Fukushima : risque de cristallisation du sel injecté

Les autorités japonaises ont déclaré ce matin (heure française) qu’ils allaient mesurer la radioactivité dans l’environnement marin tout autour de la centrale nucléaire de Fukushima Daiichi.

Le suivi sera effectué les 22 et 23 mars par l’Agence Japonaise des Sciences et Technologies Marines (JAMSTEC). Les échantillons d’eau de mer seront prélevés dans 8 lieux préféfinis et analysés par l’Agence japonaise à l’énergie atomique (JAEA), tandis que les résultats seront publiés le 24 Mars.

L’analyse portera également sur les concentrations de radionucléides dans l’eau de mer, ainsi que sur le taux de radiation.

Les autorités japonaises ont informé l’AIEA (hier soir 23h15, heure française) que les efforts pour rétablir l’alimentation électrique de la centrale atomique se poursuivaient.

Depuis le 19 mars, l’électricité a été rétablit dans le réacteur numéro 2. Le réacteur n°1 est réalimenté depuis hier à partir du réseau électrique commun aux réacteurs 1 et 2 mais aucun équipement n’a été mis en service. Par ailleurs, d’autres travaux sont entrepris afin de restaurer l’électricité dans les réacteurs 3 et 4. Les réacteurs 5 et 6 sont de nouveau alimentés par le réseau électrique externe en complément des deux générateurs.

En France, l’Institut de Radioprotection et de Sûreté Nucléaire (IRSN) s’est dit préoccupé hier par le risque de "cristallisation du sel injecté avec l’eau de mer dans les cuves des réacteurs." Elle ajoute qu’il conviendrait de "reconstituer des réserves d’eau douce sur le site." En effet, à cause du sel, il y a un risque de corrosion, d’impact sur le refroidissement des cœurs, et de blocage des soupapes.

 

MAJ

07h00 : Les autorités japonaises ont décliné l’offre française d’envoi de robots spécialisés pour intervenir dans la centrale nucléaire accidentée de Fukushima, jugeant ces engins "inadaptés" à la situation (src : ASN).

07h40 : Les 6 réacteurs disposent d’une ligne électrique externe. « Nous avons désormais une ligne électrique qui aboutit vers les distributeurs des réacteurs, mais nous devons encore vérifier un à un les équipements avant de pouvoir les remettre en service », a indiqué un porte-parole de l’Agence de sûreté nucléaire nippone.

08h27 : Au large de Fukushima, des prélèvements d’eau de mer ont été réalisés à 100 m de la berge, les résultats montrent des niveaux en iode 131, de l’ordre de 100 fois supérieurs à la norme japonaise fixée à 0,04 Bq/cm3. (src : ASN)

10h00 : La présence d’iode 131 a été mise en évidence dans le réseau d’eau potable de la région de Tokyo, mais avec une très faible concentration ne présentant pas de risque pour la santé. (src : ASN)

 

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6 Commentaires sur "Fukushima : risque de cristallisation du sel injecté"

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ccsiaix
Invité

L’IRSN nous présente un nombre d’assemblages combustibles (crayons) pour chacun des réacteurs. Mais il semblerait qu’au moins un des réacteurs (et piscines) contiennent du MOX, assemblage fait avec du Plutonium. Ce dernier étant 100 000 plus radioactif que l’uranium, quelqu’un a -til les compositions des coeurs / piscines ? (avec un lien) Merci. Je pense qu’il s’agit la du véritable enjeux de ces accidents.

Journalpersonne
Invité
En langage codé, comment on dit bonjour ? Pas la peine de se dire bonjour, ce n’est peut-être pas le jour ! C’est parce que ce n’est pas le jour qu’il faut se dire bonjour Nous ne disposons que de 3 minutes et 14 secondes… pour faire le tour. Pi 3.14, je suis pour ! Si on met le feu dans ta maison, tu fais quoi ? J’appelle les pompiers pour éteindre le feu Ne dis pas n’importe quoi, réfléchis un peu ! J’appelle la police pour savoir qui a mis le feu Au milieu des flammes, c’est de mieux… Lire plus »
Jona
Invité
C’est une question qui n’a pas de réel impact. La différence entre le comustible “UO2” (oxyde d’uranium) et le “MOx” (oxydes d’uranium et plutonium : Mixed Oxyde) n’est grande que pour du combustible neuf. Je ne connais pas la différence de radioactivité entre un assemblage neuf UO2 et un MOx, mais l’uranium neuf (même enrichi) n’étant que très peu radioactif, il est possible qu’un assemblage contenant déjà du Pu le soit sensiblement plus. Dans tous les cas, une fois ces assemblages utilisés en réacteur, ils sont beaucoup plus radioactifs à cause des produits de fission et des actinides qu’ils contiennent. A… Lire plus »
ccsiaix
Invité

Une autre question: Si on imagine le pire des scénarios, on va ou ?

Dinosaure
Invité

On va vers la même fin que les dinosaures: les seuls qui ont survévu sont des oiseaux et les crocodiles. Les animaux autours de Chernobyl, et surtout les oiseaux, ont vécu des mutation fort interessante. A part ceux qui ont eu des doubles becs qui ont tendance à disparaitre les races se sont améliorées après mutation. Donc les japonais survivants seront encore mieux que la version actuelle.

microbetao
Invité

“se sont améliorées” dixit Dinosaure sur quoi repose un tel jugement ? ne peut-on pas dire ont évolué/muté brutalement (au sens de violence vis à vis de la normale) ? après on peut se demander les répercussions de changements brutaux, c’est peut-être parfois nécessaire mais les périls d’un écosystème pourrait fortement s’accroitre. Au final, selon les mathématiques probabilistes, on passe d’un petit loto à l’euro-millions puissance x – qui veut jouer ?

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