Effet de serre : les villes ont le potentiel de réduire les émissions de CO2

L’envoyé spécial de l’ONU pour les villes et le changement climatique Michael R. Bloomberg, ainsi que le président du C40 Cities Climate Leadership Group (C40) et maire de Rio de Janeiro Eduardo Paes ont dévoilé la semaine dernière une nouvelle étude sur l’impact des efforts climatiques.

Selon ce rapport, si toutes les villes réalisaient de nouveaux efforts ‘vigoureux’ pour réduire l’utilisation de l’énergie nécessaire à la construction, le transport et les déchets, elles pourraient réduire les émissions annuelles des gaz à effet de serre (GES) de 3,7 gigatonnes (Gt) d’équivalent CO2 supplémentaires d’ici 2030 par rapport à ce que les politiques et actions nationales sont actuellement en voie de réaliser.

D’ici 2050, les villes pourraient réduire les émissions annuelles de GES de 8,0 Gt d’équivalent CO2 par rapport à ce que les politiques et actions nationales sont actuellement en voie de réaliser soit l’équivalent de la réduction de l’utilisation annuelle mondiale de charbon de plus de la moitié. Cumulativement, les villes ont le potentiel de réduire les émissions de plus de 140 Gt d’équivalent CO2 d’ici 2050.

 

Effet de serre : les villes ont le potentiel de réduire les émissions de CO2

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Le rapport qui inclut cette nouvelle recherche en partenariat avec le C40 et le Stockholm Environment Institute, souligne l’importance d’inclure les efforts climatiques des villes, car les nations ont fixé des objectifs de réduction des GES pour éviter que la température de la planète n’augmente de plus de 2°C au-dessus des niveaux préindustriels, dans le cadre des négociations sur le climat des Nations Unies en 2015.

C’est aussi la première fois que le potentiel collectif de toutes les villes pour réduire les émissions mondiales de GES a été quantifié.

Les résultats montrent que lorsque les administrations municipales mettent en œuvre des politiques visant à réduire les émissions des secteurs qu’elles peuvent contrôler (à savoir, les transports, les bâtiments et les déchets), l’impact est significatif. Par conséquent, les villes peuvent aider leurs pays à atteindre des cibles GES plus élevées et à combler le fossé entre les engagements nationaux actuels et ceux qui sont nécessaires pour empêcher la hausse de la température mondiale, comme convenu par les nations dans le cadre de l’Accord de Cancún 2010 de l’ONU.

>>> Accéder au rapport complet en englais : ici (.pdf)

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