France : les consommations de carburants et de fioul rebondissent

Selon les derniers chiffres du Comité Professionnel du Pétrole (CPDP), les livraisons de carburants sur le marché français se sont élevées à 4,19 millions de mètres cubes en mai 2013, en hausse de 1,2% par rapport à mai 2012.

Cette évolution résulte d’une baisse de 1,7 % des livraisons de supercarburants sans plomb et d’une hausse de 2 % des livraisons de gazole. La part du gazole dans la consommation française de carburants a été de 80,3 % en mai 2013.

Sur les cinq premiers mois de l’année 2013, la consommation française de carburants routiers a baissé de 1 % par rapport aux cinq premiers mois de l’année 2012. En année mobile, entre juin 2012 et mai 2013, la consommation française de carburants a été de 49,85 millions de mètres cube, en baisse de 0,5 %. Durant cette période, la consommation de supercarburants a baissé de 5 % et celle de gazole a crû de 0,6 %.

"La consommation de carburants de mai 2013, en hausse par rapport à celle de mai 2012, montre la poursuite du rebond déjà observé en avril 2013. Toutefois, les données de consommation de carburants en année mobile, en baisse de 0,5 %, marquent le maintien de la tendance à la baisse de la consommation française de carburants en France observée en 2012" a indiqué Jean-Louis Schilansky, Président de l’UFIP (Union française des industries pétrolières).

Il est à noter que le mois de mai 2013, caractérisé par des températures plus basses qu’à l’habitude, a vu les ventes de fioul domestique progresser de 77,9 % par rapport à celles de mai 2012 du fait des réapprovisionnements demandés par les clients pour satisfaire leurs besoins en chauffage.

Concernant le débat en cours sur la fiscalité écologique, l’UFIP confirme l’intérêt d’un ajustement équilibré de la fiscalité de l’essence et du gazole. "Celui-ci permettrait à terme au raffinage français de mieux assurer l’approvisionnement du pays en carburants tout en améliorant la compétitivité de son outil industriel soumis à une forte concurrence internationale."

L’UFIP souligne qu’un tel rééquilibrage n’exige en rien la création d’une nouvelle taxe, une « taxe carbone » spécifique aux combustibles dont la principale conséquence serait une hausse du prix des carburants et donc un prélèvement nouveau pesant sur le pouvoir d’achat des ménages et sur la compétitivité des entreprises françaises.

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