Espionnage de Greenpeace : Nouveaux éléments

De nouveaux éléments ont été révélés concernant l’affaire d’espionnage informatique dont aurait été victime l’ex-directeur de campagne de Greenpeace France, Yannick Jadot.

Révélés par le site Mediapart et par le dossier d’instruction auquel Greenpeace a eu accès, de nouveaux éléments sembleraient indiquer que les activités de surveillance opérées pour le compte d’EDF remonteraient à 2004.

Greenpeace fait état de deux contrats conclus par le groupe auprès de la société Kargus Consultants, en 2004 et 2007. Ces contrats prévoient un "appui opérationnel à la veille stratégique sur les modes d’action des organisations écologistes". La prestation aurait été facturée à EDF 13 000 euros par mois depuis 2004.

Selon Greenpeace, la surveillance dont elle a fait l’objet ne serait pas qu’informatique, mais aussi physique, et concernerait également ses activités en Grande-bretagne, en Espagne et en Belgique.

Entendu aujourd’hui par le juge d’instruction, en tant que partie civile, Yannick Jadot a demandé la mise en examen d’EDF en tant que personne morale. "Nous estimons que ces méthodes d’espionnage ne peuvent être le résultat d’actes isolés" a-t-il déclaré.

Pascal Husting, Directeur de Greenpeace France, s’en prend directement au PDG du groupe, Pierre Gadonneix : "De deux choses l’une, ou bien M. Gadonneix n’était pas au courant de ces pratiques, ce qui serait très inquiétant, ou bien, comme c’est le plus probable, il l’était et c’est alors tout à fait inadmissible ! ", accuse-t-il.  "Greenpeace demande à M.Borloo, ministre de tutelle d’EDF, de suspendre son PDG, M.Gadonneix, et de mettre en place une commission indépendante d’évaluation de l’industrie nucléaire en France."

Selon le Canard Enchaîné du 8 avril dernier, le porte-parole du Réseau Sortir du Nucléaire, Stéphane Lhomme, aurait également été placé sous surveillance, par la société "Securewyse" sous contrat avec EDF. Le Réseau Sortir du Nucléaire a porté plainte auprès du parquet de Nanterre contre EDF ainsi que la DCRI (ex-DST).

Cette surveillance aurait été mise en place suite à l’obtention par le réseau antinucléaire de documents confidentiels mettant en cause la sécurité de l’EPR de Flamanville. Stéphane Lhomme encourt 5 ans de prison pour "compromission du secret de la défense nationale."

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Pierrotb1
Invité
Pierrotb1

Bizarement cette dépeche sur ce site ne produit pas de réactions en chaîne (!)

Kassav
Invité
Kassav

Vous voudriez quoi ? du buzz ?  Rassurez vous , il y a tous le week end pour ça ! Et les intervenants intéressés par le sujet n’arriveront que dans la soirée au plus tôt ! (Ils travaillent dans la journée,eux)…

andre
Invité
andre

A votre avis, comment s’appellent les actions de Greenpeace pour savoir les trajets des convois de Pu ou pour SDN le fait de récupérer les documents dits secret défense sur la tenue des réacteurs vis à vis des chutes d’avions ?

Pierrotb1
Invité
Pierrotb1

A Kassav! Je travaille la journée Monsieur ! A mon domicile ! -j-

Francois2
Invité
Francois2

qui n’ont pas respecté la procédure d’achat au dessus de 20 000 € ! Du coup, toute la ligne hiérarchique au dessus d’eux n’était pas au courant. (cf Le Monde hier)… Dans une entreprise militaro-industriel comme EDF sans pratiquement aucun pouvoir de délégation, où un achat > 100 € doit quasiment être réglé par le comité directeur, on y croit ! Ce système de défence sur le non respect des procédures d’achat prouve au contraire que la ligne hiérarchique était au courant, et voulait qu’un minimum de gens soit au courant => on ne passe donc pas par la procédure… Lire plus »

Energy
Invité
Energy

qu’en est-il des déchets nucléaires chinois?