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Un détecteur de fumée est un organe de sécurité. Il réagit à la présence de fumée ou de vapeur dans l'air : il existe des détecteurs optiques et/ou par ionisation. Les détecteurs ioniques sont interdits en France car radioactifs dans les habitations privées. Ils sont autorisés ailleurs via le texte dit "CPE" (En cours de mise à jour par l'ASN - Autorité de Sûreté Nucléaire).

En France, le CNMIS (Comité National Malveillance Incendie Sécurité) est un organisme de certification qui est responsable de déterminer quels détecteurs peuvent obtenir la norme NF EN 14 604.

La loi n° 2010-238 du 9 mars 2010[1] prévoit que ce dispositif sera obligatoire dans tous les logements (privés) d'ici 2015 en France. C'est à l'occupant (locataire) que cette charge revient. En plus de cette obligation d'installation, les occupants seront responsables de l'entretien de leurs détecteurs (Article L 129-8).

En France seuls 2% des logements sont équipés d'appareils chargés de prévenir l'incendie, contre 98% aux États-Unis par exemple. L'installation d'un DAAF (détecteur avertisseur autonome de fumée) divise par 10 le risque d'être victime d'un incendie.

Techniques

Modèle autonome

Le détecteur avertisseur autonome de fumée (DAAF) placé à un emplacement stratégique, dans un lieu de vie, émet une alarme sonore par un dispositif intégré lorsqu'il détecte une opacité ou une ionisation de l'air ambiant, permettant d'alerter les occupants des lieux d'un début d'incendie. Cet objet peu onéreux sauve de nombreuses vies tous les ans. Il est même obligatoire dans certains pays (Australie, Canada) dans toutes les constructions neuves.

Les détecteurs optiques sont constitués d'une chambre traversée par un rayon lumineux. Lorsque de la fumée entre dans la chambre, le rayon est réfléchi par les particules de fumée, une alarme puissante est alors actionnée (85 dB - norme EN14604).

Pour une utilisation optimale, il est conseillé d'en mettre au moins un par étage, et d'en placer près des chambres et de la cuisine au minimum. La présence à l'intérieur de la cuisine peut induire des déclenchements intempestifs avec les simples vapeurs de cuisson. Il doit être placé au plafond, à environ 50 cm de l'entrée de la pièce à protéger.

En présence de fumeurs, il peut être utile d'en placer un dans la chambre, au plafond, à 50 cm des murs, près de l'entrée.

Capteur de détection

Intégré à un système de sécurité, permettant la gestion des incendies et accidents dans les locaux industriels, il sert uniquement de capteur transmettant l'information à une centrale de détection et de gestion, qui elle lance des alarmes et commande un ou des systèmes annexes de lutte contre les incendies : comme un système d'extraction des fumées et des portes coupe-feu imposant un confinement en zones, permettant de ralentir la progression de l'incendie.

Impact

Selon un article du quotidien français Le Monde en 2008, « la généralisation des détecteurs de fumée devrait permettre de sauver 400 à 500 vies par an et de réduire le nombre de personnes brûlées qui s'élève à 10 000 chaque année. Dans tous les pays où l'installation de détecteurs de fumées est obligatoire, on a constaté une diminution du nombre de décès de 50 %, car 70 % des victimes décédaient sans avoir pu être réveillées. En effet, un tiers seulement des incendies surviennent la nuit, mais ils sont à l'origine de 70 % des décès[2]. »

Des polémiques existent cependant sur leur efficacité. Alors que l'obligation de pose d'un Daaf (détecteur avertisseur autonome de fumée) était étudié, selon l'Institut national de la consommation (INC), au banc d'essai, seuls deux appareils sur huit se sont révélés conformes, les autres n'ayant pas détecté la fumée ou ne l'ayant fait que tardivement. L'INC, dont une étude avait déjà en 2006 donné des résultats équivalents, a annoncé avoir saisi la Direction de répression des fraudes (DGCCRF) pour faire retirer du marché les produits ne fonctionnant pas[3]. L'INC note aussi que deux appareils non conformes portaient la marque NF qui, depuis le 1er mai 2007, doit figurer sur chaque détecteur vendu en France, accompagnée des lettres CE le cas échéant. L'INC sollicite « un programme de contrôles renforcés »[3].

Mécanisme de fonctionnement

Les dispositif ne détectent pas directement la fumée, mais sa présence, attestée par un changement de couleur de la lumière émise, détecté au moyen d'un capteur.

Le détecteur fonctionne avec une pile et non avec le courant du secteur.

Problèmes engendrés

  • Déclenchements intempestifs.
  • Vigilance, non pas pour éviter un départ de feu, mais pour éviter le déclenchement accidentel du dispositif (bougie, …).
  • Accès au dispositif difficile (plafond).

Notes

  1. http://www.legifrance.gouv.fr/affichLoiPubliee.do;jsessionid=8827E54E4C38AD08FA957F4CD621CC06.tpdjo14v_3?idDocument=JORFDOLE000019015976&type=general
  2. Équiper les habitations de détecteurs de fumées, in Le Monde, 10 juin 2008.
  3. a et b 60 millions de consommateurs - numéro 442, daté d'octobre 2009.

Voir aussi

Sur les autres projets Wikimédia :

  • « Détecteur de fumée », sur Wikinews (actualités libres)

Articles connexes

  • Détecteur#Détection incendie
  • Alarme incendie
  • Système de détection incendie
  • Sprinkler

Lien externe

  • Avis de la Commission de sécurité des consommateurs de la République française sur les détecteurs de fumée



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Section vidéos
Un détecteur de fumée placé à l'entrée d'une chambre et du séjour

Détecteur de fumée (gros plan)


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