49°51′28″N 0°38′7″E / 49.85778, 0.63528 La centrale nucléaire de Paluel est située sur la commune de Paluel (Seine-Maritime), à 40 km de Dieppe et 70 km du Havre, sur la côte de la Manche en Normandie. Elle a été construite et est exploitée par EDF.
La centrale, qui utilise l'eau de la Manche pour son refroidissement, dispose de quatre réacteurs nucléaires de 1300 MW chacun. Le chantier des réacteurs de la centrale a débuté en 1977 et s'est terminé en 1986.
Environ 1250 salariés d'EDF travaillent à la centrale de Paluel, ainsi que 300 salariés d'entreprises prestataires.
Incidents
La tempête en Manche du 23 juin 2004 a provoqué une arrivée massive d'algues dans les tambours filtrants de la station de pompage du circuit de refroidissement. Tous les réacteurs de la centrale ont alors été arrêtés. L’incident a été classé au niveau 1 (anomalie) de l’échelle internationale des événements nucléaires (INES). Ces algues ont fait perdre 6% de production à la centrale de Paluel en 2004. Le phénomène de prolifération des algues serait lié, au moins partiellement, aux nitrates d'origine agricole qui se retrouvent entraînés en mer par les eaux de ruissellement.
Extrait de la revue de l'ASN "Controle" n°180 de juillet 2008, page 118 : Centrale de Paluel réacteur 4 : Risque de perte de confinement en cas d'accident. Le 3 février 2008, les agents de la centrale nucléaire de Paluel ont détecté la mauvaise configuration d'une vanne remettant en cause le confinement du bâtiment réacteur en cas d'accident. Cette situation a duré plus de cinq mois ce qui n'est pas autorisé par les règles générales d'exploitation (RGE) LEs RGE sont un recueil de règles approuvées par l'ASN, qui définissent le domaine autorisé de fonctionnement de l'intallation. Sur une centrale nucléaire du type de celle de Paluel, le confinement des substances radioactives est assuré en partie par la double paroi de l'enceinte du bâtiment réacteur (simple paroi sur un réacteur 900Mw) et par ses systèmes associés. L'enceinte du bâtiment comporte plusieurs traversées qui doivent être isolées et étanches en cas d'accident. Cette fonction d'isolement est assurée par des vannes munies d'un dispositif "anti-effet chaudière" qui permet de garantir l'étanchéité des vannes en conditions accidentelles.
Le 3 février 2008, lors d'un essai périodique visant à s'assurer de la bonne configuration de certaines vannes, EDF a détecté qu'une des vannes était fermée alors que les RGE demandent qu'elle soit ouverte. Cette vanne permet d'assurer le bon fonctionnemnet de dispositif "anti-effet chaudière" d'une vanne d'isolement d'une traversée de l'enceinte du réacteur. Elle aurait dû être ouverte pendant une période de fonctionnement allant du 20 août 2007 au 3 février 2008. En terme de sureté, cette situation remettait en cause le bon confinement du bâtiment réacteur lors d'un accident libérant des substances radioactives dans l'enceinte. En raison du non-respect des règles générales d'exploitation, cet incident a été classé au niveau 1 de l'échelle INES
-NDLR : Typiquement le type d'incident à l'origine de l'accident de Three Miles Island en 1979, où il fut question d'une méprise sur la position réelle d'un appareil commandé à distance.-
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