EDF confirme la commande de 2 EPR au Royaume-Uni

Le Groupe EDF et le Gouvernement Britannique sont parvenus à un accord sur les principaux termes commerciaux du contrat d’investissement pour le projet de centrale nucléaire Hinkley Point C.

Alors qu’EDF s’attachera à construire sur le site de Hinkley Point, 2 tranches nucléaires EPR, le géant français du nucléaire Areva, aura également une implication directe dans le projet, à travers une prise de participation de 10%.

Arnaud Montebourg, ministre du Redressement productif, s’est félicité hier de l’accord trouvé et le considère comme "un succès considérable pour la filière nucléaire française." En effet, d’un point de vue économique, le projet d’Hinkley Point devrait permettre de créer plus de 7.500 emplois directs et indirects en France. Cette annonce ouvrirait par ailleurs des opportunités concernant d’autres contrats de construction nucléaire au Royaume-Uni et dans le monde.

Le coût de la construction des deux centrales nucléaires à Hinkley Point devrait atteindre 14 milliards de livres. En plus des coûts de construction, les investisseurs auront engagé 2 milliards de livres supplémentaires avant la mise en service. Il s’agit notamment de financer l’achat de terrains, l’obtention des différentes autorisations, la construction d’une installation de stockage de combustible usé et la formation de l’équipe de 900 personnes qui exploitera la centrale.

EDF confirme la commande de 2 EPR au Royaume-Uni

Les coûts totaux d’ici à la mise en service devraient être proches de 16 milliards de livres (soit 19 milliards d’euros). Pour la première fois en Grande-Bretagne, les coûts de gestion des déchets et du démantèlement seront inclus dans le projet dès son origine au travers d’un programme de financement du démantèlement (Funded Decommissioning Programme).

Hinkley Point C pourrait créer 25.000 emplois au Royaume-Uni durant sa phase de construction, dont 400 apprentis. De plus, les investissements consentis dans les universités locales, ainsi que la création d’un centre de développement des compétences bénéficient déjà aux habitants du Somerset. Selon EDF, la construction de la nouvelle centrale va par ailleurs lancer le programme du "nouveau nucléaire britannique" et enclencher une "réduction des coûts" pour les centrales suivantes.

Le Département à l’Energie et au Changement Climatique (« DECC ») prévoit que l’électricité produite par Hinkley Point C sera compétitive avec celle produite par les futures centrales au gaz ainsi qu’avec d’autres sources d’énergie faiblement carbonées. Il est estimé que le nouveau programme nucléaire britannique permettra aux ménages d’économiser 74 livres par an en prix courant d’ici à 2026-30.

Les autres points clés de l’accord de principe

– Le Groupe EDF et ses partenaires portent le risque de construction de la centrale électrique, dans le respect du budget et des délais
– Le prix d’exercice défini sera entièrement indexé sur l’indice de référence britannique à la consommation (Consumer Price Index ou CPI)
– Le contrat a une durée de 35 ans à compter de la date de mise en service de la centrale
– Un taux de retour équitable du projet (TRI) d’environ 10%, en ligne avec les critères d’investissement du groupe
– Le projet bénéficiera d’une protection contre d’éventuels changements législatifs et réglementaires

Les accords de principe sur la portée de la « garantie infrastructure » du projet et sur les termes clés du contrat d’investissement permettent au Groupe EDF de sécuriser des partenaires pour le financement du projet.

La structure actionnariale serait la suivante :

– Groupe EDF 45-50%
– Areva 10%
– China General Nuclear Corporation (CGN)
– China National Nuclear Corporation (CNNC)
– Des discussions ont également lieu avec une sélection d’investisseurs intéressés par le projet dont la participation pourrait aller jusqu’à 15%

Un accord historique pour Pierre Moscovici :

Pierre Moscovici, ministre de l’Economie et des Finances a également salué la décision prise des autorités britanniques de confier à EDF, Areva, Alstom et à leurs partenaires la construction de 2 EPR sur le site d’Hinkley Point.

"Cette décision majeure d’investissement est un succès de rang pour l’ensemble de la filière électronucléaire française et le témoignage de l’excellence du savoir français, dont la sureté est l’une des caractéristiques premières" a t-il fait savoir.

Le ministre, à qui le Président de la République avait confié le suivi et la coordination de l’offre nucléaire française au Royaume-Uni, a souligné le caractère stratégique de cet accord. Le projet marque également une étape clé dans la stratégie énergétique bas-carbone britannique qui prévoit le renouvellement d’une grande partie du parc nucléaire à l’horizon d’une dizaine d’années.

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42 Commentaires sur "EDF confirme la commande de 2 EPR au Royaume-Uni"

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Propv
Invité

Tiens, tiens, il y manque une information capitale dans cet article : c’est le prix exorbitant de l’énergie produite par ces machines : 109 €/MWh De quoi rendre jaloux les producteurs d’énergie élioennes et photovoltaïques qui aimeraient bien bénéficier des mêmes faveurs ! Mais notre redresseur de productivité nationale préfère continuer à subventionner l’industrie nucléaire en apportant sa caution pour ce consortium chinois plutôt que de garantir à un consortium européen un tarif de 99 /MWh, soit 10% mois cher, pour permettre la reprise d’un bel outil industriel, l’usine Bosh de Venissieux. La honte !

Bachoubouzouc
Invité
Tout d’abord je suis heureux que ce contrat ait enfin abouti, après des années de négociation. C’est un immense succès pour la France, qui vient de sécuriser en un seul coup un volume considérable de chiffre d’affaire à l’export. Par ailleurs, ce contrat rend très probable la commande de deux tranches supplémentaires à Sizewell C, puisque le tarif pivot est déjà prévu pour ce cas : 109€/MWh pour deux tranches, 105€/MWh pour quatre. Par ailleurs, c’est une très bonne nouvelle pour EDF puisque cet accord rend pérène son investissement dans EDF Energy, et lui garantie un volume de rentabilité sur… Lire plus »
meminick
Invité

Aucune analyse économique ni stratégique du projet. comparaison avec le cout des ENR?Il serait accablant pour cette décision. Démarche démocratique baffouée, que signifie protection contre l’évolutuion de modifications réglementaires? comme si les éventuelles modifications imposées par les retours d’expériences devaient être impossibles ou sujettes à dividendes pour les actionnaires. quid des droits de propriétés intelletuelles avec la chine état hautement démocratique.

Luis
Invité
¤ La commande n’est pas encore passée. Attendons ce qu’en dira la Commission européenne, pas avant un an. On a bien un coût de 109€/MWh pour les éventuels EPR anglais. En fait, le tarif de 92,5 £/MWh est en monnaie de 2012 et le tarif est indexé sur l’inflation depuis 2012. Ce qui nous fait déjà du 95 £/MWh (112 €/MWh) en coût 2013. Ce tarif d’achat est valable pendant 35 ans alors qu’il est seulement de 15 ans pour les énergies renouvelables. Cela ne vous rappelle pas le coût pour l’EPR de Flamanville, entre 105 et 110 €/MWh. En… Lire plus »
chelya
Invité

Vous remarquerez qu’AREVA (=le CEA et l’état Français) a mis la main à la poche pour 10% soit près de 2 milliards d’euros apportée par le contribuable français…

chelya
Invité

Au fait Bachoubouzouc, je croyais que les sources qui indiquait un prix supérieures à 100 €/MWh c’était censé être des ignobles raccontards d’anti-nucléaire ?

s4m
Invité
Areva = entreprise publique … de droit privé ! (tout comme EDF). Ce n’est pas une EPIC qui peut se faire subventionner comme elle le souhaite. L’investissement sera donc tiré des fonds de l’entreprise (cela apparaitra sur le bilan). Ca tombe bien, ça fait deux ans qu’AREVA vend des actifs pour faire entrer du cash. L’historique de l’actionnariat montre par ailleurs une stagnation voire une baisse de l’engagement de l’état français (). Et dernier point : l’EPR est conçu par qui ?! … (suspens, roulement de tambours …) par AREVA ! Puisque AREVA n’est pas une association caritative, elle va… Lire plus »
Nicias
Invité
Deux fois le prix du marché, c’est beaucoup. Bien sur, le marché de l’électricité, ça fonctionne pas aussi bien que celui du champoing. Je m’interroge sur les CFD. Est ce que les EPR produiront le plus possible, comme une éolienne pour engranger le max à un tarif garanti ? Le prix de vente du MWh étant fixe, EdF est-il incité à faire fonctionner ses EPR lorsqu’on en a le plus besoin (et planifier les arrets en conséquence), c’est à dire lorsque les prix sont haut ? Que va t-il se passer quand tous les moyens de production bénéficieront de CFD… Lire plus »
Lionel_fr
Invité
Certes Badrien, le service rendu est différent et l’angleterre se paye surtout une production en base pour sécuriser l’éolien. L’e-gas et l’hydrogène étant encore en R&D , leur coût ne doit pas être quantifié (ce serait une grave erreur que de comparer un coût R&D et un cout en prod) Cela dit , le Royaume Uni aura une 40aine de GW d’éolien installé lorsque les EPR produiront leur premier kW ! 40GW à un ratio de charge de 0.3 , ça donne 13.3 GW de production éolienne, soit l’équivalent de 6 EPR ! La grande bretagne n’a pas d’autre choix… Lire plus »
jmdesp
Invité
Ce que confirme ce contrat, c’est que le système des CFD n’est pas très favorable à des tarifs compétitifs. PLus haut il y a des comparaisons avec le traif des EnR en Allemagne ou en France, mais la comparaison qui a un sens, c’est ce que ce même système de subventionnement propose en Angleterre. Et là : Hinkley : £92,5 ou 89,5 si Sizewell se fait Eolien onshore : £100 aujourd’hui, qui baisseront à 95 d’ici 2020 Eolien offshore : £155 aujourd’hui, qui baisseront à 135 d’ici 2020 pour les meilleurs emplacements, car il est prévu des tarifs plus chers… Lire plus »
Dan1
Invité

A Lionel. “Si 3.2GW (2.56GW réels)” Pourquoi 2,56 GW réels ?

jmdesp
Invité

Il suffit de regarder la fin de la ligne sur l’éolien, Lionel essaie de prendre les chiffres de taux de charge effectif. Mais avec un tarif garanti, l’intérêt d’EDF est d’utiliser son réacteur le maximum possible, et l’objectif EPR est 92% de disponibilité. Soit 2,94GW effectif.

Dan1
Invité

Et s’il vient à l’idée d’EDF de faire fonctionner ses EPR comme les réacteurs anciens des Finlandais ou des Coréens, ils vont tutoyer le 100 % certaines années : Avec 1 650 MW x 2 x 8 760 heures = 28,9 TWh/an (29 TWh les années bissextiles) Et si EDF vend ses MWh à 112 Euros, cela ferait 3,23 milliards d’euros de recette… chaque année. A mon avis faudra pas trop pousser la vapeur pour rentabiliser l’affaire.

Bachoubouzouc
Invité
“En fait, le tarif de 92,5 £/MWh est en monnaie de 2012 et le tarif est indexé sur l’inflation depuis 2012.” Merci de nous indiquer la source de cette affirmation, qui a toute son importance. Et d’ailleurs pourquoi auraient-ils choisi 2012, une année sans signification particulière, et pas 2013, l’année de signature de l’accord ? Tout le fond de ce dossier (et le pari des anglais qui ont très certainement bien réfléchi à la question), c’est construire des moyens de production à plus de 100€/MWh de manière à ce que à leur mise en service, dans dix ans et plus,… Lire plus »
Lionel_fr
Invité
Je sais que vous aimez l’atôme (moi je préfère la Tomme) m’enfin, si on prend en compte le taux de charge de l’un , il faut aussi le faire avec l’autre. L’éolien britannique jouit d’un ratio de charge enviable de 0.3, le nucléaire français s’ennorgueillit d’un magnifique 0.8. Ces chiffres ne sont pas gravés dans le marbre : l’éolien écossais atteint 0.45 voire dépasse 0.5 en offshore. Les projets pharaoniques en mer du nord ne seront pas difficiles à rentabiliser. Les EPR également puisque dépourvus de toute contrainte de suivi de charge – ce qui limite quand même leur part… Lire plus »
Ignare
Invité

En relisant bien les différents communiqués, personne ne parle d’assurance. Toutes les autres filières paient de grosses primes d’assurance. Qui paie celle des 2 EPR UK ? A combien s’élève ce poste ?

Lionel_fr
Invité
OK, je ne cherche pas à minimiser le scoop des EPR anglaises bien que cela ne me procure pas d’enthousiasme contrairement à dan et ses 110% de charge.. Je cherche plutôt à estimer à la louche la progression du mix britannique sans forcer le nuke qui ne fait pas l’unanimité, ni oublier des technologies dont on sait qu’elles vont entrer en fonction dans les 15 prochaines années. L’intermittence éolienne est pricée depuis longtemps , inutile de la caricaturer, elle entre même dans la conception des parcs éoliens offshore finalement plus réguliers que sur terre et dont le design favorise la… Lire plus »
Luis
Invité
¤ Le tarif d’achat du nucléaire est en livres sterling de 2012. L’année 2012 correspond au début des négociations. “That price will be fully indexed to consumer price inflation. But the price, at 2012 prices, is dependent on EDF moving ahead with a second plant …” “All prices referred to in this press release, including these notes, are in 2012 prices.” Communiqué de presse du gouvernement britannique. Mais il ne faut pas croire le blabla officiel selon lequel cela procurerait des économies sur le prix de l’électricité. “£92.5/MWh is nearly double the current market price for electricity. … The original… Lire plus »
s4m
Invité

la garantie minimale au RU est de 150M€. Après, outre le montant, faut il encore se poser la question de la pertinence d’une “assurance” classique (via une société tiers). Est-ce qu’EDF (plus de 200Mds d’€ d’actif, 70mds d’€ de CA, 4Mds de bénéfice) a t il plus intérêt à “s’auto assurer” (avec des actifs dédiés, comme cela est fait pour le démantelement par exemple) plutôt que de payer une prime d’assurance auprès d’une société tiers, qui n’aura finalement peut être pas la même solidité financière pour faire face à des milliards d’€ de dépense.

Bachoubouzouc
Invité

“30 euros du MWh, mazette… les ingénieurs d’EDF sont déjà en train de se faire humilier avec toutes les erreurs digne d’un étudiant qu’ils ont fait dans les S3RENR, ça va commencer à ressembler à du tirage sur ambulance si j’en rajoute …” Chelya qui reproche à EDF des erreurs dans ses estimations, lui qui a le plus grand mal à dire quoi que ce soit de vrai, je me marre…

Bachoubouzouc
Invité
Ok, ça me semble curieux mais OK. Mais bon, sans surprise vous “oubliez” de citer le passage où les anglais nous expliquent comment d’après leurs calculs d’augmentation des prix de l’électricité, ce nucléaire sera largement rentable : “It is going to be really good value for money, because by the time you get to 2023 when it starts generating, in 10 years’ time, we are going to live in a very different world for electricity and energy generally … We calculate that by the end of the next decade, by 2030, this will actually be saving consumers money. We think… Lire plus »
Luis
Invité
¤ Le tarif d’achat du nucléaire britannique est de 92,5 £/MWh, en livres sterling 2012 et indexé depuis 2012 sur l’indice des prix. Cela pendant 35 ans contre 15 ans pour les énergies renouvelables. En supposant qu’il n’y ait aucune inflation, cela fera 2.312£ en 25 ans, 2.775£ en 30 ans et 3.238£ en 35 ans pour chaque MWh annuel. Pour l’éolien offshore installé en 2018, ce sera 135 £/MWh pendant 15 ans, puis le prix du marché (environ 50 £/MWh) pendant encore 10 ans (estimation prudente). Cela fera 2.725£ en 25 ans. Seul ce cas est plus cher que… Lire plus »
Bachoubouzouc
Invité
“Cela pendant 35 ans contre 15 ans pour les énergies renouvelables.” Encore une fois (vous vous répétez), c’est normal puisque dans les deux cas cela correspond à peu près à la moitié de le vie de l’installation. A l’exception près que l’exploitant nucléaire peut difficilement pratiquer une opération de “repowering” et obtenir une nouveau tarif subventionné une fois le précédent éclot, comme cela se pratique couramment dans l’éolien… Par ailleurs, vous comparez des prix actuels (ceux des ENR) avec les prix futurs (de l’EPR), qui interviendront dans un marché nettement plus haut. Enfin c’est ce que disent nos propres acheteurs.… Lire plus »
Luis
Invité
¤ “Je pense que le risque de prolifération nucléaire est l’une des pires externalités qui soit pour cette énergie. Selon ce que je sais, jusqu’à présent le nucléaire vit surtout grâce aux subventions publiques, ce qui est totalement anti-économique. A cet égard, la France, est un cas d’école. Mais même aux Etats-Unis, c’est au gouvernement fédéral de garantir les prêts faits à l’industrie, d’aider … les assureurs à couvrir les risques d’accident, de financer les solutions pour le retraitement des déchets, …, il existe 1001 façons de subventionner le nucléaire (…) Au vu des problèmes que pose l’industrie nucléaire, je… Lire plus »
Dan1
Invité

A Bachoubouzouc “j’ai le plus grand mal à trouver des valeurs pour l’ICHTTS1, sachant que cet indice a depuis évolué.” C’est normal puisque l’indice ICHTTS a été remplacé en 2009 : Il faut donc faire la bascule entre décembre 2008 et janvier 2009. Et je constate comme vous que les pro de la chose ont le plus grand à actualiser les prix d’achat des EnR avec les bons indices !

Dan1
Invité

A Luis. “Selon ce que je sais, jusqu’à présent le nucléaire vit surtout grâce aux subventions publiques” Malgré la considération que j’ai pour Stiglitz et ses livres, il faut bien reconnaître qu’il s’est trompé et que cela n’est pas applicable au contexte français, où c’est l’endettement d’EDF dans les années 80 et le remboursement par les consommateurs qui ont financé le parc nucléaire. Nous avions d’ailleurs déjà parlé de Joseph et de ses croyances : Le démenti est formel, même chez Libération. Lisez Enerzine avant de reprendre des “croyances”.

Dan1
Invité

A Lionel. “@dan Je sais que vous aimez l’atôme (moi je préfère la Tomme)” On va pas en faire un fromage, mais je vais encore vous contredire : J’aime beaucoup La Tomme de Savoie et j’aime bien faire le tour des fruitières. La Tomme, c’est un peu comme le nucléaire : une histoire d’Abondance !

Dan1
Invité

Pour ce qui concerne les résultats concrets de l’éolien britannique, je conseille comme d’habitude l’excellent site REF : Le lien direct : Et vous remarquerez que Lionel me disez déjà de ne pas perdre mon temps avec ces faits établis !

Dan1
Invité
A Ignare. “En relisant bien les différents communiqués, personne ne parle d’assurance. Toutes les autres filières paient de grosses primes d’assurance. Qui paie celle des 2 EPR UK ? A combien s’élève ce poste ?” Ah bon, vous avez vu jouer ça où : les producteurs d’électricité au charbon- lignite payent des assurances pour toutes les maladies chroniques ou pas qui se développent à cause des rejets massifs et de mercure, arsenic, particules… Je rappelle que l’étude CAFE annonce 75 000 morts par particules en Allemagne. Les industriels paieraient pour ces morts ?? Ce sont évidemment des morts estimés… au… Lire plus »
Nicias
Invité

Selon ce que je sais, jusqu’à présent le nucléaire vit surtout grâce aux subventions publiques, ce qui est totalement anti-économique. je pense qu’ il faut se tourner, d’abord et avant tout, vers les énergies renouvelables” Shorter: Il est anti-économique de subventionner le nucléaire donc il faut subventionner les EnR. Un économiste doit se garder de sortir de sa spècialité. Mais là franchement, s’il voulait démontrer qu’il a une poutre écologique dans l’oeuil, c’est réussi.

fredo
Invité
les modalités sont curieuses: 1-le contrat pour différence: pourquoi payer plus cher que le prix marché pour de la puissance de base? 2-le niveau de prix d’achat retenu: 92,5 GBP / MWh, soit plus du double du prix ARENH France (proche à priori du coût EPR Flamanville). 3-la présence des chinois: que l’opération soit facile ou difficile à financer, cette présence de concurrents à au moins 30% est curieuse. Pour quelle contrepartie? Des EPR en vue en Chine? des aspects sont passés sous silence: 1- y a-t-il une couverture de change GBP / EUR? ça peut dévaluer vite la livre.… Lire plus »
Sicetaitsimple
Invité
Je ne prétends pas détenir la vérité, mais qq tentatives d’explication à vos questions. pourquoi payer plus cher que le prix marché pour de la puissance de base? Bah parce que le prix de marché d’aujourd’hui n’a plus vraiment de sens car basé sur des centrales totalement amorties dans un marché globalement surcapacitaire, mais que sur environ 10 à 20 ans le RU va fermer environ 50% de sa puissance (charbon+ nucléaire historique). Remarquez que le pb est certainement plus aigu au RU qu’ailleurs du fait de l’insularité et d’un parc très vieux, mais il sera général. le niveau de… Lire plus »
Sicetaitsimple
Invité

Nous ne nous sommes pas concertés avec jmdesp! Sur les questions subsidiaires: – je n’imagine pas ( mais je suis peut-être naif?) qu’il n’y ai pas une couverture de change adaptée. -Coface: joker! même si la Coface couvre surtout des contrats hors communauté européenne.

Herve
Invité
Bonjour, Il y a un truc qui me laisse perplexe dans tout ça (j’avoue être une bille en matière économique): On nous dit que les factures vont exploser, les allemands payent déja leur jus 2x plus cher que nous, et ça va encore augmenter… En // on nous dit que le jus sorti de l’EPR coute un bras,… Petit calcul: on consomme 490Twh. Donc en augmentant maintenant le kwh de 1ct€, ça rapporte à EDF un CA supplémentaire de 4.9G€, soit de quoi payer rubis sur l’ongle un EPR chaque 18mois au prix fort. L’EPR durant 60ans, ça represente un… Lire plus »
s4m
Invité
“3-la présence des chinois: que l’opération soit facile ou difficile à financer, cette présence de concurrents à au moins 30% est curieuse. Pour quelle contrepartie? Des EPR en vue en Chine?” Des EPR il y en a déjà deux, sachant que le deuxième est quasiment du “made in china” (pour la construction et les gros composants, pas la conception). Deux autres tranches supplémentaires seraient dans les cartons pour le site de Taïshan. Les chinois investissent dans le projet UK pour plusieurs raisons : – comme cela a déjà été dit, EDF et AREVA n’ont pas des réserves de cash infinis… Lire plus »
Luis
Invité
¤ En février 2002, le gouvernement britannique nous disait ceci : “Because nuclear is a mature technology within a well established global industry, there is no current case for further government support. The decision whether to bring forward proposals for new nuclear build is a matter for the private sector. Nowhere in the world have new nuclear stations yet been financed within a liberalised electricity market. But, given that the Government sets the framework within which commercial choices are made, it could, as with renewables, make it more likely that a private sector scheme would succeed.” Le nucléaire est une… Lire plus »
Bertaga
Invité

L’électricité éolienne est rachetée 82€/MWh. L’électricité nucléaire produite avec les centrales de nouvelle génération est rachetée 109 €/MWh. Question : qui vit à vos crochets et vous appauvrit ? Source :

Dan1
Invité
A Bertaga. “L’électricité éolienne est rachetée 82€/MWh.” Qui vous a dit que l’électricité éolienne est achetée (et non pas rachetée) à 82 €/MWh. Actuellement, en France ce n’est pas 82 €, car il y a plusieurs tarifs et…. l’indexation à ne surtout pas oublier. Quel sera le prix moyen réel d’achat de l’éolien sur les 35 prochaines années ? Quel sera le prix du marché de gros de l’électricité dans 20 ou 30 ans ? Or, le diable est dans le détail dans ces affaires de longue durée. Si le kWh nucléaire est acheté à 109 €/MWh (indexé sur l’inflation)… Lire plus »
jmdesp
Invité
La CRE a publié récemment sa fameuse annexe 2 pour 2014, elle y prévoit un prix d’achat moyen de l’éolien à 91,15€/MWh. Les installation étant peu nombreuses, les anciennes installation et l’indexation plutôt avantageuse de leur tarif de rachat pèse plus que les nouvelles installation, dont le tarif d’achat initial est nettement moins avantageux. @Chelya : Chaque marché a sa logique, comparer directement celui Français et Anglais n’a pas grand sens. L’éolien UK est très cher et de plus en plus difficileà construire, RWE vient de renoncer, et Centrica le menace. Pourquoi les Anglais dans ce cas n’ont-il pas construit… Lire plus »
Dan1
Invité

Vous êtes sûr que l’éolien et surtout le prix de gros du marché sera toujours inférieur sur 35 ans quand même au prix indexé de vente pour l’EPR ? Vous avez le contrat ?

Dan1
Invité

A jmdesp. Je confirme que selon la CRE, plus l’éolien est productif plus il est cher. En 2014, la CRE prévoit l’achat de 17,4 TWh pour 1,59 milliards d’Euros soit 91,2 €/MWh. En 2012, c’était 14,3 TWh pour 1,25 milliards d’Euros soit 87,4 €/MWh. Il ne faudrait pas que l’éolien devienne mature trop vite ! Et avec l’offshore… ça va s’envoler !

Sicetaitsimple
Invité

Il vaut mieux en effet comparer ce qui est comparable en termes de faisabilité dans un contexte donné. OK, l’éolien terrestre est visiblement moins cher qu’un EPR UK. Mais l’éolien terrestre dans des pays comme le RU (et pas seulement) ça a des limites. Il y a un moment où il faut partir en mer et là ce n’est plus tout-à-fait le même prix.

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