Etude inédite : 7,4 millions de ménages se chauffent aujourd’hui au bois

A l’occasion des deuxièmes Assises Nationales de la Qualité de l’Air, l’ADEME a dévoilé les résultats de son étude inédite sur "le chauffage domestique au bois : marchés et approvisionnement", où on apprend que le bois devient un mode de chauffage qui séduit de plus en plus de particuliers.

Ainsi, ils sont aujourd’hui 7,4 millions de Français à se chauffer au bois, contre 5,9 millions en 1999.

La consommation en bois est, quant à elle, restée stable, grâce notamment à l’amélioration des performances énergétiques des appareils mis sur le marché. Le parc domestique de chauffage au bois doit néanmoins poursuivre son renouvellement, les appareils anciens (antérieurs à 2002) et les foyers ouverts, peu efficaces et polluants, étant encore très présents.

Plus d’utilisateurs mais moins de bois consommé

Première source d’énergie renouvelable consommée en France, le bois devrait contribuer fortement aux objectifs climatiques et énergétiques du pays avec l’objectif de porter à 9 millions le nombre de logements chauffés au bois d’ici 2020, à consommation constante.

Depuis 1999, le volume de bûche consommé stagne, la consommation moyenne en stères évoluant de 8,6 à 7,5 stères par ménage. Cette baisse est due à une meilleure isolation des logements et à un meilleur rendement des appareils utilisés, des équipements de plus en plus performants étant apparus depuis 10 ans. Toutefois, quelques disparités régionales sont à noter : si la consommation a fortement diminué dans le Grand Est (de 12,2 stères par ménage à 8,6), elle s’est stabilisée dans les zones méditerranéennes (de 6,3 à 6,1) et a augmenté sensiblement dans le Centre-Nord (de 6 à 8,1) régions où la part de foyers utilisant le bois comme mode de chauffage principal a nettement augmenté.

Etude inédite : 7,4 millions de ménages se chauffent aujourd'hui au bois

Le bois, une source d’énergie qui tend à s’imposer

Durant ces douze dernières années, le bois est devenu une énergie à part entière, son utilisation comme source principale d’énergie passant de 30 à 50 % des utilisateurs. Parmi eux, près de la moitié se chauffent aujourd’hui uniquement au bois.

Aujourd’hui, les utilisateurs du chauffage au bois sont des ménages plutôt âgés (une majorité a plus de 50 ans), de catégorie socio-professionnelle supérieure à la moyenne et résidant en zone rurale ou périurbaine. 78 % sont propriétaires de leur logement. Les profils sociodémographiques varient en fonction des usages : en chauffage principal, il s’agit plutôt de familles jeunes aux revenus modestes vivant en milieu rural tandis que le chauffage plaisir séduit davantage les urbains, en majorité retraités, aux revenus élevés. Donnée intéressante, les utilisateurs s’étant équipés d’appareils de chauffage depuis 2007 sont jeunes, plutôt issus de la classe moyenne et utilisent davantage le bois en énergie principale, principalement pour faire des économies.

Etude inédite : 7,4 millions de ménages se chauffent aujourd'hui au bois

Plusieurs facteurs ont contribué à placer le bois comme source d’énergie principale au sein des maisons individuelles : l’apparition d’appareils de chauffage plus efficaces, la compatibilité des appareils avec la performance énergétique des logements et l’augmentation du prix des énergies. Pour les utilisateurs, le bois fournit une chaleur agréable (cité par 63% des utilisateurs), est un mode de chauffage peu onéreux (52% des utilisateurs) et écologique (40%). Si le prix moyen du bois a augmenté en raison principalement de la professionnalisation des approvisionnements et de la demande en bûches de 50 cm, ce qui nécessite une opération de coupe supplémentaire, il reste compétitif, vis-à-vis de l’électricité, du fioul et du gaz.

Les effets positifs du label Flamme Verte sur la performance des équipements

Grâce au label de qualité Flamme Verte, lancé en 2000, les professionnels de la filière ont amélioré la performance des appareils individuels fermés. 60 industriels se sont ainsi engagés sur de meilleures performances énergétiques, une diminution des émissions de polluants (monoxyde de carbone et particules), un contrôle renforcé des performances annoncées et une communication plus large à destination du grand public (via le Syndicat des Energies Renouvelables).

Depuis 2000, les rendements des appareils sont passés de près de 50% à plus de 70% et les émissions de particules ont été divisées par 10 (entre un foyer fermé antérieur à 2000 et un appareil flamme verte 5 étoiles). Aujourd’hui, 70 % des appareils vendus en France sont porteurs du label.

La qualité du combustible, un critère à ne pas négliger

Si la bûche demeure le combustible le plus utilisé en chauffage domestique au bois (92 % des foyers), la dernière décennie a vu émerger une filière granulé : absente lors de l’enquête de 1999, elle représente aujourd’hui près 5 % du parc des appareils (220 000 appareils) et environ 530 000 tonnes de bois par an.

La qualité du combustible choisi n’est pas anodine, puisqu’elle impacte directement l’émission des polluants. Ainsi, l’utilisation d’un combustible trop humide a pour conséquence d’augmenter les émissions.

Les fournisseurs se sont mobilisés pour améliorer la qualité du combustible avec le développement de chartes bois bûches et la pratique du séchage. Les utilisateurs sont plus conscients de l’importance à accorder à la qualité du combustible choisi. En 2012, plus d’un ménage sur deux achète son bois, ce qui représente environ 50% des volumes consommés. Par ailleurs, ils font davantage appel à des circuits professionnels pour être livrés (légère augmentation depuis 2000). !

Etude inédite : 7,4 millions de ménages se chauffent aujourd'hui au bois

Un renouvellement nécessaire du parc d’appareils de chauffage au bois

Le parc d’appareils au bois se renouvelle : 28% de ces appareils ont ainsi moins de 5 ans. Mais la marge de progression demeure importante, puisque 50 % des utilisateurs ont un appareil de plus de 10 ans ou un foyer ouvert, plus « énergivore » et sont donc susceptibles de modifier leur équipement actuel, ce qui représente un marché potentiel de 3,3 millions d’appareils à changer.

Pour l’ADEME, le développement du bois comme source d’énergie pour la production de chaleur doit se poursuivre en veillant à l’utilisation de combustibles appropriés et de techniques efficaces à haute performance environnementale. En effet, en raison de la présence encore importante dans le parc domestique d’appareils anciens (datant d’avant 2002) et des foyers ouverts, le chauffage au bois peut, en période hivernale, dans certaines régions, contribuer fortement à la pollution atmosphérique.

Pour améliorer l’impact environnemental du chauffage au bois, et en priorité dans les régions concernées par un plan de protection de l’atmosphère et dans les zones sensibles au sens des Schémas Régionaux Climat Air Energie), l’ADEME recommande, pour le parc résidentiel, de réduire l’usage des appareils individuels les plus émetteurs de polluants, en visant leur remplacement par les équipements les plus performants, porteurs du label Flamme Verte ou présentant des performances équivalentes.

>>> Consulter la synthèse de l’étude : ici (.pdf)

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29 Commentaires sur "Etude inédite : 7,4 millions de ménages se chauffent aujourd’hui au bois"

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jipebe29
Invité

Donc, 7,4 millions de ménages devraient payer une contribution climat-énergie, car les rejets sont de vrais polluants: CO et microparticules de carbone-suie. Mais peut-être que nos brillants techno-bureaucrates ne savent pas que CO et microparticules sont de vrais polluants, ce qui n’est pas le cas du CO2!… Et donc ces ménages seront sans doute exemptés, et on en arrive à l’absurdité suivante: taxe (contribution climat-énergie) pour un gaz non polluant et essentiel à la vie, et aucune taxe pour de vrais polluants… On marche sur la tête….

trimtab
Invité
Le graphique du haut sur origine du bois chauffage semble indiquer que +/- 10% est du ‘bois de récupération’, qui dois comprendre en partie les ‘granulés’ évoqué ici: “…….Si la bûche demeure le combustible le plus utilisé en chauffage domestique au bois (92 % des foyers), la dernière décennie a vu émerger une filière granulé : absente lors de l’enquête de 1999, elle représente aujourd’hui près 5 % du parc des appareils………” Mais est ce quelqu’un a des chiffres sur la part croissant de ‘buches de recup’ compactés, qui pour nous (avec poele à bois recent – 3 ans) represente… Lire plus »
Truc12000
Invité

Je n’ai jamais compris cette histoire de chauffage au bois , n’est-ce pas le système qui pollue le plus en ville qu’on ai jamais inventé ??? je vois ça fleurir partout y compris chez mes voisins . Depuis quand est-ce écologique de se chauffer au bois en ville ? C’est sérieux je ne comprend pas .

Bob1
Invité

oui c’est polluant, quand c’est une machine bien faite ca l’est moin mais c’est clair que si tout le monde en ville est équipé comme ca, ca risque de pas etre terrible, l’essentiel c’est quand meme d’avoir un poele ou une chaudière qui fait des bonnes combustions bien propres y’a un certain abus de language en disant que c’est écologique de se chauffer au bois. C’est juste que la ressource est renouvelable et on considère que c’est neutre au niveau CO2 (en brulant le bois on degage du CO2 qui sera capté par les arbres qu’on replante)

fredo
Invité

une solution technique suisse: “Selon les tests de l’institut de certification pour chauffages au bois de Muttenz/CH, l’OekoTube neutralise le 95 % des poussières fines contenues dans les gaz de fumée”

climax1891
Invité
Selon Johan Sanders, le monde utilise 4 milliards de tonne de biomasse pour le chauffage et cuisiner par an. Cela représente environ 1 milliard de TEP. Au total, la biomasse représentait 1,2 milliard de TEP en 2009 Avec un effort sur l’isolation et l’usage de cuisines solaires dans certains pays ensoleillés (comme l’Inde.. ) une partie pourrait être économisée afin de rempacer le charbon et le gaz dans les centrales thermiques ou dans l’industrie. Il y a deux avantages. – Dans une installation industrielle ou une centrale thermique, il y a des systèmes de filtration des fumées performant. – Une… Lire plus »
oeildecain
Invité
. Parler de pollution quant à la combustion du bois ressemble à un délire de citadin victime d’analystes intéressés ……. ! En brulant, le bois émet à peu près les mêmes éléments nocifs qu’il émet en s’autodésagrégeant dans la nature …… ceci est incontestable ! Personne ne s’émeut des micro-poussières et micro-particules qui sont émises par Dame Nature et ses vents après les successions de sècheresses … qui sont ensuite recollées au sol par les pluies pour participer à cet humus si important … Un citadin sera victime de certaines microparticules et un provincial ” profond ” sera victime quant… Lire plus »
Lionel-fr
Invité
Comme le premier facteur de pollution par le bois est son humidité , il faut d’abord penser à stocker X stères au sec ! Ensuite , il faut se préoccuper des puissances de chauffe. Pour un tas de raisons, la pollution dépend directement du rapport entre puissance de chauffe et capacité de l’engin. Même avec des étoiles, un insert utilisé au tiers de sa capacité pollue (c’est moins vrai pour les pellets) Enfin pour rejoindre le point numero 1 , si on veut utiliser son engin à puissance nominale , il faut un ballon (1m3 d’eau) avec deux échangeurs, admettre… Lire plus »
cezorb
Invité

On devrait collecter toutes les adresses des anti-solaire, anti-bois pour la prochaine décontamination de marée noire ou de fuite radioactive.

Calypso
Invité
Le bois est abondamment disponible sur notre territoire, il permet notamment de découpler le chauffage du chauffage électrique, il participe activement aux efforts de maitrise de la demande d’énergie sur nos territoires… La France doit devenir un leader dans les activités liées aux bois, il y a ici des leviers de croissance très important et intégrés aux politiques de développement durable. Le bois en France, c’est avant tout une prise de conscience sur le fait qu’il représente une de nos principales ressources, A bonne entendeur… Sur les pollutions liées à l’usage, repensons au bon vieux principe NYMBY, qui désigne l’attitude… Lire plus »
Herve
Invité

D’accord avec vous Lionel, Le bois tue 800000 personnes par an, pricipalement dans le tiers monde. Les moyens modernes permettent de réduire largement ce nombre, mais ça peut difficilement tomber à 0 car comme le précise lionnel, le matériel n’est pas efficace a 100% Il suffit de se ballader en hiver dans un village de montagne en fond de vallée pour comprendre.

Dan1
Invité
Attention ce graphe est hérétique : Car il est bien connu que le bois est vert… naturellement. Pourtant, le secteur résidentiel est le principal émetteur de particules fines et le CITEPA dit ceci : “En 2011, les émissions de particules de diamètre inférieur à 2,5 microns (PM 2,5) s’élèvent à 173 kt. Les émissions sont induites par tous les secteurs qui sont par ordre d’importance en 2011 : – le résidentiel/tertiaire avec 45% des émissions totales de la France métropolitaine, – l’industrie manufacturière (24%), – le transport routier (18%), – le secteur de l’agriculture/sylviculture (9%), – la distribution et la… Lire plus »
wydocq
Invité
Je suis d’accord avec Bob1 Les derniers poeles à bois sont étudiés pour une meilleure combustion, voir une double combustion; ils sont donc moins polluant au niveau du CO et des poussières (microparticules) avec un meilleur rendement. Pour ce qui est de l’apsect écolo, il est vrai que le bois est renouvelable donc “écolo” en ce sens. Pour ma part, j’habite à la campagne, je me chauffe pricipalement au bois et le bois que je brule vient d’arbres malades ou autre arbre coupés dont le but n’est pas le chauffage! Par ici, ce ne sont pas les arbres qui manquent… Lire plus »
Lionel-fr
Invité
Les pellets , c’est presque plus du bois… On peut faire des pellets facilement avec du gazon, du papier, rafle de maïs, feuilles mortes, bagasse, foin, emballages cartonnés, pomme de pin… Le bon coté des pellets est leur rendement (~90% au lieu de ~70% pour les poeles à bûches) , la possibilité de bruler des bois très problématiques (résineux), la possibilité de mélanger les essences ( résineux + bagasse + fruitier) , le controle très fin de la combustion. Le mauvais coté est la perte de toute simplicité, l’alimentation electrique (je ne connais pas de système pellets sans alimentation, Widocq,… Lire plus »
climax1891
Invité

Effectivement, ils fonctionnent sans electricité A voir : Poêle à pellets Bruno

fredo
Invité

“(l’autorisation parisienne est révoltante pour les habitants)” Pour votre info, ce qui est autorisé à Paris, c’est la possibilité de faire du feu dans une cheminée à titre d’agrément uniqement. Insert et poêle sont interdits. En pratique, très peu de gens font du feu à Paris, et très rarement. Après vous en faîtes ce que vous voulez ! On est à des années lumière des odeurs intenables de certains centre-villes de Turquie chauffées au charbon en hiver, ça sent le pneu cramé, et là quid des émissions de particules fines…

Lionel-fr
Invité
Merci pour les poêles Bruno qui sont effectivement très spécifiques même pour les bûches. Je vais quand même me faire un backup batteries mais pour le rendre efficace , il faudrait que je puisse interrompre l’alimentation en bois lors d’une panne sévère afin de l’arrèter avant que les batteries ne flanchent. Ce serait très facile s’il y avait une interface infrarouge mais je crois comprendre que les télécommandes sont en 2.4GHz multiplexé donc impossible à utiliser, dommage Il doit bien y avoir un bouton d’arret d’urgence que je peux motoriser , bon ! il me reste à apprivoiser ces appareils… Lire plus »
Lionel-fr
Invité
Damned ! je n’y avais pas pensé : entre 2h et 3h ce matin , il s’est écoulé 2 heures …. La courbe eex fait donc 25h avec 2ha et 2hb qui voient donc leur productions respectives divisées par deux ! il s’en passe des trucs un dernier dimanche d’octobre ! la production éolienne allemande a franchi la barre des 22 GW mais la production conventionnelle refuse de descendre sous les 18GW , le pompage français est à fond.. Pètera ? pètera pas ? Je vois d’ici Dan1 et 6ct chausser leur toque de comptable faché et nous dire que… Lire plus »
trimtab
Invité
“…….je crois que tous les records de production éoliennne sont battus aujourd’hui .. dommage que ça tombe un dimanche……” Ne vous inqietez pas cher ami, ce n’est pas fini….! Car je pense qu’on a pour au moins jusqu’a lundi soir….vu qu’on a annulé nos départs ferries de Roscoff jusqu’a lundi inclu…..en me disant de rester à la maison……! Paradoxe….ENR = ‘chomage technique !???’ (pas réelement car je suis à temps partiel ‘annualisé’ – je suis comme le vent, quand il faut je ‘bosse à fond’, et après je me repose !) Et pendant ce temps électrogène là…..presque 0 charbon, 0… Lire plus »
Lionel-fr
Invité
Oui Trimtab, c’est plutôt plaisant à voir mais il apparait que le réseau allemand est plutôt dimensionné pour les productions moyennes – disons une dizaine de GW max.. En partie parce que c’est ce qui arrive le plus souvent (technocrates du facteur de charge s’abstenir) mais surtout parce que l’appétit germanique pour les moulins a dépassé leur capacité à les digérer, le capacités réseau ne sont pas capables d’engloutir le nominal des moyens de production. En outre , les allemands n’ont pas fermé toutes leurs centrales et avec leur part de marché faible, ceux-ci ne sont pas coutûmiers du suivi… Lire plus »
Jmc
Invité
Ayant un foyer fermé datant de 1998 capable de chauffer tout mon habitat situé en milieu urbain francilien, je découvre avec stupeur et effroi que non seulement, je suis loin d’être un franc-tireur mais en plus, que je suis un infame et horrible pollueur. Ben voyons ! Je pense surtout qu’en me procurant du bois sans passer par un professionel (j’entretiens un terrain d’un hectare d’amis septuagénaire), je ne paye comme taxe que la TIPP de l’essence pour faire fonctionner ma tronçonneuse. Je m’interroge sur les possibles interdictions de se chauffer au bois, comme le souhaite le préfet de l’Essonne.… Lire plus »
Lionel-fr
Invité
Si vous faites sécher votre bois à l’abri de la pluie et des insectes xylophages (pour ne pas les immigrer dans votre charpente quand le bois est entreposé chez vous), il n’y a pas de problème. Faites donc.. Je dirais que tant que ça durera , ce sera bon à prendre et si un jour c’est interdit, vous en serez quitte pour trouver autre chose Habiter un pavillon en banlieue , ce n’est pas la même chose que d’habiter sur un boulevard où tous les immeubles font au moins 8 étages et où la densité démographique atteint 20 000hab./km² Imaginez… Lire plus »
Sicetaitsimple
Invité
Eh oui, qui l’aurait crû, quand il y a une tempête ( car c’en est une, elle a son petit nom et a fait , au-delà du repos forcé de Trimtab, quelques morts en Europe) , l’éolien produit et même beaucoup! Ce n’est certes pas une découverte, et n’il n’aura échappé à personne que c’est également un problème au-delà d’un certain taux de pénétration. Avec les 7GW francais il n’y a pas vraiment de soucis, coté Allemand c’est avec plus de 30 GW un peu plus compliqué. Il y a une solution simple, c’est le curtailment (l’arrêt volontaire d’une certaine… Lire plus »
jmdesp
Invité
Le problème des prix variable est que l’utilisateur moyen n’a aucune, mais alors aucune envie d’avoir les yeux fixé sur la courbe d’évolution des prix en temps réel avant de décider d’utiliser ou non un moyen électrique. En plus nous voyons bien le problème du vent, là, je ne sais pas pour l’Allemagne, mais en France l’éolien a atteint le cap des 4GW samedi 26 octobre vers 22H (il faut remonter avant au 18 septembre pour trouver une période au-dessus de ce seuil, une quinzaine d’heure, et avant cela on est rapidement sur le mois d’août où le seuil heut… Lire plus »
Lionel-fr
Invité
Non le meunier n’a pas besoin de sauter dans ses bottes dés que le moulin se réveille car il a pris la précaution de remplir le réservoir de grain avant de se coucher ! Les bons moulins possèdaient une telle réserve dont le dosage dans le moulin proprement dit, se faisait par gravité activé par un arbre à came (en bois bien sûr) qui donnait un petit coup sur le plateau de grain à chaque demi tour en provoquant une vibration qui déstabilisait légèrement le tas de grain. Le tout étant posé sur une planche dont l’inclinaison était réglable ainsi… Lire plus »
jmdesp
Invité
Je n’ai aucun intérêt dans l’exploitation, je suis du coté où se trouvent aussi les veuves et les orphelins, du coté qui paye 2 milliard par an pour le solaire, pour un résultat quasi-nul en terme de CO2 (surtout par rapport au fait que ça paie un EPR en 4 ans, qui va en durer 60 et produire plusieurs fois plus que le parc solaire actuel), et qui paye aussi un paquet de millions pour l’éolien, une somme qui semble comprativement moins exagérée par rapport au résultat, mais l’est beaucoup moins quand fait le calcul de la somme des inconvénients… Lire plus »
Sicetaitsimple
Invité
Bien d’accord avec vous sur le stockage. Ce que ne veut pas comprendre Lionel (avec qui depuis qu’il est arrivé sur Enerzine j’ai des échanges parfois turbulents mais je l’espère toujours respectueux de la personne même si parfois ça dérape un peu…), c’est que le business de l’electricité s’arrête (a priori) à l’electricité. Sauf à créer un “Energie de France , soit EDF, qui regrouperait EDF, GDF-Suez, Total et quelques autres, ce qui ne me parait pas aujourd’hui la tendance. Donc on ne parle de “stockage d’electricité” que dans le cas ou le but est de refaire de l’electricité: STEP,… Lire plus »
Lionel-fr
Invité
La CSPE subventionne massivement un jeu dont EDF EN est le grand gagnant. Je ne vais pas vraiment argumenter sur des sujets qui présupposent qu’une technologie aussi majeure que le PV doivent être enterrée pour préserver ceux qu’elle concurrence. Avec un wattCrète à 0.6euro, il est probable que les installateurs qui facturent ce watt à 3 euros, coutent trop cher dans la balance. En même temps , on trouve des panneaux à l’unité dans la grande distribution à un prix quasi identique ce qui démontre que le business français s’accomode bien d’un produit importé sur lequel il fait 80% de… Lire plus »
Dan1
Invité

A Lionel. “La CSPE subventionne massivement un jeu dont EDF EN est le grand gagnant.” Pourriez-vous nous expliquer clairement le mécanisme qui vous conduit à affirmer ceci ? D’autres s’y sont déjà noyés :

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