“Efficacité énergétique, Bâtiment durable et Génie écologique”

A l’occasion du salon Pollutec qui se déroulera du 27 au 30 novembre à Lyon Eurexpo, la société de conseil Alcimed nous présente quelques enjeux et perspectives d’une industrie durable et intelligente autour de la filière bois-énergie, du traitement des déchets dangereux et de l’eau.

Plus que jamais, la tendance est à la conciliation entre performance économique et performance environnementale. Afin d’accompagner le développement d’une offre industrielle orientée plus propre mais également plus productive et compétitive, Alcimed présente quelques enjeux en matière de performance des procédés industriels, notamment sur le segment du bois énergie, du traitement des déchets et de l’eau.

Dans le secteur du bois énergie[1], cela se caractérise par une valorisation du bois matériau et du stockage de CO2. Le bois en tant que source d’énergie doit être considéré comme la dernière valorisation possible. Dès lors, il paraît essentiel de développer des biocombustibles utilisant la ressource qui n’est actuellement pas valorisée. Cela passe par la promotion de nouvelles formes de biocombustibles solides, liquides et gazeux, comme celle de la biocombustion, qui apparaît indispensable pour assurer un développement cohérent et raisonné du bois énergie en limitant les tensions sur la ressource sylvicole et l’impact sur les autres secteurs de la filière.

Dans le secteur des déchets ménagers, on observe l’émergence de nouveaux besoins en termes d’infrastructures de traitement. Aujourd’hui ce type de traitement se fait dans des centres ayant des capacités de traitement supérieures à 50 000 tonnes/an pour des raisons d’économies d’échelle. Depuis peu, de nouveaux besoins apparaissent pour le traitement de flux de déchets pouvant aller de 50 à 25 000 tonnes/an, notamment dans des zones isolées ou des îles, sur des navires de croisière ou pour des éco-quartiers par exemple. Une réflexion sur la nécessité de gérer les flux de matières au niveau local apparaît, et les acteurs cherchent à proposer des solutions innovantes pour traiter de façon autonome les déchets.

Autre enjeu majeur, le traitement de l’eau dans l’exploitation des gaz de schistes. Après la conférence sur l’Environnement, Alcimed revient sur l’enjeu majeur de l’exploitation des gaz de schiste : la performance environnementale et le traitement de l’eau en particulier. Si la production intensive de gaz de schiste est limitée aujourd’hui au territoire américain, de nombreux pays, notamment européens, ont commencé une phase exploratoire. Le défi du traitement de l’eau se pose dès maintenant, même s’il ne deviendra crucial que lors du lancement de la phase de développement.

Et la qualité de l’eau et l’impact sur le vivant
: une eau peut contenir des substances qui, mêmes présentes en très faibles quantités, peuvent perturber le fonctionnement de la vie… : Quelle place pour la bio-détection dans l’analyse des micropolluants aquatiques ? Le nombre de micropolluants aquatiques augmentent de façon exponentielle : parmi plus de 800 substances potentiellement toxiques à très faibles concentrations, la directive cadre européenne sur l’eau définie une cinquantaine de substances prioritaires.

Ces polluants bien que présents à l’état de traces sont potentiellement toxiques pour les organismes et les écosystèmes, d’autant plus qu’ils peuvent se retrouver sous forme de mélange complexe dans l’eau des rivières et leur toxicité peut alors s’en retrouver décuplée : c’est l’effet cocktail.

Des techniques de détection et d’analyse performantes sont donc indispensables et à côté des méthodes physico-chimiques classiques, se sont développées des méthodes faisant intervenir un élément biologique. Parmi ces méthodes par bio-détection, certaines sont déjà commercialisées et d’autres continuent de faire l’objet de nombreux travaux de recherche.

Dans ce contexte, le groupe Saur, acteur reconnu de la gestion déléguée de services de l’eau en France, par son partenariat avec Vigicell s’est déjà positionné comme acteur majeur engagé dans le développement de ces nouvelles méthodes de bio détection.

A partir de cet exemple, Alcimed a analysé les enjeux associés à la mise en œuvre de ces techniques novatrices et a évalué les freins et les leviers d’action au développement de ces méthodes par bio-détection pour l’estimation de la qualité des eaux de rivières.

Autre alternative innovante à l’incinération : Le traitement des déchets par l’Oxydation Hydrothermale en milieu Supercritique

Les déchets industriels dangereux se caractérisent par une très grande diversité à l’image de l’ensemble des industries concernées : industries pharmaceutiques, pétrochimie, chimie fine/spécialité, chimie de base, etc.

L’incinération domine le marché du traitement des déchets dangereux : la technologie permet de traiter l’ensemble des déchets dangereux tout en offrant un compromis technico-économique avantageux grâce à une valorisation énergétique des déchets. Mais les stratégies industrielles évoluent : recherche de réduction des déchets à la source, recyclage, valorisation produits, récupération énergétique du traitement, etc.

Dans ce contexte, Alcimed a présenté une nouvelle technologie alternative proposée par la société Innoveox : l’oxydation Hydrothermale en milieu supercritique, solution qui permet un traitement propre des déchets organiques avec une efficacité atteignant 99,99%.

Malgré la conjoncture, la R&D dédiée à l’éco-innovation bat son plein pour tendre vers une industrie durable plus respectueuse de l’environnement et plus soucieuse du progrès social.

[1] Etude Pipame sur le bois – http://www.industrie.gouv.fr/p3e/etudes-prospectives/bois/

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