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Siemens est un groupe allemand d'équipements électroniques et électrotechniques. Il a été fondé en 1847 par Werner von Siemens. Le groupe, dont le siège est à Munich, est le premier employeur privé d'Allemagne[1].
Histoire
Avant la Seconde Guerre mondiale
En 1847 Werner von Siemens révolutionne la télégraphie dans un petit atelier de Berlin. Le 1er octobre 1847, sur la base de cette invention, il fonde l'entreprise Telegraphen-Bau-Anstalt de Siemens & Halske et s'installe dans son premier atelier le 12 octobre.
En 1848, Siemens construit la première ligne de télégraphe à longue distance en Europe, s'étendant sur 500 km de Berlin à Francfort-sur-le-Main. En 1850 le jeune frère, Carl Wilhelm Siemens, ouvre un bureau de représentation à Londres. Dans les années 1850, la société participe à la construction d'un réseau de télégraphe à longue distance en Russie. En 1855, une branche de l'entreprise ouvre à Saint-Pétersbourg, dirigée par un autre frère, Carl Heinrich von Siemens.
En 1866, Werner Siemens découvre le principe de la dynamo-électrique
En 1881, un alternateur à courant alternatif Siemens, entraîné par une turbine hydraulique, est utilisé pour alimenter le premier éclairage urbain à Godalming, Royaume-Uni. La compagnie continue de croître et se diversifie dans les trains électriques et les ampoules électriques.
En 1888, Werner Siemens est anobli et s'appelle désormais Werner Von Siemens.
En 1890, le fondateur se retire et laisse les rênes de la compagnie à son frère Carl et à ses enfants Arnold et Wilhelm.
En 1897, L'entreprise Siemens devient une Société Anonyme (SA)
En 1907 et en 1911, Siemens pose les câbles téléphoniques reliant la France et l'Angleterre, à partir d'Audresselles. Ces câbles sont encore en parfait état car protégés de l'oxydation. Ils témoignent de l'excellente qualité du matériel Siemens de cette époque autant que de l'incapacité des gouvernants français à envisager véritablement une guerre avec l'Allemagne.
Pendant la Seconde Guerre mondiale
Dans le cadre du projet nazi de « l'extermination par le travail » et de la même manière qu'un très grand nombre d'entreprises telles que BMW, Thyssen, Daimler-Benz, Krupp, IG Farben, Siemens employait de la main d'œuvre puisée parmi les déportés. Elle possédait une usine au sein même du camp d'extermination d'Auschwitz.[réf. nécessaire]
Après la Seconde Guerre mondiale
Le 28 janvier 1972, Siemens crée le consortium Unidata, projet européen destiné à permettre dans les années 1970 l'émergence d'une grande industrie informatique européenne à l'identique d'Airbus dans l'aéronautique. Les compétences des trois participants étaient valorisées : la Compagnie internationale pour l'informatique (CII) recevait la maîtrise d'œuvre l'architecture des machines et le logiciel, la technologie électronique revenait à Philips, et Siemens se chargeait des périphériques mécaniques. Valéry Giscard d'Estaing élu président en 1974 mit fin au projet en 1975 : la France dénonça unilatéralement l'accord Unidata et CII fusionna avec Honeywell-Bull. Philips ne revint plus jamais dans l'informatique et Siemens rejoignit Fujitsu pour devenir un des grands constructeurs mondiaux.
En octobre 1998 aux États-Unis, un groupe de survivants de l'holocauste intente une action en justice contre des sociétés allemandes célèbres pour leur participation aux exactions durant le régime nazi. Le 24 septembre 1998, la BBC News reporte que Siemens lançait une vaste collecte de fonds en compensation aux survivants de la Shoah. Peu de temps après, Volkswagen, qui était aussi poursuivi, a annoncé la création d'un système similaire[2].
Le 18 juin 2006, Nokia et Siemens annoncent la fusion de leurs activités de télécommunications, donnant ainsi naissance à un géant mondial : Nokia Siemens Networks[3].
Le 29 novembre 2007, le groupe Siemens emploie 430 000 salariés à travers le monde.
En décembre 2008, Siemens -coté à la bourse de New-York et ayant son siège en Allemagne- est condamnée, par les justices américaine et allemande, à payer une amende totale de 980 millions d'euros pour « corruption » et « lacunes dans son contrôle de gestion »[4],[5].
Fin 2009, le groupe Siemens emploie 410 000 salariés à travers le monde.[1]
Domaines
- Automation
- Télécommunications
- Matériels ferroviaires
- Locomotives
- Métros (dont le système VAL)
- Rames automotrices (Desiro)
- Système de sécurité
- Éléments pour l'industrie automobile
- Électro-ménager
- Éclairage (Osram)
- Informatique avec Fujitsu Siemens IT Solutions and Services
- Audiovisuel
- Équipement médicaux
- Audioprothèse
- Équipement de diagnostic médical (scanner IRM, Automates d'analyses médicales et réactifs pour analyses de Biologie médicale, échographie, radiologie, radiologie digitale, médecine nucléaire, distribution d'images (PACS), coronarographies, radiologie interventionelle, ...)
- Équipement de traitement
- Semi-conducteurs
- Centrales électriques
- Centrales nucléaires, participation de 34% dans Areva NP
- Analyse des matériaux par rayons X (diffractométrie de rayons X, spectrométrie de fluorescence X) : l'activité fut filialisée en 1996 (AXS GmbH), puis vendue à Bruker pour devenir Bruker AXS.
- Équipements électriques
- Métallurgie
Direction de l'entreprise
- 1847-1890 : Werner von Siemens
- 1890-1919 : Wilhelm von Siemens
- 1919-1941 : Carl Friedrich von Siemens
- 1941-1956 : Hermann von Siemens
- 1956-1968 : Ernst von Siemens
- 1968-1971 : Gerd Tacke
- 1971-1981 : Bernhard Plettner
- 1981-1992 : Karlheinz Kaske
- 1992-2005 : Heinrich von Pierer
- 2005-2007 : Klaus Kleinfeld
- 2007- : Peter Löscher
Directoire
- Peter Löscher, président du directoire
- Klaus Kleinfeld
- Johannes Feldmayer
- Thomas Ganswindt
- Joe Kaeser
- Edward G. Krubasik
- Rudi Lamprecht
- Eduardo Montes
- Jürgen Radomski
- Erich R. Reinhardt
- Hermann Requardt
- Uriel J. Sharef
- Claus Weyrich
- Klaus Wucherer
Données financières
| Années | 2003 | 2004 | 2005 | 2006 |
|---|---|---|---|---|
| Chiffre d'affaires (en milliards d'euros) | 73.3 | 87.3 | ||
| Résultat d'exploitation | ||||
| Résultat net après impôt | ||||
| Fonds propres | ||||
| Dettes financières |
Données boursières
- Actions cotées à la bourse de Francfort
- Membre de l'indice DAX30, Dow Jones Stoxx 50, Global Titan et S&P Global 100.
- Code Valeur ISIN = DE0007236101
- Valeur nominale = euro
| Années | 2004 | 2005 | 2006 |
|---|---|---|---|
| Nombre d'actions cotées en millions | |||
| Capitalisation boursière en millions d'euros | |||
| Nombre de transactions quotidiennes |
Actionnaires principaux en mars 2008 [6]
- Von Siemens-Vermögensverwaltung GmbH 6,2%
- UBS AG 3,84%
- Werner Siemens-Stiftung 3,034%
Notes et références
- Siemens va créer 10 000 emplois en 2007, LeFigaro.fr, 09/08/2007
- Siemens sets up Holocaust fund, news.bbc.co.uk, 24/09/1998
- L'action de Nortel chute à la suite de la fusion de Nokia et Siemens, Presse Canadienne, 2006-06-19
- « Siemens condamné à près d'un milliard d'euros d'amende », Le Monde, 15 décembre 2008, [lire en ligne]
- « Siemens paie un milliard d'euros pour « effacer » la corruption », La Croix, 17 décembre 2008.
- Sueddeutsche Zeitung
Voir aussi
Articles connexes
- Siemens Transportation Systems
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