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 Du courant électrique pour sauver le corail
  Article publié le Jeudi 09 octobre 2008 - © Enerzine.com
Du courant électrique pour sauver le corailPour sauver ses récifs coraliens de la disparition, une ville de Floride compte mettre en place une solution originale, à défaut d'être éprouvée. Les récifs artificiels installés au large de ses côtes seront traversés par un faible courant électrique fourni par des panneaux solaires.

La ville de Lauderlale-by-the-sea a confié à la société Global Coral reef Alliance la mission d'installer 6 récifs artificiels en acier à proximité d'un récif naturel détérioré.

En faisant passer un léger courant électrique à travers la structure, la société pense pouvoir stimuler la croissance du corail, sans pour autant mettre en danger la faune qu'il accueille.

Deux bouées flotteront en surface, qui accueilleront des panneaux solaires. L'électricité produite sera directement transmise aux structures immergées.

Le projet représente un budget de 60 000 dollars pour la ville, qui doit encore recevoir l'aval des autorités compétentes.

Selon John McManus, directeur du centre de recherche sur les récifs coraliens (Université de Miami), il n'y a aucun doute sur l'efficacité de ce type de structure : en offrant des surfaces stables dans des fonds troubles, elle accueillera les populations de corail. En revanche, l'utilité du courant traversant les structures lui paraît plus douteuse.

Si dans un premier temps la croissance du corail pourrait effectivement être accélérée par l'électricité, les organismes, en s'épaissisant, pourrait ensuite bloquer le passage du courant.

Selon lui, aucune étude comparative n'a mis en évidence le bénéfice d'une telle méthode. "Il n'y a pas beaucoup de preuves qui montrent qu'il vaille le coup de faire passer de l'électricité à travers [la structure]" commente-t-il. "Cela ne fera probablement aucun mal. Et cela pourrait même être bénéfique".

De son côté, Global Coral Reef Alliance revendique le succès de sa technologie. De tels récifs ont déjà été installés au mexique, au Panama, en Thaïlande ou encore en Indonésie.

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 Faible impact des éoliennes sur les oiseaux des champs
  Article publié le Vendredi 03 octobre 2008 - © Enerzine.com

faible impact des éoliennes sur les oiseaux des champsLes parcs éoliens présentent moins de risques pour les oiseaux des champs que ce que l'on pouvait craindre, révèle une étude britannique.

Des chercheurs de l'Université de Newcastle ont mis en évidence que sur 23 espèces, seul le faisan était affecté par les éoliennes. Pour cela, ils ont étudié 3 000 oiseaux de 23 espèces différentes, dont cinq menacées, et ont notamment démontré que les éoliennes n'ont pas d'effet sur la répartition des espèces se nourrissant de semences. D'après l'étude, seuls les faisans communs ont été perturbés et aucune collision n'a été observée par les chercheurs.

"C'est la première preuve qui indique que l'implantation présente ou future d'un grand nombre d'éoliennes sur les terres agricoles européennes est peu susceptble d'avoir des effets préjudiciables sur les oiseaux des terres agricoles", indique le Dr Whittingham. "Cela devrait être une bonne nouvelle pour les associations de protection de la nature, les compagnies éoliennes et les politiques."

L'agriculture étant le premier poste d'utilisation des terres en Europe, de plus en plus d'éoliennes seront construites sur ce type de terrain. Il apparaissait nécessaire aux chercheurs de mesurer l'impact de ces implantations sur les espèces, alors même que l'Europe alloue des milliards d'euros afin d'accroître la biodiversité des terres agricoles.

Si les chercheurs avaient révélé des nuisances sur ces espèces, cela aurait pu mettre en contradiction deux politiques environnementales européennes : les objectifs de développement des énergies renouvelables d'une part et la protection de la biodiversité d'autre part.

"On observe une préoccupation grandissante concernant l'impact des éoliennes sur les espèces de ces zones, de sorte que les demandes de construction des nouvelles turbines se concentrent de plus en plus sur d'autres sites, en particulier sur les terres agricoles des plaines centrales et de l'Est de l'Angleterre" ajoute le Dr Whittingham.

L'étude ayant été réalisée au cours de l'hiver, d'autres devront être menées pendant la saison de reproduction de ces espèces agricoles.

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 Méfiance des régions à l'égard des agrocarburants
  Article publié le Mardi 16 septembre 2008 - © Enerzine.com
Les régions méfiante à l'égard des agrocarburantsDans le cadre de l'Association des régions de France (ARF), les conseils régionaux ont souhaité pouvoir prendre position en toute connaissance de cause dans le vif débat sur les agrocarburants. Au vu des résultats d'une étude, l'ARF en appelle à une meilleure évaluation des impacts de la culture de carburants végétaux.

"Les études parues sur ce thème sont sujettes à critiques, en particulier quant à l’évaluation très sommaire de l’impact environnemental. Les procédés, méthodes et techniques de production des carburants végétaux ont chacun un bilan énergétique différent, bilan qui, de plus, varie de façon très importante selon le mode de calcul retenu", critique l'ARF.

Face à ce constat, la commission Développement Durable et Environnement de l’ARF et son président ont cherché à mettre à disposition de l’ensemble des Régions une vision globale de l’état des méthodologies utilisées pour ces analyses.

La Région Aquitaine a donc commandé pour le compte de l’A.R.F auprès du Centre d’énergétique des Mines de Paris une étude d’évaluation des différentes approches existantes en France comme à l’étranger, en se basant sur l’analyse du cycle de vie (ACV), outil permettant d’évaluer l’empreinte écologique d’un objet ou d’un procédé.

Pour l'ARF, les résultats de ce travail sont sans ambiguïté. Elle en tire les enseignements suivants :
• la nécessite d’une plus grande rigueur dans la conduite des études préalables à toutes initiatives nationales et européennes en matière d’agrocarburants ;
• le recours systématique à une approche globale, resituant les enjeux économiques, sociaux et environnementaux d’une généralisation de tel ou tel procédé ;
• la réalisation d’une étude d’impact territorial spécifique, préalable à chaque projet.

Dans ces conditions l’ARF souhaite que le débat sur les agrocarburants de première génération, mais aussi sur la deuxième génération en cours de développement, soit repris avec ce nouvel éclairage.

Outre l’impact lié à la mise en culture de surfaces initialement couvertes par la forêt, par les jachères ou les pâturages entraînant une réduction des puits de carbone, éventuellement un déstockage du carbone, générant l’utilisation d’engrais azotés émetteurs de protoxyde d’azote, les atteintes à la biodiversité qui en résultent posent le problème du respect des engagements pris dans ce domaine au plan national et européen, pointe l'association.

Enfin l’incidence de la production des agrocarburants pose la question des priorités qu’on entend donner à l’usage des terres agricoles dans le contexte international actuel de hausse du prix des denrées alimentaires.

Alain Rousset, Président de l’ARF, Didier Jouve, Président de la Commission Développement Durable et Environnement de l’ARF, appellent donc le gouvernement à réviser les objectifs affichés en termes d’incorporation d’agro-carburants dans l’essence et le gazole, particulièrement celui du paquet énergie-climat qui place la barre à 10 % d’ici 2020. Une telle politique se doit de tenir compte des impacts écologiques et sociaux induits, préconise-t-elle.

Voir en ligne : Le détail de l’étude sur le bilan environnemental ainsi que le Manifeste des Régions en faveur du Développement durable.

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 Dégâts des agrocarburants en Amérique latine
  Article publié le Lundi 15 septembre 2008 - © Enerzine.com
Les Amis de la Terre dénoncent la culture d'agrocarburants en Amérique latineL'ONG internationale les Amis de la Terre dénonce l'impact de la culture des agrocarburants en Amérique latine. Dans un rapport publié mercredi dernier, elle met en évidence "l’aggravation des conflits fonciers, l’éviction des populations pauvres, les conditions de travail désastreuses et l’augmentation de la déforestation liées au développement des agrocarburants."

Selon le rapport intitulé « Alimenter la destruction en Amérique latine », les agrocarburants bénéficient avant tout aux multinationales, investisseurs, spéculateurs et grands propriétaires terriens, mais pas aux populations locales.

Les plantations destinées à alimenter les marchés européen et américain sont synonymes de "monoculture intensives qui nécessitent de grandes quantités de terres, de produits chimiques et d’eau. Elles poussent les autres types d’agricultures vers les forêts et les savanes, aggravant la déforestation et la destruction de la biodiversité", pointe le rapport.

Lucia Ortiz, des Amis de la Terre Brésil, met également en cause "les conditions de travail [...] extrêmement faibles, parfois proches de l’esclavage. Le travail forcé des enfants existe dans plusieurs pays", affirme-t-il. "En outre, les superficies de terres exigées par les agrocarburants entraînent des déplacements forcés de communautés locales, avec des conflits sur le droit à la terre dans tous les pays étudiés, aggravés par la spéculation foncière et l’usage de la violence dans certains cas".

Sébastien Godinot, coordinateur des campagnes aux Amis de la Terre France, conclut : « Le rapport met en évidence que les agrocarburants menacent le modèle d’agriculture familiale indispensable dans ces pays pour la production vivrière. L’Union européenne est une des causes majeures de cette catastrophe (avec les Etats-Unis) : elle doit stopper ses importations d’agrocarburants venant des pays du Sud. Pour répondre à ses enjeux climatiques et énergétiques, elle doit lutter contre la surconsommation de carburants plutôt que d’aggraver les inégalités et les destructions dans d’autres régions du monde. Nous lancerons début octobre avec le CCFD et Oxfam une campagne dans ce sens, ciblant la Présidence française de l’Union européenne »

L'étude a été menée dans 7 pays d'Amérique latine : Brésil, Argentine, Uruguay, Colombie, Costa Rica, Guatemala, Salvador.

Consulter le rapport : Fuelling the destruction en latine america (PDF)

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 L'utilisation de l'eau de pluie assouplie
  Article publié le Mardi 02 septembre 2008 - © Enerzine.com
L'utilisation de l'eau de pluie assouplieUn arrété ministériel publié au Journal Officiel la semaine dernière précise les conditions de récupération et d'utilisation des eaux de pluie à usage domestique.

Jusqu'à présent, l'eau de pluie n'était autorisé que pour un usage extérieur. Ce qui limitait considérablement la portée du crédit d'impôt de 25% accordé pour l'installation de récupération des eaux de pluie.

Ce nouvel arrété définit les "conditions d'usage de l'eau de pluie récupérée en aval des toitures inaccessibles, dans les bâtiments et leurs dépendances, ainsi que les conditions d'installation, d'entretien et de surveillance des équipements nécessaires à leur récupération et utilisation."

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 Les chauve-souris subissent la pression des éoliennes
  Article publié le Mercredi 27 août 2008 - © Enerzine.com
Les chauve-souris subissent la pression des éoliennesLes éoliennes causent une surmortalité de chauve-souris migratrices. Une étude de l'université de Calgary montre qu'elle n'est pas dûe à des collisions, mais à la pression de l'air.

Le Sud de l'Alberta (Canada) observe une surmortalité chez les chauve-souris, principalement le long de chemins de migration empruntés par les chiroptères.

Une étude de la mortalité des chauve-souris menée par le biologiste Robert Barclay depuis 2006 a montré que la grande majorité des chauve-souris retrouvées mortes sous les turbines de Pincher Creek révélait de graves lésions
de leur système respiratoire. Un phénomène appelé barotrauma, qui est dû à une subite compression de la pression de l'air.

90% des chauve-souris mortes révèlent des hémorragies internes, alors que la moitié montraient des preuves de contact direct avec une éolienne.

"Parce que les chauve-souris peuvent détecter les objets grâce à l'echolocation, elles entrent rarement en collission avec les structures construites par l'homme", explique le chercheur Erin Baerwald.

"Une chûte de la pression atmosphérique provoquée par les pales d'une éolienne est un événement indétectable et impossible à prévoir pour les chauve-souris, ce qui explique la mortalité importante autour de ces structures."

Les chauve-souris sont plus sensibles au bartrauma que les oiseaux, du fait de la spécificité de leur systèmes respiratoire.

"Leur lent taux de reproduction peut limiter la capacité de la population à compenser les pertes dues aux accidents, et augmenter le risque de mise en danger de l'espèce, voire d'extinction."

Ces accidents concernent essentiellement les espèces migrantes. La disparition de chauve-souris dans certaines régions pourrait avoir un impact direct sur l'écosystème tout au long de leur route de migration.

Selon Baerwald, il n'existe pas de moyen pour réduire la chute de pression des éoliennes sans sévèrement limiter leur usage. Parce que les chauve-souris sont plus actives quand la vitesse du vent est moindre, une stratégie pourrait consister à augmenter la vitesse du vent minimum nécessaire pour faire tourner les turbines, pendant les périodes de migration.

L'étude a été initiée par TransAlta, après que l'opérateur éolien a découvert des carcasses de chauve-souris à proximité de ses éoliennes.

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