Fusion nucléaire contrôlée : le supercalculateur Helios boosté

Le supercalculateur Helios installé au Japon, voit sa puissance portée à près de 2 pétaflops, le classant parmi les plus puissants supercalculateurs au monde.

Le CEA mandaté par F4E pour mettre en place et exploiter le centre de calcul pour la fusion situé à Rokkasho au Japon, accroît la puissance du supercalculateur Helios en le dotant de nœuds supplémentaires intégrant des coprocesseurs Intel Xeon PHI.

Conçu et opéré par Bull, le supercalculateur Helios contribue aux travaux de recherche visant à maîtriser la fusion nucléaire pour mettre au point une source d’énergie durable, sans émission de dioxyde de carbone ni d’autres gaz à effet de serre. Il fournit les capacités de modélisation et de simulation ouvertes à l’ensemble des chercheurs Européens et Japonais dans le cadre de l’Approche élargie, programme de recherche complémentaire au programme de coopération internationale ITER.

Les nouveaux coprocesseurs Intel Xeon PHI équipant Helios vont permettre aux chercheurs de bénéficier de performances accrues. Leur architecture massivement parallèle et leur consommation énergétique maîtrisée préfigurent les technologies qui conduisent à l’exaflops.

"Nous nous réjouissons d’aider le CEA et la communauté qui travaille sur la Fusion à développer le savoir-faire et les moyens de calcul qui permettront d’étendre de façon très significative les possibilités de recherche associées au programme Iter" a déclaré Pascal Barbolosi, Vice-Président Extreme Computing Bull.

"La simulation joue un rôle essentiel dans le développement de la recherche sur la fusion, tant pour la compréhension de phénomènes physiques extrêmement complexes que pour le dimensionnement de futurs tokamaks. La communauté fusion dispose déjà de logiciels de simulations parallèles très avancés. Les adapter aux processeurs à haut niveau de parallélisme est indispensable pour garantir leur capacité d’utiliser à plein les futurs supercalculateurs ; l’introduction de coprocesseurs Intel® Xeon Phi dans Helios s’inscrit dans cette perspective" a expliqué Gabriele Fioni, Directeur des sciences de la matière au CEA.

Le supercalculateur Helios est doté d’une architecture associant initialement 4.410 nœuds de calcul bullx B510, intégrant 8.820 processeurs Intel Xeon E5 et développant une puissance de 1,5 pétaflops. Ses 180 nouveaux nœuds de calcul bullx B515 intègrent chacun 2 coprocesseurs Intel Xeon Phi fournissant une puissance additionnelle de plus de 400 téraflops, portant la puissance du système Helios à près de 2 pétaflops.

"Intel est convaincu que l’Exascale offrira une avancée technologique majeure à la communauté scientifique travaillant sur les projets de fusion. La gamme de coprocesseur Intel Xeon Phi a été conçue dans cette optique, et nous sommes heureux d’en faire bénéficier le supercalculateur Helios" a expliqué Stéphane Negre, PDG d’Intel France.

Le centre d’expertise pour la programmation parallèle créé par Bull en étroite coopération avec Intel et basé à Bull Grenoble est associé à ce projet pour la formation, le portage et l’optimisation des codes de calcul dédiés à ce domaine essentiel de la recherche pour l’énergie.

Notes :
– 2 Petaflops : soit 2 millions de milliards d’opérations par seconde. Si chaque habitant faisait une opération par seconde, l’ensemble des habitants sur Terre ferait en un jour et demi ce qu’Helios fait en une seule seconde.
– F4E : Fusion For Energy, agence "domestique" européenne pour la construction d’Iter et l’Approche Elargie.
– Exaflops : Soit 1 milliard de milliards d’opérations par seconde, soit 500 fois la puissance d’Helios. Les premiers supercalculateurs ayant une puissance d’un exaflops devraient apparaître à partir de 2020

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1 Commentaire sur "Fusion nucléaire contrôlée : le supercalculateur Helios boosté"

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Invité

le supercalculateur va consommer plus que la fusion qu’il va simuler ;o)) les supercalculateurs à base de processeurs ARM 64 bit d’AMD vont arriver, c’est dans cette direction qu’il va falloir aller pour réduire la consommation (et le coût (nos impôts)) de ces monstres.

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