France : le cap pour les éco-industries est fixé

Les ministres de l’Ecologie et de l’Industrie ont fait le point mercredi sur les initiatives et propositions du Comité d’orientation stratégique pour les éco-industries (COSEI) dans le but de développer des filières des éco-industries.

Les présidents des groupes de travail du COSEI ont ainsi remis aux Ministres des rapports exprimant les attentes des industriels sur les axes de développement de 5 filières (eau, déchets, énergies renouvelables, bâtiment, réseaux électriques intelligents), ainsi que sur deux thématiques transversales (financement des entreprises et innovation).

Les domaines de la logistique et la gestion des flux, du stockage et de la valorisation du CO2, de la chimie verte et de la métrologie des milieux naturels ont aussi été abordés.

Répondant à trois grandes finalités (réduction des émissions de gaz à effet de serre, réduction des besoins en énergie, maîtrise et renouvellement des ressources naturelles et de matières premières), ces filières industrielles de l’économie verte sont indispensables pour une économie plus sobre en ressources naturelles et décarbonée, et constituent donc un enjeu de développement et de compétitivité.

A cette occasion, les Ministres ont installé le Comité stratégique de filière éco-industries, qui succède au COSEI, et s’insère désormais dans le cadre plus large de la Conférence nationale de l’Industrie. Ils ont demandé à Jean-Claude Andreini d’en assurer la vice-présidence, tout en faisant évoluer sa composition afin de le rendre plus représentatif de la filière. Par ailleurs, un comité d’animation a été constitué, où sont représentés les entreprises, les fédérations professionnelles, les syndicats de salariés et l’administration.

Nathalie Kosciusko-morizet et Eric besson ont également demandé au Comité de préciser ensemble les modalités de mise en œuvre des priorités formulées et de leur proposer un plan d’action finalisé sur l’ensemble de ces filières à l’automne. Dans cette perspective, ils ont retenu plusieurs premiers axes de travail, comme :

  • l’amélioration de l’accès aux marchés publics pour les éco-innovations ;
  • le renforcement de la coordination entre les principaux financeurs des projets de recherche et d’innovation sur les éco-technologies ;
  • la mise en place d’une stratégie collective de participation aux programmes communautaires, pour faciliter la participation des entreprises, notamment les PME,
  • le renforcement des synergies entre les différends acteurs à l’export (public/privé, grands groupes/pme et coopérations inter-entreprises…).

« Les éco-industries, avec 420 000 emplois (hors bâtiment), connaissent des évolutions très rapides. La France a pris le tournant de l’économie verte dans le bâtiment, les transports, les énergies renouvelables, la gestion des déchets, la gestion durable de l’eau. De façon simultanée, le développement d’une offre industrielle compétitive, créatrice d’emplois et de valeur ajoutée, est un objectif stratégique de notre pays alors que la compétition internationale sur les filières de l’environnement et de l’énergie s’accélère », a expliqué Nathalie Kosciusko-Morizet.

« Depuis 2007, le développement de filières industrielles dans l’économie verte a été massivement soutenu par le Gouvernement, à travers notamment le Grenelle de l’Environnement, les Investissements d’avenir ou les pôles de compétitivité. Leur intégration au sein d’un des 11 comités stratégiques de filière, issus des Etats généraux de l’industrie, marque une nouvelle étape vers la structuration et la compétitivité de ces filières. Cette dernière se concrétisera notamment avec l’élaboration d’un nouveau plan d’actions en faveur des éco-industries à l’automne », a ajouté Eric Besson.

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1 Commentaire sur "France : le cap pour les éco-industries est fixé"

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Catalan
Invité

En 2006 M Sarkosy nous faisait un discours sur le développement du photovoltaique (1 euro pour le nucléaire et 1 euro pour le PV), en 2011 la filière est coulée. Aujourd’hui cap sur les ECO énergies !! réalité, ou nouvel écran de fumée post electoral ? je suis désolé, mais je navigue plus à vue, je demande aux responsables de réfléchir à leur responsabilités ! Ch S. (perpignan)

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