Fukushima : l’incertitude règne autour de la centrale

Selon l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA), en date du dimanche 27 mars, "la situation à la centrale japonaise de Fukushima Daiichi restait très grave".

 

POINT SUR LA SITUATION

Les autorités japonaises ont indiqué hier à l’AIEA que les salles de commande avaient été réalimentées en électricité dans les unités 1, 2 et 3.

Depuis vendredi, l’exploitant TEPCO procède toujours à des injections d’eau douce dans la cuve des réacteurs n°1, 2 et 3.

Ensuite, même si des mesures de rayonnement dans les enceintes de confinement et dans les piscines de refroidissement des réacteurs 1, 2 et 3 ont continué de diminuer, de la fumée blanche a continué de s’échapper des réacteurs 1 à 4.

La pression mesurée dans la cuve du réacteur a montré une légère augmentation dans le réacteur 1 et est restée stable dans les tranches 2 et 3. Il ne devrait pas y avoir nécessité de dépressuriser cette enceinte à court terme.

Dans le réacteur n°1, la température mesurée au fond de la cuve du réacteur a légèrement baissé pour s’établir à 142°C. De l’eau fortement contaminée a été découverte dans la salle des machines du réacteur n°1 ce qui a entrainé une interruption de travaux de vérification des matériels.

Dans le réacteur n°2, la température au fond de la cuve du réacteur est retombée à 97°C. Le pompage de l’eau en sous-sol dans la salle des générateurs vers le condensateur était en progression dans l’objectif de rétablir l’électricité.

Dimanche matin, l’opérateur japonais Tepco annonçait une radioactivité 10 millions de fois supérieure à la normale dans l’eau échappée du réacteur 2. Quelques heures plus tard, marche arrière toute : Tepco affirmait s’être trompé dans ses calculs.

Dans le réacteur n°3, l’exploitant injecte maintenant de l’eau douce dans la cuve à la place de l’eau de mer. Le débit d’injection d’eau est ajusté afin d’assurer le refroidissement du cœur. L’enceinte de confinement ne semble plus étanche selon les indications de pression ; cette perte d’étanchéité serait à l’origine de rejets radioactifs « continus » non filtrés dans l’environnement.

Il a été prévu dimanche de pomper l’eau du bâtiment où est situé la salle des machine, mais la méthode n’aurait pas encore été décidée.

Aucun changement notable n’a été signalé dans le coeur du réacteur n°4, ce dernier ne contenant pas de combustible. Par contre, de l’eau a été découverte dans la salle des machines.

L’eau est toujours ajouté à la piscine de combustible usé des réacteurs 1 à 4 et les efforts se poursuivent pour rétablir les fonctions normales de refroidissement.

L’IRSN a indiqué pour sa part dès vendredi dernier que le "risque de défaillance de certains matériels reste malgré tout toujours présent compte de la forte irradiation, de la présence massive de sel dans les cuves et les enceintes, et d’une façon générale des conditions d’ambiance fortement dégradées dans les installations." Et d’ajouter "cette précarité devrait durer des semaines voire des mois compte tenu de la difficulté à mettre en place des moyens stables d’évacuation de la puissance résiduelle."

 

MAJ

 

08h55 : Un taux d’iode radioactif 1150 fois supérieur à la norme légale a été mesuré dans l’eau de mer prélevée à 30 mètres des réacteurs 5 et 6 (Src : Agence de sûreté nucléaire).

09h30 : D’après le secrétaire général et porte-parole du gouvernement japonais, Yukio Edano, la très forte radioactivité mesurée dans l’eau située en sous-sol du bâtiment abritant le réacteur n°2, serait due à la fonte de combustibles entrés en contact avec l’eau.

09h55 : L’opérateur nippon TEPCO a demandé de l’aide aux industriels français (EDF, CEA, Areva) pour l’aider à résoudre la situation d’urgence que connaît actuellement la centrale nucléaire. (src : Ministre Eric Besson sur RTL)

13h00 : Une eau très fortement contaminée a été détectée dans le bâtiment turbine n°2. Cette eau provient très vraisemblablement du tore qui a été endommagé suite à l’explosion du 15 mars, selon l’IRSN

18h11 : Du plutonium aurait été détecté dans le sol en 5 zones de la centrale atomique, d’après l’agence de presse Kyodo, citant les responsables du site.

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7 Commentaires sur "Fukushima : l’incertitude règne autour de la centrale"

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Grosdoute
Invité
L’IRSN émet des hypothèses plus pessimistes que ce qu’on peut lire sur cet article,  : “Depuis aujourd’hui, l’exploitant TEPCO procède à des injections d’eau douce dans la cuve des réacteurs n°1, 2 et 3. Le risque de défaillance de certains matériels reste malgré tout toujours 2/2 présent compte de la forte irradiation, de la présence massive de sel dans les cuves et les enceintes, et d’une façon générale des conditions d’ambiance fortement dégradées dans les installations. Cette précarité devrait durer des semaines voire des mois compte tenu de la difficulté à mettre en place des moyens stables d’évacuation de la… Lire plus »
bmd
Invité

J’apprécie que vous ayez assez vite arrêté de tenir des propos alarmistes non justifiés.Pour vous en tenir à un compte rendu des informations disponibles. Votre attitude contraste avec celle des grands médias. Mais sans doute leur est-il impossible de sortir de la surenchère qui les fait vivre. Peut-être aurez-vous moins de lecteurs?

De passage
Invité
…sur la rupture potentielle d’une cuve, il y a des mécanismes bien plus simples qui ont dû jouer et arriver au même résultat: La puissance thermique “résiduelle” des combustibles (en fait venant de la décomposition radioactive des produits de fission) est à comparer à celle de la centrale à pleine puissance, ici 3000MW thermiques. Or en deux heures après l’arrêt du réacteur, la puissance thermique résiduelle n’est plus que 1% des 3000MW soit quand même 30000kW et ne se réduira au 1/dixième de cela au bout de 3 mois en gros. Or même 0.5% soit 15000kW restent une énorme puissance… Lire plus »
De passage
Invité
… on y lit un intéressant article sur le sujet. Il y a au moins une spéculation vaine: Celle qui consiste à dire qu’une fois les gaines zirconium détruites, les pastilles de combustible peuvent rester droites (sur 4m de haut) car parfois soudées entre elles, et donc qu’une réaction de fission pourraît redémarrer avec de l’eau. C’est physiquement impossible car pour avoir fission même en eau pure il faut respecter un certain ratio entre volume de pastilles et volume d’eau. Or ces dernières, de la densité du plomb et d’un centimètre de diamètre, ne pourraient pas rester figées au garde… Lire plus »
Sicetaitsimple
Invité
à BMD: propos alarmistes non justifiés: vous devez avoir un réel sens de l’humour noir, ou alors vous ne vous tenez pas vraiment au courant. A de passage: votre optimisme serait tout-à-fait sympathique si nous ne parlions que de puissance résiduelle, ce qui serait bien sûr la meilleure des hypothèses.. Malheureuseent, il semble d’après les informations très confuses dont nous disposons que de l’iode 134 soit très largement détectée dans les m3 d’eau retrouvés dans le turbine hall et dans les galeries. Le pb, c’est que l’iode 134, ça a une demi-vie inférieure à une heure ( 53mn je crois).… Lire plus »
Aec
Invité

LUTTE CONTRE L’HIPPOPHAGIE   NON ! UN CHEVAL CA NE SE MANGE PAS !   Obtenez un autocollant gratuit en écrivant à : AEC Résidence La Pléiade 98, rue de Canteleu 59000 LILLE   Joindre une enveloppe timbrée pour le retour du courrier.   Merci aussi de visiter les sites :         Rejoignez la groupe sur :      Faites passer le message à vos amis.   Amitiés.   AEC.

Dan1
Invité

Maintenant, il y a des certitudes visibles : Surtout télécharger les photos proposées au lien suivant : Sylvestre Huet informe les citoyens (c’est bien) et… contredit Claude Allègre (c’est vilain) !

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