Energie : Berlin et Moscou défendent leurs intérêts

E.ON a finalisé hier l’acquisition du capital du producteur russe OGK-4.

Pour 4,1 milliards d’euros, l’électricien allemand a acquis 69% du groupe OGK-4. Celui-ci fait partie d’un programme de cession de 6 producteurs russes.

OGK-4 exploite actuellement 4 centrales à gaz et une au charbon, pour une capacité totale installée  de 8 600 MW.

L’opération a été réalisée à Wiesbaden, dans le cadre des 9èmes consultations interétatiques. C’est dans ce contexte que le  ministre russe de l’Energie, Viktor Khristenko, a évoqué un déséquilibre des actifs énergétiques russes sur le marché européen par rapport aux actifs détenus par des européens en Russie.

Selon le ministre, la présence allemande dans le secteur de l’énergie russe représente près de 20 milliards de dollars.

Appelant de ses voeux une plus grande "réciprocité", il a ainsi fait savoir que la Russie serait intéressée par "des investissements sur le marché énergétique européen".

De son côté, Angela Merkel a jugé bon de rappeler le montant des importations allemandes : 42% des importations de gaz et 33% du pétrole proviennent en effet de Russie.

Berlin a en outre fait part de sa volonté de pouvoir annuler la prise de contrôle d’une entreprise allemande par une entreprise etrangère, si elle est considérée comme stratégique.

Cette annulation pourrait être exercée jusqu’à 3 ou 4 ans après la vente.

 
   
 (src: E.ON, La Tribune)  
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