Électricité en Europe : Concurrence et consolidation s’accélèrent

Dans un premier temps, nous avons vu l”espagnol Endesa se faire croquer par l’italien Enel, associé à la société espagnole du BTP Acciona, au détriment du premier candidat pour en prendre le controle, l’allemand E.ON. Lequel reçut un lot de consolation en France avec les actifs des anciens Charbonnages de France.

Deuxième grand mouvement le rachat des actifs de British Energy par EDF pour cause de réouverture de la Grande Bretagne au nucléaire suivi de l’accord aux États Unis avec Constellation Energy pour en reprendre les installations nucléaires.

Pour mémoire la création au bout de trois ans d’effort de GDF Suez second acteur français d’importance mondiale dans le secteur de l’énergie.

Tout ceci c’est le passé et encore ne suis je pas exhaustif. Et pour le futur que se passe t il?

* En Roumanie, la compagnie nationale Nuclearelectrica vient de signer avec un consortium de 6 compagnies électrqiue européennes pour y construire deux tranches supplémentaires pour la centrale de Cernavoda dans le sud est du pays. Ce sont GDFSuez via sa filiale belge Electrabel, le premier électricien allemand RWE,le tchèque CEZ, l’italien Enel, l’espagnol Iberdrola et le sidérurgiste ArcelorMittal. La technologie en sera canadienne avec le procédé Candu 6 et elle fonctionnera à l’Uranium naturel et à l’eau lourde. Ce seront deux tranches de 700MW et sa construction devrait démarrer en 2010 pour une production prévue en 2014/2015.

* En Hollande, c’est l’électricien allemand RWE, jusqu’alors peu actif dans cette consolidation européenne qui rachète l’opérateur néerlandais Essent, principal fournisseur de gaz et d’électricité des Pays Bas, pour 9.3 milliards d’euros. Essent dispose de first capacités de production "vertes" avec de l’éolien,de la biomasse et de l’hydraulique alors que RWE était le plus gros pollueur des électriciens allemand à cause de sa forte utilisation du charbon.Ceci explique peut être cela.

* En Grande Bretagne, après l’arrivée de EDF, ce sont les allemands E.ON et RWE encore qui s’allient à 50/50 pour attaquer le marché britannique et y construire des centrales nucléaires. Ce sont six sites qui sont recherchés et une capacité totale de production de 6000MW.

* En Pologne dont la structure de production électrique est basée à 94pct sur le charbon du fait de l’importance des mines de charbon dans ce pays, les limitations d’émission de CO2 imposent de faire appel à moyen terme à d’autres sources d’énergie.Les difficultés d’approvisionnement en gaz de l’Europe et le peu de sympathie russo-polonaise font que la Pologne envisage de se doter de centrales nucléaires.Une ou deux centrales d’içi 2020 et plus au delà puisque le gouvernement polonais a déjà sélectionné 9 sites.

* En France enfin le Journal du Dimanche annonce le choix d’EDF pour un deuxième site EPR à installer sur le site de Chooz dans les Ardennes et pour GDFSuez peut être un troisième

Une constante dans ces restructurations: l’omniprésence du nucléaire et le principe du gros qui mange les petits. Quant aux "gros parmi les gros" electriciens qui se positionne pour une bataille qui est loin d’être finie, on trouve EDF, GDGSuez, Rwe et E.ON et l’italien Enel

[ Archive ] – Cet article a été écrit par CaDerange

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