Erika : mise au point sur la nature de la cargaison

Plusieurs articles de presse et émissions de télévision se sont récemment fait l’écho d’affirmations portant sur l’éventuelle existence de deux produits à bord de l’Erika au moment de son naufrage.

" Ces affirmations sont totalement erronées ". Total réfute catégoriquement ces rumeurs qui entraînent une suspicion injustifiée et une inquiétude inutile auprès du grand public.

La cargaison de l’Erika était constituée de fioul lourd n°2 et uniquement de ce produit pétrolier. Si la nature du produit a fait l’objet d’interrogations dans les semaines qui ont suivi l’accident, c’est notamment parce que le fioul, mélangé à l’eau de mer, puis au sable, peut présenter une consistance ou un aspect différents du produit initial. De nombreuses analyses effectuées dans le cadre d’expertises judiciaires demandées par différents tribunaux civils, administratifs ainsi que par le juge d’instruction confirment que la totalité de la cargaison de l’Erika était constitué de fioul lourd n°2.

Ces résultats ont également été confirmés par les analyses réalisées par l’Institut Français du Pétrole. Il est à noter que d’autres types de contrôles antérieurs à l’accident avaient été effectués :

le contrôle qualité produit effectué au départ de la raffinerie de Dunkerque,
l’analyse contractuelle entre le vendeur et l’acheteur qui a été réalisée par un laboratoire indépendant.

Par ailleurs, le schéma issu d’un soi-disant « rapport secret » du BEA Mer(1) et qui fait l’objet de commentaires malveillants (commentaires dont aucun n’émane de l’auteur du rapport en question, qui s’est aussitôt insurgé contre l’utilisation abusive de ce document) n’a rien à voir avec la nature de la cargaison.

En effet, toute l’information repose sur un graphisme censé représenter l’une des cuves de l’Erika apparaissant en grisé et suspectée de ce fait contenir un produit « secret ».

En fait, le BEA Mer, dans son enquête sur les causes du naufrage et dans l’attente d’obtenir le plan de l’Erika, a tout simplement utilisé le plan d’un sistership(2) de l’Erika afin de calculer les efforts exercés sur la structure. Or, la citerne « grisée » est en fait un ballast à eau de mer(3) et non une cuve, ces deux bateaux n’ayant pas le même agencement de cuves et ballasts. Toute cette polémique ne repose donc sur aucun fondement. Il ne peut donc s’agir que de fantasme ou de malveillance délibérée. Nous étudions d’ailleurs toutes les possibilités de recours à notre disposition.

(1) Bureau Enquête Accident Mer

(2) Bateau de même série construit par le même chantier que l’Erika

(3) Compartiment d’un navire destiné à recevoir l’eau de mer servant de lest lorsque le navire est à vide

(src : CP – Total)
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