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Electricité : la consommation française a diminué de 6% en 2014

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Dans l’édition 2014 du bilan électrique français**, on apprend que la consommation française a diminué de 6 % en données brutes, du fait d’une météo extrêmement clémente, et de 0,4 % après correction des aléas climatiques.

Par ailleurs, les énergies d’origine renouvelable (ENR) poursuivent leur développement et représentent près de 20 % de la consommation d’électricité française.

Au final, la modération de la consommation électrique en 2014, associée notamment au développement des énergies renouvelables, a permis de réduire de plus de 40 % les émissions de CO2 du secteur électrique. Avec un solde positif de 65 TWh, la France demeure le premier pays exportateur d’électricité en Europe.

En raison de la douceur du climat (2014 est l’année la plus chaude depuis le début du XXème siècle), la consommation brute d’électricité baisse de 6 % par rapport à 2013, pour s’établir à 465,3 TWh. Corrigée des aléas climatiques, la consommation française d’électricité diminue de 0,4 %.

Pour la première fois, la consommation des PMI/PME, des professionnels et des particuliers est également en baisse de 0,5 % (392,4 TWh), alors que la consommation de la grande industrie est stable (67,4 TWh). Cette légère diminution de la consommation d’électricité française reflète une activité économique ralentie mais également l’effet des mesures d’économie d’énergie déployées en France depuis plusieurs années.

Electricité : la consommation française a diminué de 6% en 2014

[ Src : RTE – bilan électrique français 2014 ]

En 2014, les énergies d’origine renouvelable (hydraulique inclus) atteignent près de 20 % de la consommation d’électricité française, comme en 2013. Fait nouveau, la production des ENR, hors hydraulique, devance la part de la production thermique fossile, avec 28 TWh d’électricité produite. La clarification du dispositif réglementaire ainsi que des dispositions économiques plus favorables en 2014 ont permis d’augmenter de près de 1 900 MW les capacités de production éolienne et photovoltaïque, portant la puissance installée éolienne à plus de 9 100 MW et photovoltaïque à près de 5 300 MW.

La production des centrales à charbon, dont plusieurs unités ont fermé, est en diminution de 58 %. Avec des centrales à gaz moins utilisées (- 28 %), et compte tenu des conditions météorologiques qui limitent le recours à ces moyens de production, la production thermique fossile est en recul de 17,7 TWh (- 40 %).

Les échanges électriques ont été particulièrement soutenus en 2014 (92,4 TWh à l’export et 27,3 TWh à l’import). Avec un solde de 65,1 TWh, la France demeure en 2014 le pays européen le plus exportateur d’électricité. En raison de l’indisponibilité de près de la moitié du parc nucléaire belge, le solde exportateur de la France vers la Belgique s’est établi à 16,5 TWh (+ 28 % par rapport à 2013).

L’utilisation soutenue des interconnexions confirme notamment la nécessité de poursuivre l’adaptation du réseau électrique pour lui permettre de répondre aux enjeux de la transition énergétique engagée en France et en Europe. Pour contribuer à cette transition et permettre aux clients de disposer d’une électricité économique, propre et sûre, RTE a maintenu, en 2014, son niveau d’investissement à 1 374 M€, soit sensiblement le même niveau qu’en 2013.

Electricité : la consommation française a diminué de 6% en 2014

L’ensemble de ces informations sur la consommation, la production, les échanges transfrontaliers ou encore les émissions de CO2 est consultable en temps réel sur la nouvelle version de l’application grand public éCO2mix : http://www.rte-france.com/fr/eco2mix/eco2mix

Le bilan électrique 2014 complet est téléchargeable : ici (.pdf)


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    40 Commentaires sur "Electricité : la consommation française a diminué de 6% en 2014"

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    traonvouez
    Invité

    Le ratio MW installé / TWh produit est édifiant: l’éolien produit 67% de plus que le phtovoltaïque. Heureusement qu’on s’était engagé sur 23% d’ENR, on est à 20%!

    traonvouez
    Invité

    Le ratio MW installé / TWh produit est édifiant: l’éolien produit 67% de plus que le phtovoltaïque. Heureusement qu’on s’était engagé sur 23% d’ENR, on est à 20%!

    traonvouez
    Invité

    Le ratio MW installé / TWh produit est édifiant: l’éolien produit 67% de plus que le phtovoltaïque. Heureusement qu’on s’était engagé sur 23% d’ENR, on est à 20%!

    Samivel51
    Invité

    L’objectif de 23% d’ENR est sur l’ensemble de l’energie consommee (electricite, mais aussi transports, chauffage..), et la je crois bien qu’on est encore loin du compte.

    Pastilleverte
    Invité
    Encore un petit effort, camarades, le nuke PRODUIT encore 77% de l’électricité. Excellent rapport entre les PUISSANCES installées des enr (hors hydro) 11,3% et leur PRODUCTION 4,2%. ==>> Y aurait-il comme une question d’intermittence ? Une spéculation financière ? Une chasse aux subventions/crédits d’impôts/tarifs de rachat ? NB Année 2014 la plus chaude depuis le débur du XX° siècle ? Si ça fait plaisir à certains avides de sensations armageddonesques, sauf que c’est inexact dans la mesure (c’est le cas de le dire), où seules les mesures de temp° des stations au sol donneraient ce résultat, et pas celles par… Lire plus »
    Smart
    Invité
    On annonce haut et fort avoir atteint 20% d’électricité à partir d’énergie renouvelable. Le chiffre est donné à partir d’une « méthode breveté CE ». Moi ce que je vois c’est que l’électricité renouvelable fait 17,7% ; on peut retourner les chiffres comme on veut on a produit 96,1TWh en renouvelable sur 540,6TWh soit 17,7%. Quand on voit que l’éolien prend uniquement 3,1%, on peut imaginer que de passer de 17,7 à 20% n’est pas une mince affaire… Il faut juste doubler le parc éolien ou tripler le parc photovoltaique… Et puis les chiffres corrigés des aléas climatiques… Ca veut dire quoi… Lire plus »
    Luis
    Invité
    ¤ Certains émettent l’éventualité de mettre en place un tarif d’achat spécifique pour le nouveau nucléaire à base d’EPR en France. Ce qui est déjà prévu outre-Manche à Hinkley Point. A partir d’un tarif de 92,5£/MWh en monnaie 2012 (111 €/MWh de l’époque), indexé sur l’inflation depuis 2012, on en était déjà à 97,0 £/MWh en 2014 (116,4 €/MWh à l’ancien taux de change de 1,2€/£). Un tarif qui continuera d’être indexé sur l’inflation jusqu’en 2023 et encore pendant les 35 ans que dure ce tarif d’achat. Soixante-sept ans (67) après la mise en service du premier réacteur britannique (1956),… Lire plus »
    Reivilo
    Invité
    @Smart 20% c’est la part de la production d’EnR électrique sur la consommation (465 TWh) et non pas sur la production (540). La différence entre ces deux chiffres c’est notamment les pertes réseau et le solde exportateur. Concernant les aléas climatiques, vous avez tout à fait raison, et 2014 a été une année d’exception avec un été frais (moins de clim) et des périodes hivernales très douces (moins de grilles-pains). Pour être vraiement juste il faudrait peut-être aussi parler d’aléa économique, celui de la crise nous a « permis » de freiner l’augmentation des consos depuis 2008 notamment dans le secteur de… Lire plus »
    Papijo
    Invité

    Le rapport de RTE explique bien (page 35) les exportations de solaire allemand exédentaire (et donc à bas prix) vers la France, alors que nous leur exportons notre courant dès que le soleil baisse, à prix plus élevé ! Pour une fois, on peut dire merci à Angela !

    Luis
    Invité
    ¤ Faut savoir lire. La part de chaque source de production d’électricité se calcule à la fois à partir de la production totale et à partir de la consommation. Pour la consommation, on a la consommation brute, la consommation intérieure (après déduction du pompage des STEP) et la consommation finale (après déduction des pertes en ligne : transport et distribution). La variante « corrigée des aléas météorologiques » permet de comparer la consommation d’année en année à partir d’une base comparable. En 2014, la production totale a été de 540,6 TWh, dont 97,7 TWh pour les énergies renouvelables (68,1 TWh pour l’hydraulique… Lire plus »
    sunny
    Invité
    « Excellent rapport entre les PUISSANCES installées des enr (hors hydro) 11,3% et leur PRODUCTION 4,2% ». Comparer 1 MW de puisance éolienne et 1 MW de fossile ou de nuke, n’a aucun sens. Comparer les coûts de production du kWh, oui, beaucoup plus. On se rassure comme on peut? Sinon, la France, comparée à d’autres pays ne s’est pas encore lanceée véritablement dans les ENR électriques. C’est le grand chantier qui nous attends! A l’instar du Royaume-Uni, l’éolien offshore va nous permettre de gonfler la voilure. La diminution de la consommation d’électricité va nous permettre de fermer nos centrales nucléaires les… Lire plus »
    gaga42
    Invité

    Qu’on regarde la part renouvelable dans la production (18.1%), OK, super. Mais le pourcentage de production renouvelable dans la consommation, 20.6%, c’est du pur foutage de gueule, à moins que les électrons renouvelables ne soient pas sujets aux pertes Joules et aussi ne traversent pas les frontières, on n’arrête pas le progrès…

    sunny
    Invité
    Et puis une saine concurrence franco-allemande entre Siemens et AREVA sur l’éolien offshore, cela va faire beaucoup de bien à la filière. L’éolien offshore qui, d’un point de vue commercial, à des perspectives de croissance très importante sur le marché mondial $$$$$$$$. Les Européens sont les leaders en Europe, les américains et les chinois sont à la ramasse. Merci le gaz de schiste (humour noir)! Pour l’industrie française et l’emploi, jouer la carte de l’offshore comme le font AREVA et Siemens est une évidence. Je rappelle qu’AREVA avait été la première à vouloir la jouer. La carte du nucléaire à… Lire plus »
    sunny
    Invité

    « Au final, la modération de la consommation électrique en 2014, associée notamment au développement des énergies renouvelables, a permis de réduire de plus de 40 % les émissions de CO2 du secteur électrique. » Point positif « Avec un solde positif de 65 TWh, la France demeure le premier pays exportateur d’électricité en Europe. » Pont négatif Les déchets nucléaires induits par ces exportations sont pour le peuple français (et pour longtemps!). Il faudrait demander à nos voisins qu’ils en prennent en charge une partie? Ou bien, on ferme les centrales les plus dangeureuses comme Fessenheim.

    Enpratik
    Invité

    Cette électricité ENR est surtout d’origine Hydraulique.PV et éolien sont minoritaires en France,dans ces « près de 20 % »d’électricité ENR.Ne l’oublions pas.

    sunny
    Invité

    On a quand même dû exporter à peu plus d’électron produit à partir de nucléaire? Et puis avec tous ses TWh photovoltaïque et éolien que l’on importe …..

    gaga42
    Invité

    Ce que je voulais dire, pas forcement très clairement, c’est qu’un pourcentage, c’est un rapport, et dans un rapport on met au numérateur et au dénominateur des choses de même nature. Donc le rapport (EnR prod en F)/(énergie elec totale consommée en F) n’a aucune utilité ici, sauf si par magie les GWh EnR produits sont consommés à 100% en France. Et ce qui m’énerve, c’est que les promoteurs de l’éolien et du PV cherchent souvent à tricher (gentiment) avec les chiffres, ce qui ne sert pas à les rendre crédibles au yeux des connaisseurs.

    sunny
    Invité

    -10 % de, production hydraulique (après une très bonne année 2013). La part de l’hydraulique ne risque pas trop d’augmener elle a plutôt tendance à diminuer. 40 % d’électricité renouvelable en 2030? Il va falloir installer du MW éolien, solaire, biomasse, géothermie etc, et beaucoup.

    Enpratik
    Invité

    Papijo a raison sur le fait que : Le rapport de RTE explique bien (page 35)que les exportations d’électricité PV allemand exédentaires sont achetées à bas prix par la France, alors que nous leur exportons notre courant(nucléaire) dès que le soleil baisse, à prix plus élevé ! Pour une fois, on peut dire merci à Angela Merkel ! Notre électronucléaire est une bonne affaire. Et les avis erronés et truqués des militants antinucléaires aigris,on s’en fout. La France fait une très bonne affaire.

    Reivilo
    Invité

    Oui l’hydraulique est majoritaire et aussi beaucoup plus ancien. La marge de progression sur le solaire PV et de l’éolien, véritablement lancés depuis moins de dix ans en France est énorme. Sans oublier une énergie éternellement renouvelable et totalement gratuite; le négaWatt, non comptabilisé mais qu’on commence à apercevior dans ces statistiques avec des consommations en baisse. RT, efficacité améliorée, diminution du chauffage électrique dans le neuf, continuons sur la lancée !

    Enpratik
    Invité

    -10 % de, production hydraulique (après une très bonne année 2013) Et pourtant ,même avec cette baisse hydraulique ,PV et éolien sont encore minoritaires en France,en 2014,par rapport à l’hydroélectricité,dans ces « près de 20 % »d’électricité ENR. On est pas en 2030,loin de là.

    Reivilo
    Invité

    Minoritaire ou majoritaire, peu importe et ces positions vont évoluer avec le temps. Pour mémoire l’hydo-élec a été la première source de production d’électricité en France et faisait encore plus de 50% de la production au milieu des années 70 (4 fois plus importante que le nucléaire en 73 par exemple). Ce qui compte c’est la complémentarité entre une filière mature qui assure une production à bon marché et les nouveaux arrivants qui vont se faire leur place dans les décennies à venir dans un bouquet énergétique à base de ressources locales et inépuisables.

    seb
    Invité
    Alors du solaire à bas prix contre du nucléaire bien vendu … ? Comme vous j’ai lu la page 35 du rapport… après je suis alé sur EPEX ! au 29 juin pour prendre un jour en semaine proche du top de la production PV : Les prix spot sont les plus élevée pendant le pic PV (et à 19h mais on exporte peu à ce moment la…) En revanche le top des exports (voir sur ECO2 mix RTE) se passe vers 5h au moment où le prix de l’électricité est le plus bas. En gros maintenant, comme avant le… Lire plus »
    Sicetaitsimple
    Invité

    votre exemple du 29/06 ( 2014?) qui est justement un Dimanche, donc un jour peu représentatif.Vous pouvez préciser,je ne vois pas la même chose que vous. Pour les 0,98t/h, l’essentiel de la production en France, ce sont les incinérateurs d’ordures ménagères pour lesquels par convention 50% du pouvoir calorifique est de la biomasse. Comme par ailleurs le cycle thermodynamique de ces installations est très peu performant en rendement, ça conduit à un chiffre par MWh electrique élevé. de ces installations

    seb
    Invité
    Désolé, c’est une coquille je voulais dire de 19 juin, le jeudi avant le solstice. Ceci dit le 29 le constat que le PV est en phase avec des tarifs proches du maxium journalier se vérifie aussi. La courbe de production par fillière montre que c’était un jour où on a pompé beaucoup, sauf à entre midi et 14h comme quoi l’électricité PV n’était pas aussi inutile que ce que nous dit Papijo, même un dimanche… Pour les 0.98 t CO2 / MWh , ce n’est pas leur affectation à la fraction non renouvelable des ordures ménagères qui me choque… Lire plus »
    Sicetaitsimple
    Invité
    Bon, ça ne m’étonne plus que nous ne voyons pas la même chose, car vous ne regardez pas la bonne page sur EPEX! Car si voulez avoir une idée du niveau auquel est achetée l’electricité allemande au moment du pic solaire ( un ordre de grandeur car tous les échanges ne se font pas sur l’infraday), il ne faut pas que vous regardiez la page « France » ,il faut cliquer sur la page DE/AT(Phelix) en haut à gauche. Vous allez voir c’est très différent! Ce jour là, les opérateurs français durant la période de production solaire ont acheté de l’electricité bradée… Lire plus »
    Sicetaitsimple
    Invité

    Les UIOM c’est classé dans la production « renouvelable » également par convention. Il faudrait peut-être changer le titre et dire « renouvelables et valorisation énergétique des déchets », mais ça ne changerait quand même pas grand chose aux chiffres…..

    Luis
    Invité
    ¤ La production d’électricité a augmenté de 3,8% en Chine en 2014, mais l’électricité fossile (surtout charbon) a diminué de 4,2%. Pour la première moitié de 2014, la production d’électricité a été de 79 TWh pour l’éolien et de 57 TWh pour le nucléaire. La production de charbon a diminué de 2,5% en 2014 et devrait encore diminuer de 2,5% en 2015. Les importations de charbon de faible qualité sont maintenant interdites, ce qui ne plaît pas aux australiens et aux indonésiens. La Chine pourrait passer son pic du charbon (peak coal) avant 2020, pour la consommation. « China’s use of… Lire plus »
    Jp du carladez
    Invité

    Tout est dit sauf que la production d’ENR à baissé par rapport à l’an passé. On met vraiment ce que l’on veut en avant ! Il faudrait savoir pourquoi la prod hydro a baissé? Manque d’investissement=taux de charge en baisse? Rien dans le texte par contre qu’on s’extasie sur l’éolien et le P.V. Comparer un chiffre de production à un chiffre de consommation c’est incroyable. Ou alors il faut le faire pour tout le tableau. Le nucléaire ce serait 85%. Nuc 85%+ ENR = 104% !

    Sicetaitsimple
    Invité

    Votre post est très « léché », faut s’y retrouver. Un coup c’est de la production charbon, un coup de la production (d’électricité) à base de charbon. Les années de comparaison ne sont pas homogènes. Et si simplement vous complétiez par la fourniture du lien? Parce que j’ai quand même un peu de mal à croire la première phrase, « La production d’électricité a augmenté de 3,8% en Chine en 2014, mais l’électricité fossile (surtout charbon) a diminué de 4,2%. « 

    Reivilo
    Invité

    Pas (encore) de quoi s’extasier sur les productions éoliennes et PV qui restent encore bien trop faibles au regard du potentiel de notre pays sur ces énergies propres et non importées. Mais on peut se satisfaire de voir que l’augmentation de la puissance installée en EnR se fait simultanément à une diminution presque proportionnelle dans les centrales thermiques classiques (+1900/-1300) tout cela sans pour autant perturbé notre apporvisionnement. La théorie ici souvent présentée comme une vérité incontestable selon laquelle 1MW installé dans ces énergies nécessite 1MW en fossile pour palier à l’intermittence à un peu de plomb dans l’aile !

    Sicetaitsimple
    Invité

    Bah quand le « dispatchable » au sens large fait 95% environ de la production et que plus de 10% sont exportés, il est clair que n’importe qui peut produire n’importe quoi à n’importe quel moment sans que ça ne pose de problème technique de fond pour le système…. Tiens, imaginez que demain matin on arrête définitivement 30GW de nucléaire en France. C’est quoi votre solution dans cette hypothèse? Au delà de la théorie… Du pratique, des chiffres (des MW installés), on ne parle même pas de ce que ça coute. Alors?

    Reivilo
    Invité

    Oui c’est n’importe quoi d’avoir 75% de production sur le seul nucléaire. Un gros problème et on est mort, pas de plan B. Merci de l’avoir rappelé.

    sunny
    Invité

    Par convention, la part des ENR dans les UOIM est de 50 %, donc 50 % de l’électricité produite par les UOIM n’est pas considérée comme renouvelable. Dans certains pays, où des études ont été réalisées pour déterminer la part biomasse (et donc renouvelable) des UOIM, on est globalement à 47 % – 53 %, dans un sens ou dans l’autre.

    Sicetaitsimple
    Invité

    On est d’accord, la « convention » de 50% est bien basée sur des valeurs réalistes même si elles peuvent varier autour de cette valeur. Vous ne faisiez que confirmer, ou vous vouliez dire autre chose?

    Luis
    Invité

    ¤ La consommation d’électricité a baissé de 3,8% en Allemagne. Mais ce qui est étonnant, c’est qu’un magazine anglais bien connu pour avoir raconté autant de mensonges sur la transition énergétique allemande (autant qu’une ministre connue) puisse maintenant être plus objectif. Notons que nous avons importé plus d’électricité allemande (13,22 TWh) que nous n’en avons exporté (7,28 TWh) en 2014, source RTE. Comme chaque année, y compris en 2011. L’Allemagne étant un exportateur net d’électricité. Pour la Chine : plusieurs sources. Davantage d’infos dans quelques semaines.

    Bachoubouzouc
    Invité

    L’Allemagne est exportatrice nette pour une raison très simple : Du fait des surcapacités ENR, les prix de marché en Allemagne sont parmis les plus faibles d’Europe. Elle est donc largement exportatrice, mais perd massivement de l’argent sur ces exportations. Puisque ces MWh sont vendus moins chers que ce qu’ils coûtent à produire.

    Sicetaitsimple
    Invité

    Notons que nous avons importé plus d’électricité allemande (13,22 TWh) que nous n’en avons exporté (7,28 TWh) en 2014, source RTE. C’est grave? Et combien d’heures (en puissance) ou de journées (en énergie) où nous avons plus importé depuis l’Allemagne que nous n’avons exporté vers nos autres voisins? Quel est le sujet?

    Lionel-fr
    Invité

    Bachou ne précise pas que l’Allemagne reste capable d’assurer un backup d’urgence suffisant pour couvrir les besoins de ses voisins.. @ tous : une brève du Figaro sur les investissements EnR dans le monde : Chine, USA, Europe, Japon..

    Herve
    Invité

    Oui, cela dit le backup en question est limité par la puissance des interconnections et reste faible au regard des puissances en jeu. Si d’avenir, l’Allemagne devait défaillir dans ce rôle, ça ne couterait pas bien cher de remplacer par des turbines à combustion.

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