Enerzine

Énergie : l’UE présente sa nouvelle stratégie pour 2020

Partagez l'article

La Commission Européenne a présenté lundi sa nouvelle stratégie en matière d’énergie, en redéfinissant les priorités pour la prochaine décennie, et les actions à mener pour réussir le pari des économies d’énergie, de la compétitivité des prix sur le marché et de la sécurité de l’approvisionnement.

« L’énergie est l’un de nos plus gros chantiers », a déclaré Günther Oettinger (en photo), membre de la Commission responsable de l’énergie. « La nouvelle direction que nous devons faire prendre à notre système énergétique pour le rendre plus durable et plus sûr s’annonce comme une tâche de longue haleine, mais c’est maintenant que nous devons prendre des décisions ambitieuses. Si nous voulons une économie efficace, compétitive et peu polluante, nous devons donner une envergure européenne à la politique de l’énergie et nous concentrer sur un nombre limité de priorités urgentes

La Commission définit cinq priorités dans la communication « Énergie 2020 » adoptée lundi et présentera plusieurs initiatives et propositions législatives concrètes au cours des dix-huit mois à venir, fondées sur ces priorités et sur les mesures suggérées.

Économies d’énergie

La Commission propose d’axer ses initiatives sur les deux secteurs offrant les meilleures possibilités d’économies d’énergie : les transports et les bâtiments. Pour aider les propriétaires immobiliers et les entités locales à financer des rénovations et mesures d’économies d’énergie, la Commission proposera d’ici la mi-2011 des incitations à l’investissement et des instruments financiers innovants. Le secteur public, quant à lui, est invité à prendre l’efficacité énergétique en compte dans ses marchés de travaux, de services ou de produits. Dans l’industrie, les certificats d’efficacité énergétique pourraient encourager les entreprises à investir dans des technologies plus sobres.

Marché paneuropéen de l’énergie intégré et équipé d’infrastructures

La Commission fixe une date butoir pour la réalisation du marché intérieur de l’énergie. D’ici à 2015, aucun État membre ne devrait rester en marge. Au cours des dix prochaines années, 1 000 milliards d’euros devront être investis dans les infrastructures énergétiques de l’UE. Pour accélérer les principaux projets stratégiques de l’Union européenne, la Commission propose de simplifier et d’accélérer la procédure de délivrance des permis de construire, en fixant un délai maximum pour l’octroi de l’autorisation finale et du financement de l’UE. Un guichet unique devrait permettre de coordonner toutes les demandes de permis nécessaires à la réalisation d’un même projet.

27 États, une seule voix en matière d’énergie sur la scène internationale

Il est proposé que l’UE coordonne sa politique énergétique à l’égard des pays tiers, notamment ses principaux partenaires. Dans le cadre de la politique de voisinage, la Commission propose de renforcer et d’étendre le Traité instituant la Communauté de l’énergie afin de poursuivre l’intégration des pays qui souhaitent participer au marché européen de l’énergie. La coopération avec l’Afrique devrait elle aussi s’intensifier, en vue de fournir une énergie durable sur l’ensemble du continent.

L’Europe à la pointe des technologies et de l’innovation dans le domaine de l’énergie

Quatre grands projets seront lancés dans des domaines cruciaux pour la compétitivité de l’UE, à savoir: les technologies pour les réseaux intelligents et le stockage de l’électricité, la recherche sur les biocarburants de seconde génération et le partenariat « villes intelligentes » pour promouvoir les économies d’énergie dans les zones urbaines.

Des consommateurs actifs pour une énergie sûre, abordable et assurée

La Commission propose de nouvelles mesures relatives à la comparaison des prix, aux changements de fournisseur ainsi qu’à la clarté et à la transparence des factures.


Partagez l'article

 



    Articles connexes

    Poster un Commentaire

    8 Commentaires sur "Énergie : l’UE présente sa nouvelle stratégie pour 2020"

    Me notifier des
    avatar
    Trier par:   plus récents | plus anciens | plus de votes
    Pastilleverte
    Invité

    un programme intelligent: 1/ recherche des économies d’énergie, spécialement dans le bâtiment, la source la plus importante, et de très loin 2/ R&D en priorité dans les « smart grids », le stockage de l’électricité les bio 2° génération (3° génération eût été mieux, mais chaque chose en son temps)et encore les économies d’énergies Le reste est plus du blabla pour se faire plaisir, mais ne boudons pas le nôtre !

    ccsiaix
    Invité

    De grands oublis dans la définition de cet objecifs: – le financement de la recherche sue la fusion pour produire abondamment de l’énergie sans pollution. (à long teme , certes) ET SURTOUT – le financement des réacteurs nucléaire de fission de génération 4 L’objectif de « 27 États, une seule voix en matière d’énergie sur la scène internationale » est ambitieux. Personnelment, je pense que les états anti-nucléaires qui achétent en douce du gaz aux russes n’ont pas leur place en Europe. C’est tout.

    christian
    Invité
    Pour Ccsiaix : même si les Etats qui en sont membres sont les mêmes que ceux de l’UE, le conseil d’Euratom reste formellement autonome de la Commission… Il revient donc à Euratom de décider et communiquer sur la 4ème génération, pas au Commissiaire. C’est bizarre, mais la construction européenne n’est pas un long fleuve tranquille. Voir la très parlante chronologie ici. C’est Euratom qui siège dans GenIV. Et le projet soutenu est le MSFR (Molten Salt Fast Reactor) : surgénérateur, souple sur le combustible (U, Pu ou Th), produisant peu de déchets et comportant un traitement sur site (mais découplé… Lire plus »
    ccsiaix
    Invité

    Merci pour vos contributions. Si j’ai bien compris, la France est représenté deux fois au sein de Gen IV, en tant que france et en tant que membre d’Euratom. Quels est la liste actuelles des membres d’Euratom ? égale à celles des pays membre de l’union européenne ? Quid de l’autriche, pays anti-nucléaire ? et de la Suisse , non membre de l’union mais qui participe à ITER !

    ccsiaix
    Invité

    que dit le traité de Lisbonne sur Euratom ? rien ?, on en reste à la version des années 50 ?

    christian
    Invité

    années 50 : A ma connaissance, oui, on en reste là. Et les difficultés du Commissaire à faire un marché unique de l’énergie ne sont pas encore toutes levées, loin de là (il faut 10 ans pour tirer une ligne THT transfrontalière, par exemple).  Ah, évidemment si nous avions voté oui au traité constitutionnel, cela aurait été différent… Mais Fabius a un plan B il paraît.

    ccsiaix
    Invité

    1000 milliards d’euros est une somme importante De quoi construire entre 100 et 200 EPRs ! ça fait réver 😉 Mais d’ou sort cette somme ?

    trimtab
    Invité

    « Mais d’ou sort cette somme ? » Et les 1500 millards USD ! du buget militaire mondial, il sort d’ou ? Sous le sabot d’un cheval ! Qu’on on veut on trouve ! Un peu de ‘transfer’ de ‘killingry to livingry’ et le tour est joué ! trimtab

    wpDiscuz