Gaz de schiste : combien de permis de recherches ?

Enerzine se propose de reprendre et de relayer des informations sur le gaz et l’huile de schiste publiées par le ministère de l’Ecologie et du Développement durable, dans l’objectif de mieux faire connaître à nos lecteurs, les enjeux et les problématiques liés à ces hydrocarbures non conventionnelles.


Gaz de schiste – permis de recherche attribués

Par arrêtés datés du 1er mars 2010, le ministère en charge de l’énergie a accordé trois permis exclusifs de recherches d’hydrocarbures, sur une surface totalisant 9672 km², dans les départements de l’Ardèche, la Drôme, le Vaucluse, le Gard, l’Hérault, l’Aveyron et la Lozère, pour des durées de 3 à 5 ans.

Ci dessous, la carte des permis de recherche attribués, début 2010, ciblant spécifiquement le gaz de schiste.

Gaz de schiste : combien de permis de recherches ?

Titres miniers d’hydrocarbures Gaz de schiste dans le Sud-Est


Ensemble des demandes des permis de recherches

Sur la carte suivante, vous trouverez (en gris) l’ensemble des demandes de permis de recherche en cours d’instruction’ au 1er janvier 2011 : Consultez la carte de l’ensemble des demandes de permis de recherche (.PDF).

Les demandes déposées sont nombreuses, elles concernent divers types de cibles géologiques : huile / gaz, roche mère / réservoirs plus "classiques".

Les demandes ciblant les gaz de roche mère (= gaz de schiste) sont les suivantes :

– 1585 "Brignoles"
– 1586 "Provence"
– 1592 "Lyon Annecy"
– 1612 "Blyes"
– 1613 "Gex"
– 1621 "Valence"
– 1624 "Cahors"
– 1643 "Extension Montélimar"
– 1646 "Montfalcon"
– 1648 "St Bernard"

Remarque : les numéros ci-dessus permettent de se repérer sur la carte de l’ensemble des permis de recherche.

 

SOMMAIRE :

Qu’est-ce que le gaz et l’huile de schiste ?

Combien de permis de recherches ont été accordés en France pour le gaz de schiste ?

Pourquoi rechercher des ressources en gaz de schiste ?
Quels sont les risques pour l’environnement de l’exploitation des gaz de schiste ?
Qu’est ce qu’un permis de recherches ?
Une mission pour mieux comprendre les gaz de schistes
Quelle est l’avancée des travaux d’explorations planifiés par les industriels ?
Quelle procédure est mise en place pour les permis de recherches ?
Quelle est la procédure pour entamer les travaux d’exploration (forages) ?
Les ressources en gaz de schiste seront-t-elles exploitées en France ?
Quelle est la procédure en cas de demande de permis d’exploitation ?

 

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17 Commentaires sur "Gaz de schiste : combien de permis de recherches ?"

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Samivel51
Invité

La vraie question est de savoir ce qu’autorisent les permis de recherche. S’il s’agit uniquement de forer verticalement, sans fracturation de la roche, pour voir ce qu’il y a, sans droit d’exploitation, franchement il n’y a pas de quoi fouetter un chat. Ce ne sont alors que des forages banals, sans pollution, qui nous permettront de mieux connaitre notre sous-sol. Quelqu’un peut-il confirmer? Mais alors: Si les permis d’exploration ne donnent aucun droit d’exploitation, pourquoi les industriels depensent-ils de l’argent pour decouvrir (eventuellement) des ressources qui seront peut-etre exploitees par d’autres, voire pas exploitees du tout? Merci pour vos contributions.

Fred 13
Invité
Lors d’une conférence sur ce sujet  , il nous a été expliqué (par des spécialistes) qu’il n’y a pas de différence technologique entre une exploration et une exploitation.Il ne s’agit en aucun cas d’un simple “trou”. De plus la durée dans le temps pour “l’exploration” n’est pas définie, elle peut durer des années….à extraire ! Les pétroliers joue désormais sur les mots “exploration, recherche,dévellopement”, sur les noms “gaz de schistes”,”gaz de roches mère” afin de semer la confusion dans les esprits des gens, on voit également qu’il est question d’interesser les communes sur un plan financier avec une participation aux… Lire plus »
Samivel51
Invité
Dans le document pdf du ministere (dont le lien est dans l’article), tous les permis d’exploration (et de production) ont bien evidemment une date d’expiration! Cette inexactitude jette le doute sur le reste de votre commentaire. Il me semble que vous avez assiste a une conference d’anti-gaz de schiste dont l’exactitude factuelle n’etait sans doute pas la priorite… Par ailleurs, intuitivement (et j’aimerais que des lecteurs mieux informes le confirment), on imagine qu’un permis d’exploration n’autorise pas sont titulaire a commercialiser les ressources qu’il trouve. Sinon on parlerait de permis d’exploration et production. Or la production (par opposition a un… Lire plus »
Fred 13
Invité
Pour moi aucun doute dans mon esprit, les pétroliers ont décidés de forer et ils vont le faire si nous ne faisons rien.Je pense que le moyen d’y parvenir c’est de diviser l’opposition (vieille méthode souvent usitée).Vous êtes l’exemple meme du but recherché c’est à dire que vous n’etes , a priori par pour mais vous n’etes pas totalement contre ….en fait vous etes indécis, de l’eau bénite pour ces adversaires.Vous pensez que les politiciens, les industriels vont agir dans la transparence la plus totale, que des organismes de controles, indépendants,vont pouvoir avoir acces à toutes les données, analyser et… Lire plus »
jl06
Invité
En réponse aux questions et commentaires précédents et pour tous ceux que ça intéresse. Il y a deux phases “légales” dans la vie d’un champ d’hydrocarbures (ce qui suit est général et pas du tout exclusif aux gaz de schiste): la phase d’exploration et la phase d’exploitation. Ces deux étapes recoupent les activités techniques de la vie d’un champ et sont tout à fait distinctes dans leurs objectifs. L’exploitation d’un champ, c’est la phase de production: elle dure de quelques années à quelques dizaines d’années selon les caractéristiques du champ. Elle nécessite la construction d’infrastructures et d’équipements pour assurer le… Lire plus »
Fred 13
Invité

+ Le programme d’appréciation a pour objectifs de confirmer la possibilité d’exploitation et de permettre le choix du meilleur plan de développement. Donc il devra impérativement inclure des activités pratiquées en cours d’exploitation, comme la fracturation hydraulique et de nombreuses études (modélisation, labo, …) pour conduire à un plan robuste. Merci pour ce commentaire.Si certains ont encore des doutes sur le fait qu’il y aura une phase qui se déroulera dans le flou le plus total…

Rice
Invité

…. ne seriez vous pas de parenté avec Dan1, grand défenseur du nucléaire comme vous l’êtes du GdS ? A moins que vous ne soyez qu’une seule et même personne ????

Samivel51
Invité

Donc le fait que je cherche a comprendre et a etablir une verite factuelle fait de moi un complice de l'”ennemi”?! C’est ce genre d’obscurantisme stalinien qui rend de nombreux militants ecologistes absolument infrequentables, et nuit gravement a la mise en oeuvre de leurs idees politiques. Et c’est bien dommage…

Samivel51
Invité

Merci pour ces elements. Quels liens y a-t-il entre le permis d’exploration et celui d’exploitation? Le permis d’exploration donne-t-il des droits sur le futur permis d’exploitation? Dans le cas contraire, comment les industriels motivent-ils de telles depenses?

Fred 13
Invité
Les puissants ne sont que des tricheurs…et si le fait de l’avoir compris depuis longtemps , de ne plus croire au miroir au alouette fait de moi, a vos yeux, un “obscurantiste satlinien”(là j’ai peur) ou “un écolo infréquentable”(là je préfère)  alors tout débat est inutile.Vous chercher à comprendre, analyser, vous faire votre propre opinion.C’est tout à votre honneur car cela devrait etre la seule et unique démarche intellectuel sauf quand matière d’energie le jeu est truqué, de plus , savez vous qu’en droit français ,nous ne sommes pas propriétaire de notre sous/sol ? les conséquences de cette législation est… Lire plus »
jl06
Invité
Reprenons dans l’ordre des différents commentaires… Il me paraît essentiel que tout le monde comprenne le rôle de la phase d’appréciation, qui peut inclure quelques puits suivant les projets (disons 2-3). Mais ne tirons pas de conclusions hâtives pour autant: oui, on devrait s’attendre à ce que tout projet bien mené demande l’autorisation d’entreprendre des opérations telles que celles envisagées pour mettre en place le développement, mais ça reste soumis aux conditions du permis d’exploration et à la règlementation en vigueur. C’est pour cela que j’insistais dans une autre contribution sur la nécessité de traduire les craintes vis-à-vis des gaz… Lire plus »
Nenuphar
Invité

Un article paru aujourdhui sur les gaz de schistes

Sicetaitsimple
Invité

Décidement, dan1 a plein de sosies…Chaque fois que quelqu’un essaie d’expliquer un certain nombre de choses de façon un peu rationnelle,c’est un parent de Dan1 voire Dan1 lui-même. Le qualificatif de stalinien me parait effectivement assez adapté à ce genre de pratique.. .

Qamar
Invité
Pour ceux qui penseraient que l’exploration diffère de l’exploitation, par l’absence de commercialisation, ci-dessous l’article du nouveau code minier, (mais l’ancien ne différait pas sur ce sujet), qui prouve que le titulaire du permis exclusif peut vendre le produit  de l’exploration et, sachant que dans le cas qui nous préoccupe, la ressource est vite épuisée et que les permis d’explorer sont renouvelables 2 fois 5 ans, pourquoi s’emm… à demander un permis d’exploitation qui nécessiterait une enquête publique? Article L122-1 Le permis exclusif de recherches de substances concessibles confère à son titulaire l’exclusivité du droit d’effectuer tous travaux de recherches… Lire plus »
Fred 13
Invité

Merci pour l’info qui apporte de l’eau à mon moulin ! Les pétroliers vont nous anarquer c’est évident.

Rice
Invité
@ Jl06 “On” dit qu’il faudrait environ 10.000.000 de litres d’eau, chargée de sable et de presque 600 additifs chimique pour 1 seul puits. “On” dit que seulement 55 % de cette eau est récupérée et que 45 percole doucement dans le sous-sol (vers les nappes phréatiques ?). “On” dit que l’on peut fracturer jusqu’à 3 fois un même puits (avec à chaque fois la même quantité d’eau moins celle récupérée des précédentes fracturations ?). “On” dit que les américains auraient déjà forés 550.000 puits chez eux… “On” dit que les réserves ne vont guère au delà de 10 ans.… Lire plus »
jl06
Invité
Je reprends le commentaire de Rice sur la difficulté d’obtenir des informations objectives et vérifiables. Car si ce que “on” dit est parfois du domaine des certitudes factuelles établies, il faut aussi constamment faire le tri pour s’y retrouver. Et tout le monde ne peut pas devenir spécialiste du jour au lendemain. Hier solaire, aujourd’hui GdS, demain nucléaire, après-demain éolien… et il n’y a pas que l’énergie ! En plus, une fois qu’on a acquis la spécialisation, on tend à perdre sa crédibilité vis-à-vis des contestataires, de la même façon d’ailleurs qu’on peut la perdre dans l’industrie en ouvrant le… Lire plus »
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