Fukushima : opération colmatage sur le réacteur 2

L’opérateur de la centrale nucléaire de Fukushima (TEPCO) a identifié samedi 2 avril une fissure sur une structure en béton du réacteur numéro 2, en indiquant bien que de l’eau radioactive s’écoulait directement vers l’océan.

La radioactivité mesurée à cet endroit était de 1.000 milliSieverts par heure.

Les ouvriers ont alors tenté de colmater la brèche avec du béton à l’endroit même de la faille pour essayer d’enrayer l’hémorragie. Sans succès !  3 heures plus tard, "aucune diminution significative du débit de la fuite d’eau avait été constatée" a indiqué TEPCO.

Un plan de secours consistant à combler la brèche par de la colle polymère a alors été mis en place dimanche 3 avril.

"Nous espérons que les polymères absorberont l’eau et combleront la conduite pour l’empêcher de fuir", a précisé Hidehiko Nishiyama, directeur général adjoint de l’Agence de sûreté nucléaire et industrielle. Aucune autre fissure n’a été découverte lors de l’examen des cinq autres réacteurs de la centrale.

TEPCO a aussi annoncé samedi 2 avril que suite à la détection d’une forte contamination d’eau provenant d’une fissure de la fosse située près du réacteur numéro 2, il avait ajouté 3 autres points de prélèvement, à 15 km de la centrale.

Autre point : une deuxième barge de la marine américaine transportant de l’eau douce est arrivée samedi 2 avril. Cette eau sera injectée dans les cuves servant à refroidir les réacteurs et les piscines de combustible usé.

Par ailleurs, d’ici les prochains jours, une plateforme flottante en acier de 136 mètres de long et 46 mètres de large, dotée d’une capacité de 10 000 tonnes pourraient servir à évacuer l’eau contaminée de la centrale. Selon le journal Yomiuri Shimbun, "550 tonnes d’eau sont injectées chaque jour dans les réacteurs."

MAJ

11h09 : Tepco va rejeter dans la mer 11.500 tonnes d’eau faiblement radioactive qui s’est accumulée dans les installations accidentées.

13h00 : TEPCO a estimé que le potentiel de dose radioactive annuelle supplémentaire pour une personne serait d’environ 0,6 millisieverts (mSv), s’il mangeait des algues et des fruits de mer pêchés près de l’usine, tous les jours pendant un an.

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7 Commentaires sur "Fukushima : opération colmatage sur le réacteur 2"

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Philoupe
Invité

petit calcul 550 tonnes d’eau par jour cela represente 6 litres par secondes,donc 1,5 litre par seconde pour refroidir 1 réacteur je rigole ,mais vraiment c’est à pleurer!

maxxxx
Invité
Chaleur latente de vaporisation de l’eau : 2,2 MJ/kg (à la louche) En considérant que 1,5 L/s correspond grossièrement à 1,5 kg/s évaporé => Puissance évacuée P = 1,5*2,2 = 3,3 MJ/s = 3,3 MW D’un autre coté, une petite estimation de la puissance résiduelle. Je me base sur ces proportions : . Après plusieurs semaines on doit donc être aux alentours de 0,15 à 0,20% de la puissance thermique initiale. J’ai une moyenne de puissance de 653 MWe pour les 3 réacteurs (760/760/439) soit grossièrement 1960 MWt en moyenne par réacteur (x3). Et donc une puissance résiduelle entre 2,9… Lire plus »
dede29
Invité

en considérant 3 réacteurs à 4 MW de puissance résiduelle et une chaleur latente de vaporisation de 2 500 KJ/KG ,cela me parait cohérent .

maxxxx
Invité

… on s’est croisés dédé29 ! ^^

Aqua
Invité

Le hic, c’est que l’on n’a aucune assurance que la totalité de l’eau injectée a bien été évaporée. Quand on regarde les images, ça semble plutôt aléatoire : l’état de délabrement du réacteur 3 en particulier laisse penser que l’eau qui y est injectée avec un camion-pompe-à-béton n’arrive pas en totalité dans le coeur du réacteur fracturé. Deuxièmement, les barres de combustibles ont fondu (du moins, en partie) depuis longtemps. La surface de contact est donc réduite et le refroidissement moins efficace.

maxxxx
Invité
A priori, tous les assemblage combustibles ont pu être recouverts d’eau, non ? (j’ai pas trop suivi ce wee-end). Dès lors, si on maintient le niveau d’eau, on a la garantie que toute la puissance résiduelle est évacuée (par évaporation ou dans les fuites d’eau chaude). Eventuellement le combustible qui a fondu se maintient un peu plus chaud qu’en cas “normal” de part sa nouvelle géomtrie moins favorable à la dissipation, mais la puissance est bien évacuée et le risque de poursuite de la fusion est pour l’instant écarté tant que le réacteur est sous eau. Quant aux fuites d’eau,… Lire plus »
Dr gillard
Invité
Vous avez bien évidement raison et je signe votre pétition, mais mon expérience en tant que participant depuis 30 ans à de nombreux colloques congrès commissions etc… sur la question nucléaire me font l’obligation de vous avertir : L’arrêt totale ou partiel des centrales avec transfère vers les énergies propres va prendre de 10 à 30 ans à partir du jour de la décision ce qui nous fais prendre des risques énormes jusque là. Il faut une mesure rapidement REALISABLE de SECURISATION des CENTRALES FRANCAISES Européens et mondiales. La double coque en béton (sarcophage) pour préserver nos vies celles de… Lire plus »
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