personne pour réagir à VGV et mes 2 posts mettant en avant la réalité d’une expérimentation VGV en Allemagne, sur une ID similaire, mais plus complète. Le proto de 25 kW existe et fonctionne. La 1ère installation industrielle chez Audi, dans le nord de l’Allemagne est en cours d’installation… En effet, VGV boucle la boucle ! Andréas en fait la moitié ! Je m’explique: V: volts engendrés par PV et éolien, donc aléatoire. On utilise ce que le réseau peut absorber, on convertit le reste ci-dessous. G: Gas, donc H2 généré par électrolyse. Puis en adjoignant du CO2 au H2… Lire plus »
Sicetaitsimple
Invité
Il me semble avoir amplement réagit! Super techniquement sur le papier, mais pour l’instant no way car simplement pas “dans le marché”, independamment de tous les problèmes techniques à résoudre ce qui est normal pour une techno emergente,et c’est bien pour ça qe je disais qu’il faut que les chercheurs (ou les ingénieurs R&D…) cherchent. Produire de l’hydrogène (electrolyseurs), capter et purifier du CO2 (installation de captage et purification), et recombiner tout ça par Sabatier ( usine Sabatier) en CH4 qui vaut aujourd’hui environ 25€/MWh,…Si vous voulez y placer vos economies, c’est votre choix! Mais à mon avis, même à… Lire plus »
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