Emballement climatique assuré avec les énergies fossiles

Que deviendraient la teneur en gaz carbonique de l’atmosphère et la température moyenne globale si aucune nouvelle source de dioxyde de carbone comme des centrales thermiques ou des automobiles n’était construite ?

Selon des chercheurs, les infrastructures existantes pour l’énergie émettraient encore approximativement 496 gigatonnes de dioxyde de carbone ces 50 prochaines années. Ceci permettrait une stabilisation du gaz carbonique atmosphérique sous les 430 parties pour million (ppm) et n’induirait qu’une augmentation de 1,3 degré Celsius de la température globale au-dessus des niveaux pré-industriels.

Ces valeurs suffiraient probablement à éviter de nombreux effets du réchauffement climatique prévus par nombre d’experts si la température globale grimpe de plus de 2 degrés Celsisus et que les concentrations de gaz carbonique atmosphérique dépassent les 430 ppm.

Steven Davis et ses collègues indiquent toutefois que leurs résultats illustrent la difficulté qu’auront les gouvernements dans le monde à maintenir l’augmentation de la température sous le seuil des deux degrés, l’affranchissement des technologies émettrices de carbone pouvant prendre plusieurs décennies.

Les chercheurs ont compilé les données des rejets des centrales thermiques, des véhicules, des industries, des habitations, du commerce et des transports pour estimer leur effet sur l’atmosphère. Ils n’ont cependant pas pris en compte les usines produisant les moteurs à explosion, les réseaux d’autoroutes et leurs stations d’essence, les raffineries de pétrole et d’autres infrastructures qui incitent à utiliser des technologies émettrices de gaz carbonique.

À la lumière de leurs résultats, Davis et ses collègues préviennent que les sources des émissions les plus menaçantes n’ont probablement pas encore été construites. Ils prédisent qu’une puissance de 30 terrawatts provenant de sources neutres pour le rejet de gaz carbonique sera nécessaire avant 2050 pour espérer maintenir une croissance économique et éviter le seuil des deux degrés qui pourraient déclencher des changements climatiques majeurs.

Dans un article Perspective associé, Martin Hoffert explique plus en détail les implications de cette étude.

« Future CO2 Emissions and Climate Change from Existing Energy Infrastructure » par S.J. Davis et K. Caldeira de la Carnegie Institution of Washington à Stanford, CA ; H.D. Matthews de l’Université Concordia à Montréal, QC, Canada.

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4 Commentaires sur "Emballement climatique assuré avec les énergies fossiles"

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imagreen
Invité

A la lecture de cet article, on se rend compte qu’il est encore possible de “contenir” les déréglements climatiques ! Enfin, pour cela il faut faire vite car l’inertie du changement est plus qu’importante : “plusieurs décennies”… Aux politiciens de jouer !!

Babase
Invité

j’ai du mal à comprendre les conclusions de cette étude. Alors qu’à l’heure actuelle la capacité d’absorption “naturelle” des GES est largement dépassée, comment le taux de CO2 pourrait se stabiliser sans REDUIRE les sources?

traction0
Invité

Honnêtement, je n’y crois pas, nombre de personnes de confiance ont démontré que certains chercheurs sont payés très grassement pour prouver “l’inexactutude” des rapports des scientifiques qui n’arrêtent pas de tirer la sonnette d’alarme ! Un exemple flagrant fût la manipulation médicale effectuée par l’industrie du tabac ! Alors, qui croire ? Personne, le monde n’est plus que manipulations et intox à tous les niveaux, l’avenir est tracé, nous ne pourrons jamais rien y changer, c’est David contre Goliath, nous allons droit dans le mur et ce n’est pas l’homme qui y changera quoique ce soit !!

Pastilleverte
Invité
un scenario catastrophe à la Al Gore moi le n…. basé sur un postulat de plus en plus remis en question, à savoir le CO2 comme (quasiment) unique responsable des hausses de tempêratures et tout ce qui s’en suit. Que ne ferait”on” pas pour obtenir des crédits… Tiens, maintenant le seuil critique c’est 430 ppm (parties par MILLIONS) et pas 350 (dépassé déjà depuis plusieurs décennies) Prochain article : le CO2 va nous conduire tout droit d’ici 2350 (génial personne ne sera plus là pour le vérifier) à une hausse du niveau des océans de xx cm, yy mètres zz… Lire plus »
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