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« ExxonMobil a remplacé plus de 100 % de sa production »

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Exxon Mobil a annoncé la semaine dernière que les ajouts à ses réserves prouvées en 2011 se chiffraient à 1,8 milliard de barils équivalent pétrole, remplaçant 107 % de la production.

"ExxonMobil a remplacé plus de 100 % de la production pour la 18e année consécutive", a déclaré son PDG Rex W. Tillerson, "En ces moments difficiles pour l’économie mondiale, nous continuons à adopter une perspective à long terme de développement des ressources et à investir tout au long du cycle de production des produits. Le surplus de réserves permet à ExxonMobil de constituer de meilleurs niveaux d’approvisionnements en énergie afin de répondre à la demande future, soutenir la croissance économique et améliorer les niveaux de vie".

Exxon Mobil précise par exemple que les ajouts aux réserves en provenance du projet d’expansion Kearl au Canada se chiffraient à 1 milliard de barils équivalent pétrole. D’autres surplus prouvés ont également été créés dans divers pays dont les États-Unis, le Nigeria, la Norvège, l’Indonésie et la Malaisie.

Par ailleurs, en excluant les cessions d’actifs réalisées l’année dernière, "les ajouts aux réserves ont remplacé 116 % de la production." Elles ont réduit les réserves prouvées de 141 millions de barils équivalent pétrole.

Les surplus de ressources liquides se chiffraient à 1,4 milliard de barils équivalent pétrole pour un ratio de remplacement de 166 % et les surplus de ressources en gaz se chiffraient à 0,4 milliard de barils équivalent pétrole pour un ratio de remplacement de 49 %.

À la fin de l’année 2011, la base de réserves prouvées d’ExxonMobil a augmenté pour atteindre 24,9 milliards de barils équivalent pétrole. La base de réserves prouvées est constituée de 49 % de liquides et 51 % de gaz.

Perspective à long terme

La nature à long terme de l’industrie pétrolière et l’ampleur des projets particuliers qui contribuent à une part significative des ajouts aux réserves de la société forcent à considérer un horizon temporel dépassant une seule année. Le ratio de remplacement moyen des réserves sur 10 ans est de 121 %, avec un remplacement de liquides à 99 % et de gaz à 150 %. Les surplus aux réserves effectués au cours de cette période comprennent un éventail varié de types de ressources et proviennent de nombreuses zones géographiques. La durée des réserves d’ExxonMobil aux taux de production actuels est de 15 ans.

Une base de ressources en tête de l’industrie pétrolière

ExxonMobil a ajouté 4,1 milliards de barils équivalent pétrole à sa base de ressources en 2011, ce qui était essentiellement attribuable à des ajouts aux ressources en provenance des États-Unis et du Canada, ainsi que d’Australie, d’Indonésie et du Vietnam. "La découverte et la délimitation d’actifs non conventionnels en Amérique du Nord contribuent également de manière significative à la base de ressources" a noté Exxon Mobil.

Globalement, la base de ressources de la société a augmenté de 2,7 milliards de barils équivalent pétrole pour atteindre 87,2 milliards de barils équivalent pétrole, prenant en compte les révisions relatives aux découvertes existantes, la production et les cessions d’actifs. La base de ressources inclut des réserves prouvées ainsi que d’autres ressources potentielles qui devraient, à terme, être récupérées.


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    8 Commentaires sur "« ExxonMobil a remplacé plus de 100 % de sa production »"

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    Ben64
    Invité

    Bonjour Je ne comprends pas bien l’article. ça veut dire que finalement ils trouvent en permamence de nouveaux gisements (Alaska, sables bitumeux etc…) et que du coup on est pas prêt de voir la fin du pétrole ?? Merci d’avance

    Blablabla
    Invité

    @Ben64 : non, ca veut dire, qu’ils se rendent compte qu’ils n’y arriveront pas (du moins sans se rabattre sur des sources de mauvaise qualité à l’EROEI en chute libre), et qu’ils sont obligés de faire de la com’ pour ne pas que les gens se chient dessus de peur de perdre leur cher mode de vie…

    oeildecain
    Invité

    . En tous cas, cela sous-entendrait qu’en fait il y aurait des réserves, mais qu’on n’est pas pressé de les exploiter pour maintenir artificiellement les prix très hauts … Mais à toute chose malheur est bon : plus le prix des fossiles ( hormis les gaz ) montent, plus ils risquent d’agoniser à cause ou grâce ( c’est selon ses propres croyances ) à Mr. le Marché, alias Mr. Toulemonde …

    maxxxx
    Invité

    Ca n’est pas forcément si artificiel que ça. Il faut aussi bien prendre en compte que l’exploitation des pétroles non-conventionnels dans des conditions un peu compliquées (offshore de très fortes profondeurs) est bien plus couteuse que de faire un trou avec une pelle et une pioche et récupérer un beau Brent tout propre qui coule à flots (comme c’était le cas il y a quelques dizaines d’années).

    maxxxx
    Invité
    … les réserves exploitables dépendent beaucoup du prix du marché. Plus le prix est haut, plus les gisements difficiles (petites réserves/en profondeur/mauvaise qualité de pétrole/…) ont des chances d’être économiquement rentables (donc exploités). Après je ne dis pas que les marges des pétroliers ne sont pas confortables… mais ça c’est pas nouveau. Je ne pense pas qu’on nous pigeonne proportionnellement plus qu’avant (ni moins d’ailleurs). Je rejoint la conclusion par contre (qui est une évidence économique) : plus le prix grimpe, plus les alternatives seront rentables, plus on se dirige vers l' »agonie » du pétrole (mais pas forcément de l’essence ni… Lire plus »
    Pastilleverte
    Invité

    sans compter tout ce qui n’a pas pu être extrait en raison des techniques il y a plusieurs décennies sur les puits « anciens ».. « On » dit que ces réserves là sont potentiellement aussi importantes que tout ce qui a déjà été extrait. Avec le prix du pétrole qui va, de toutes façons augmenter sur le long terme, cette extraction « ultime » va devenir de plus en plus « facile » et… rentable; Fin du pétrole , Oui, mais quand ?

    papi12
    Invité

    Est-ce que les autres compagnies publient ce type de chiffres aussi ? je pense à Total, BP et autrs gazprom Pétrobras… Je rale quand le prix monte à la pompe mais c’est une bonne chose pour les économies d’énergie et les solutions alternatives… Quoique pour le transport aérien, maritime, camions, je ne connais pas d’autres alternatives

    oeildecain
    Invité
    . Savez-vous Mr Maxxx quelle est la différence entre un forage à 2000 mètres et un à 3200 mètres ? En 1977, en France, aux alentours de Geaune ( 40 ), nous faisions déjà des forages en déviation à 3200 mètres avec la Forex-Neptune pour le compte de Elf : et c’était déjà rentable avec des Français à bons salaires et malgrè un baril au plus bas … Si l’offshore coûte bien plus cher, il a aussi des côtés « tranquilles » plutôt intéressants pour les foreurs ….. Tout çà pour dire que la variation de plus ou moins 1000 ou1500 mètres… Lire plus »
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