EDF : ouverture du marché contre hausse des tarifs

Dans le cadre de la commission Champsaur chargée de réviser les tarifs de l’électricité, EDF se serait dit prêt à céder une part de ses capacités de production en échange d’une revalorisation de ses tarifs.

Sur proposition de l’Union française de l’Electricité (UFE), EDF aurait en effet accepté le principe d’une réduction de ses parts de marché pour les professionnels, qui passerait de 85 à 70% d’ici à 2012.

Selon le quotidien les Echos, cette proposition suppose soit un échange d’actifs avec ses concurrents, la mise en place de contrats de fourniture à long terme ou encore la mise aux enchères de droits de tirage (Virtual Power Plants).

En contrepartie, EDF demanderait une revalorisation de ses tarifs, et la mise sur le marché des tarifs de pointe, indique le quotidien économique. Ainsi, selon la proposition, le tarif Tartam proposé à certaines entreprises passerait de 42 euros le MWh à 54 euros, afin de prendre en compte le coût de l’EPR de Flamanville.

Le tarif de l’électricité de pointe serait quant à lui fixé par le marché.

Selon les Echos, "l’UFE compte sur un réel jeu de la concurrence et vise la disparition pure et simple des tarifs réglementés."

Les conclusions de la commission Champsau doivent être rendues en avril.

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8 Commentaires sur "EDF : ouverture du marché contre hausse des tarifs"

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dede29
Invité

Qui a envie de voir les tarifs réglementés disparaitre 

filvert
Invité

EDF veux s’aligner sur les autres pays 30 à 60% plus chers. C’est prévu pour 2011. Les EPR vont revenir à 6 milliards au lieu de 3 au départ. Donc il faut payer les erreurs d’estimation.

renewable
Invité

Sans augmentation du prix de l’électricité (par prise en compte de son coût environnemental), pas de soutien public à une vraie politique d’économies d’énergie…

Eco
Invité

les augmentations d electricite finance et financerons les investissements edf dans le nucleaire mondial ce qui a toujours ete leur direction bien a vous……..  

Dan1
Invité
Sauf que, avec l’ouverture des marchés et l’alignement des prix du MWh français sur ceux des pays voisins pour cause de bourse de l’électricité, c’est bien la commission européenne qui a obligé la France à s’orienter vers la hausse inexorable des prix du kWh. Ce n’est pas EDF qui a imposé sa politique. ce que Marcel Boîteux résume de la façon suivante : “avec la supression des tarifs régulés que demande Bruxelles, il ne s’agit donc plus, comme on pouvait le croire initialement, d’ouvrir la concurrence pour faire baisser les prix, mais d’élèver les prix pour permettre la concurrence.” De toute façon, l’augmentation du prix du kWh comble… Lire plus »
stef
Invité

Dan, effectivement l’augmentation des prix de l’énergie est souhaitée par un grand nombre d’écologistes. Mais l’objectif n’est pas en premier lieu de dépasser le coût de production de ces filières. L’objectif est avant tout de diminuer nos consommations d’énergie, que cette énergie soit renouvelable, nucléaire, au charbon, … On l’a bien vu l’été dernier avec la hausse du prix de l’essence les français ont moins roulé. Et quand le fioul monte, les gens pensent plus à isoler leur maison. Une énergie chère est donc avant tout un moyen de lutter contre le réchauffement climatique.

pasnaif
Invité
N’importe quel imbécile moyen (dont je dois faire partie) comprend quand même qu’une première réalisation industrielle comporte des aléas (et l’attitude TVO en est un sacré exemple) d’importance mineure, grêvant les coûts. de plus il comprend que ce coût est “plombé” par les coûts de développement. C’est vrai partout, que cela soit un A380, un nouveau type de navire GNL ou de moteurs d’automobile et aussi pour leurs éoliennes sacrées. Le coût qui compte industriellement en nucléaire est sur une série minimale de 10 réacteurs, condition réalisée par Mr Boiteux et ses équipes, n’en déplaisent aux détracteurs superficiels, pas même… Lire plus »
christian
Invité
Imaginez, il y a plusieurs partenaires dans un bateau (EPR Finlande). Il y a deux pilotes. Déjà, c’est mal barré. Un autre rame. Un quatrième colmate les voies d’eau. Le quatrième veut devenir capitaine du bateau… Que se passera-t-il selon vous ? En France, la situation est (un peu) plus simple : l’armateur du bateau est à bord, il fait confiance au rameur, et est financièrement plus fort que celui qui colmate (qui voudrait là aussi prendre la place du rameur qui est mieux payé)… Les démentis des PDG sur les éventuelles mésententes entre tous ces partenaires devraient être plus …… Lire plus »
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