Gaz et huile de schiste : quelles lecons tirer de l’expérience américaine

Gérard Medaisko géologue-conseil donne ses réflexions sur le fait économique majeur de ces dernières années aux États-Unis, et, en contrepoint, constate l’immense gâchis selon lui auquel notre pays est en train de se livrer.

"En fait, il ne s’agit pas d’une expérience à proprement parler mais d’un bouleversement de l’équilibre énergétique du pays dont les dirigeants français ne semblent toujours pas avoir pris conscience du véritable impact."

"En dix ans à peine et grâce à la clairvoyance d’un seul homme, George P. Mitchell, les Etats Unis ont relancé leur industrie chancelante avec l’exploitation des gaz et huiles dits de schiste. Ils sont ainsi devenus l’un des premiers producteurs mondiaux de gaz naturel et devraient en être le « leader maximo » d’ici quelques années, aux alentours de 2017. Vers 2020, avec une production journalière de 12 millions de barils d’huile, ils devraient arriver à concurrencer l’Arabie Saoudite, contribuant ainsi puissamment à modifier la carte géopolitique de notre globe. Ce faisant, ils ont crées, à ce jour, dans ce domaine, plus d’un million d’emplois, directs, indirects et induits et devraient encore en créer 600,000 de plus d’ici 2035, date à laquelle ils devraient accéder à l’autosuffisance en matière énergétique."

"Que peut- on apprendre de l’aventure américaine si ce n’est que la foi permet d’abattre les montagnes. Depuis 1949, date de la première fracturation hydraulique commerciale réalisée à Velma dans l’Oklahoma par la société Halliburton, la persévérance a permis de mettre au point une méthode de stimulation de la roche-mère qui s’affine de jour en jour, puisque la fonction crée l’organe, comme chacun sait, mais ce que nos gouvernants semblent vouloir ignorer. L’eau sous pression est toujours utilisée pour détendre les pores de la roche-mère mais les adjuvants chimiques sont maintenant réduits à 9, tous issus de l’industrie agro-alimentaire, auxquels viennent s’ajouter l’acide chlorhydrique et l’acide muriatique. De nombreuses autres méthodes ont été expérimentées parmi lesquelles l’hélium liquide et certaines nanotechnologies semblent être les plus prometteuses. A ce jour, environ 1.500.000 puits ont été fracturés hydrauliquement de par le monde dont 650,000 environ aux Etats Unis alors qu’en France on est toujours entrain de débattre de la transition énergétique pour savoir s’il nous faut réinventer la roue ou le fil à couper le beurre."

"Par rapport aux puits à gaz traditionnels, la productivité d’un puits produisant du gaz de schiste est relativement faible et décroit très rapidement mais, si l’on en croît les études prospectives, puisque nous manquons de recul en la matière, la durée de production pourrait se prolonger sur une cinquantaine d’années à condition de prévoir une nouvelle stimulation au cours de la vie du puits. Toutefois, de récents forages effectués dans la Barnett shale ont montré une productivité comparable à celle de puits à gaz traditionnels, venant contredire l’opinion qui prévalait jusqu’alors."

"L’âge des roches-mères s’étage de la base de l’ère primaire au début de l’ère secondaire et leur profondeur varie de 1500 à 4.000 mètres environ. En France, les argiles du Permien de la basse vallée du Rhône (Saint Affrique, Saint Jean de Marvéjols, Gabian) et les schistes carton du Toarcien sont considérés comme les niveaux les plus prometteurs mais je suis personnellement convaincu que ce ne sont pas les seuls."

"La mer Toarcienne, à la base du Jurassique, mer chaude abritant une riche faune d’ammonites, de bélemnites, de poissons et de dinosaures marins, recouvrait en son temps le quart de la superficie de la France actuelle. Ses dépôts qui se trouvent enfouis dans le Bassin de Paris, le Bassin Aquitain, le Sillon Rhodanien, les Causses et le Fossé rhénan offrent d’excellentes possibilités de découverte de gaz et d’huiles de schiste, notamment dans les terres noires qui les caractérisent. Il faut compter également avec le potentiel de la zone économique exclusive (ZEE) qui borde les côtes françaises et couvre 334.604 km², ce qui fait de la France le pays le plus richement doté d’Europe, devant la Pologne."

"Le fait qu’aux Etats Unis, le propriétaire du sol soit propriétaire du sous-sol, favorise le développement de la recherche pétrolière. En France, il l’est également mais il n’a pas droit de l’exploiter ; Qu’on lui donne ce droit et une très grande partie de l’opposition aux gaz et huiles de schiste disparaitrait du jour au lendemain. Il conviendrait d’insérer ce droit dans un Code Pétrolier à créer de toutes pièces, mais nous n’en prenons pas le chemin et le Conseiller d’ Etat Thierry Thuot, chargé par le gouvernement de toiletter le Code Minier, tente vainement de transformer une vieille machine à écrire en ordinateur."

"Hors de France, il existe une multitude de bassins sédimentaires qui sont des candidats potentiels à l’exploration et à la production de shale gas et de shale oil. Aux Etats Unis, dans le Bassin de Williston qui s’étend sur le Dakota du Nord et le Montana ainsi que sur le sud du Saskatchewan au Canada, on vient de découvrir sous la Formation de Bakken, un nouveau niveau producteur tout aussi prolifique qui est la Formation de Three Forks. Tandis qu’en France on procrastinait, les quelques 8,915 puits forés depuis 2008 dans la Formation de Bakken, sur les champs d’Elm-Coulée et d’Antelope produisaient 810.129 barils/jour au 31 mai 2013. Quand on sait que cette formation est l’analogue lithologique de la série qui va de l’Aalénien au Toarcien dans le Bassin de Paris, on est en doit de rêver. En Nouvelle Zélande, dans le nord de l’Île du Sud, les géologues pensent avoir découvert une formation semblable à celle de Bakken mais beaucoup plus développée que la Bakken shale du Nord Dakota. Il est indubitable que des découvertes identiques seront faites dans le Monde entier au cours des prochaines années."

"La France qui possède la deuxième ZEE du Monde après celle des Etats Unis avec 11.035.000 km² s’étendant au travers des six continents a un potentiel énorme mais la volonté politique n’y est pas. Gaz et huiles de schiste sont devenus le symbole d’un clivage idéologique majeur qui oppose deux visions de la société, c’est-à-dire deux modèles de développement qu’il semble bien difficile de réconcilier."

"En résumé, nous avons tout à apprendre de l’aventure américaine mais il parait difficile de la transposer en Europe et plus particulièrement en France car le terreau manque : Nous n’avons plus d’industrie pétrolière en amont. La société TOTAL est partie voir si l’herbe était plus verte de l’autre côté de la barrière et apparemment elle l’est."

"Un jour peut être la TOTAL OIL Corporation, reviendra investir en France, en espérant que la langue française ne sera pas devenue un parler vernaculaire. En attendant, quatre sociétés seulement s’intéressent au potentiel de l’ Hexagone : La Canadienne Vermilion, l’Américaine Hess, la Suédoise Lundin et la franco-américaine Marex. Une soixantaine d’autres attendent à la porte depuis bientôt trois ans que le Ministère de l’écologie, du développement durable et de l’énergie (MEDDE) consente à leur délivrer des permis de recherche. Nous n’avons plus que deux sociétés de forage : COFOR et SMP mais leurs parcs d’appareils sont inadéquates. Enfin nous n’avons aucune société de services capable d’effectuer des stimulations hydrauliques. Quant à la R&D, seul l’IFPEN la poursuit à un train de sénateur."

"Nous ne formons plus de foreurs pétroliers mais seulement quelques foreurs d’eau chaque année."

"Par la grâce de son ministre de tutelle, L’INDUSTRIE PÉTROLIERE FRANCAISE EST DEVENUE SINISTRÉE. La transition énergétique dont on nous rebat les oreilles n’est qu’un débat idéologique, inutile et terriblement coûteux qui va faire grossir impunément les factures d’électricité des industriels et des particuliers, dont près d’un million de foyers connaissent déjà une précarité énergétique. Quant aux énergies nouvelles renouvelables (ENR) qui sont entièrement subventionnées par le gouvernement, donc par le contribuable, il faudra attendre de pouvoir les stocker pour que l’on puisse se fier à elles."

Gérard Medaisko.
Amicale des Foreurs et Métiers du pétrole

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23 Commentaires sur "Gaz et huile de schiste : quelles lecons tirer de l’expérience américaine"

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gp
Invité
Encore un plaidoyer vibrant de notre ami gégé en faveur de l’exploitation des hydrocarbures non conventionnels! Pauvre gégé, le XXIème S. et les nombreuses mutations en cours qui rythment nos vies lui mènent la vie dure… Les leçons qu’il faut tirer de l’expérience américaine, C qu’au XXIème S., il n’y a rien de plus grave que de créer des centaines de milliers d’emplois directement ou indirectement liés à l’exploitation de ressources fossiles à très fort impact environnemental. Surtout lorsque les milliers d’emplois en question sont indirectement financés par de la monnaie de la singe qui n’aura bientôt plus aucune valeur… Lire plus »
Skymywife
Invité
Il faut sortir des produits énergétiques producteur de CO2 pour lutter contre le dérèglement climatique. Il faut profiter du coût élevé du gaz et du pétrole conventionnel pour accélèrer la transition énergétique : Faire des économies d’énergie – développer les énergies renouvelables – isoler les maisons – remplacer les chauffages électriques par le bois énergie et le solaire thermique ! Le développement des huiles et gaz de schiste est une manière de retarder le changement pour quelques temps et c’est tout. En continuant de polluer l’atmosphère et en augmentant la pollution de l’air par celle du sol et des nappes… Lire plus »
Ceurbreton
Invité

Bien dit GP, nous ne voulons pas de ce monde! Money Money!

climax1891
Invité

Hors inflation, les revenues de l’OPEP sont passés de 200 milliards de dollars dans les années 90 à 1000 milliards de dollars en 2011, 2012 et probablement en 2013. Les coûts de production très élevés pour les sables bitumineux, offshore ultra profond et le pétrole de schiste obligent le pétrole à un prix plancher de $80 le baril. Or, comme l’explique Arthur E. Berman, consultant pour l’industrie pétrolière, c’est parce que le pétrole est au dessus de $80 le baril que la croissance en occident reste faible.

Double papa
Invité

mes enfants te remercient infiniment de ta clairvoyance, de ton courage et ta détermination à leur offrir un monde dans lequel il pourront toujours boire de l’eau en bouteille; décontaminée par une filiale de ceux qui auront pourri toutes nos réseves de flotte. Merci pour ces emplois géniaux que tu offres à tous ces gens au chomage ! en même temps, en partageant les bénéfices de ces mêmes compagnies on se demande si ils auraient besoin de travailler ces millions de personnes ?

Catber
Invité
Il faut oser proférer, écrire et diffuser de tels inepties. L’amicale des foreurs et métiers du pétrole a recruté une plume rare… “L’eau sous pression est toujours utilisée pour détendre les pores de la roche-mère mais les adjuvants chimiques sont maintenant réduits à 9, tous issus de l’industrie agro-alimentaire, auxquels viennent s’ajouter l’acide chlorhydrique et l’acide muriatique.” On se demande si ces aveux sont une simple innocence ou un lapsus. Et quand on aura bien épuisé et souillé nos nappes et les sols superficiels, “Il faut compter également avec le potentiel de la zone économique exclusive (ZEE) qui borde les… Lire plus »
Marjolaine
Invité
Monsieur, 1/Des enjeux qui ne nous concernent pas Les enjeux sont purement financiers pour les acteurs du pétrole… Si la France détient des gisements importants sous ses pieds, qu’elle les conserve comme dernier recours pour ceux qui nous succéderont… 2/Réduire notre empreinte écologique en créant des emplois verts Pendant ce temps, réduisons notre empreinte écologique et attelons-nous vite à moins consommer d’énergie dans les bâtiments, créons des emplois verts tant dans les métiers de l’isolation, des éco-matériaux, des énergies renouvelables que des bâtiments bio-climatiques, développons l’économie circulaire (méthanisation des déchets fermentescibles…) et les circuits courts (lutte contre le CO2, emplois… Lire plus »
Catber
Invité

Le défaut d’affichage du texte demeure un mystère. Peut-être est-il du à l’âge antédiluvien de mon ordinateur, qui refuse depuis de longues années l’obsolescence programmée et est entré en résistance par une application fidèle de quelques fonctions basiques. En tout état de cause, j’espère que l’essentiel reste intelligible : refusons les leurres et autres mensonges éhontés, résistons !

Jyf
Invité
Une nette amélioration de style dans le discours de ce monsieur. Il a repris la main sur la machine qui avait pondu le dernier article; ou alors, et c’est plus probable, il a délégué à un de ses amis qui sait écrire. C’est le signe que les foreurs envisagent leur lobbying sous une approche nettement plus markettée. Attention, restons vigilants Quoi qu’il en soit, ces lobbyistes ne maitrisent pas encore toutes les ficelles de la com: sortir un tel brulôt le jour où on rentre en dette écologique……; il fallait oser; ou bien ne pas y penser ce qui est… Lire plus »
Adrien couzinie
Invité

et les gaz à effet de serre, on en fait quoi ? Suis-je bête, c’est un complot des écolos qui gouvernent le monde

Cynik
Invité

Halliburton* est grand, et Gérard est son prophète… * :”1949, première fracturation hydraulique commerciale réalisée dans l’Oklahoma par la société Halliburton”. Dirigée bien plus tard par Dick Cheney, qui une fois devenu Vice-Président de George W. Bush, a réussi en 2003 a faire envahir l’Irak pour cause d’armes de destruction massive… introuvables. On connait la suite.

Sicetaitsimple
Invité

Je suis d’accord avec les commentaires ci-dessus. D’ailleurs, pour ma part: – je n’ai ni voiture ni moto, et je ne prends bien sûr jamais l’avion – je ne me chauffe ni au gaz ni au fioul, mais à l’electricité nucléaire+ Enr ( j’ai demandé un contrat avec certificat d’origine pour être sûr ne ne pas me faire refiler quelques kWh à base de charbon ou de gaz, j’ai bien écouté Mme Rivasi). – Je n’achète aucun produit manufacturé, qu’il faudrait a minima transporter même s’ils sont sans fabriqués hydrocarbures. Bref, je suis cohérent. –

Sicetaitsimple
Invité

C’est bien moi, ça, j’ai encore cassé l’ambiance… Pourtant, c’est possible, même dans un pays “developpé”:

Laudom
Invité
Le débat entre partisans et adversaires de la fracturation hydrolique est faussé. Je suis certain que lorsque Total ou gdfsuez aura racheté un foreur spécialisé dans ce job, les mêmes officines qui distillent la bonne parole dev durable se transformeront en thuriferaires du gaz de shiste… Ne soyons pas naïfs si l’on ne fore pas en France c’est que les deux gros du marché ont des engagements ailleurs qu’il faut rentabiliser même si ça met en l’air notre balance commerciale, il est donc hors de question qu’ils se fassent concurrencer par de petits acteurs emergeants qui forant en France auront… Lire plus »
C adurcien
Invité

Les Américains agacent souverainement les franchouillards depuis des lustres, mais ceux-ci finissent toujours par les copier avec 3 longueurs de retard. Encore un train de raté avec le shale gaz, mais nous serons bien obligés d’y venir. Renseignez-vous un peu mieux les péroreurs détracteurs. Vous vous couvrez de ridicule à discourir dans le vide sur un sujet que vous ne connaissez pas. Mais peut-être que vous essayez simplement de faire la politique. Bien piètre d’ailleurs!

fredo
Invité

à propos de vide , si ça se trouve, il n’y a pas de gaz de schiste exploitable en France! et pour la croissance et l’emploi, une baisse de l’euro aurait un impact beaucoup plus sûr et rapide.

fredo
Invité

” je ne me chauffe ni au gaz ni au fioul, mais à l’electricité nucléaire+ Enr” du solaire thermique en toiture (de maison ou d’immeuble, à raison d’au moins 1m² de capteur par personne pour un CESI voire un SSC), ça marche très très bien aussi. Oups, moi aussi j’ai cassé l’ambiance, qui était devenue d’une cohérence très électrique ! Quel gâchis ce serait tout ce gaz et cette électricité non consommée.

Sicetaitsimple
Invité

Il n’y en a peut-être pas, ou du moins peu, pour être sûr faut aller voir. Le “non-inconvénient” d’attendre c’est que si il y en a il ne va pas se sauver! PS: je parlais de me chauffer, pas d’ECS…Mais si vous voulez vous chauffer au solaire thermique, libre à vous.

gp
Invité
personne ici ne fait de politique. Quant au fait de s’exprimer sur un sujet qu’on ne connait pas, c’est p-ê votre habitude mais pas la mienne. Ce que je constate, et les faits sont les faits, c’est que parmi les internautes qui fréquentent Enerzine, la plupart s’intéressent de très près à l’énergie, ses enjeux et les perspectives à venir dans ce siècle. Pas au siècle dernier. Aussi je suis au regret de vous confirmer que comme gégé, vous faites parti de cette minorité de moins en moins visible et de moins en moins populaire qui prone l’exploitation sans limite et… Lire plus »
Dp
Invité
Je réagis à votre article parce que j’aime bien la logique à court terme ( très XXéme siècle) de son auteur : 1. Faire des trous dans le sol, (comme un chien qui y planque son os) 2. Injecter un cocktail “revitalisant ” pour la faune et la flore.. Du round-up ? 3. Pomper (à la main ?) et optimiser (corruption.. Trafic d’influence) le résultat et le diffuser dans l’atmosphère pour que “tout le monde ” en “profite “. => Pour un rendement efficacité énergétique (au mieux) inférieure à.. 30%. (Du pain béni pour les médias et le cinéma)… vive… Lire plus »
Blups
Invité
Je réagis à votre article parce que j’aime bien la logique à court terme ( très XXéme siècle) de son auteur : 1. Faire des trous dans le sol, (comme un chien qui y planque son os) 2. Injecter un cocktail “revitalisant ” pour la faune et la flore.. Du round-up ? 3. Pomper (à la main ?) et optimiser (corruption.. Trafic d’influence) le résultat et le diffuser dans l’atmosphère pour que “tout le monde ” en “profite “. => Pour un rendement efficacité énergétique (au mieux) inférieure à.. 30%. (Du pain béni pour les médias et le cinéma)… vive… Lire plus »
christiana
Invité

“à l’electricité nucléaire+ Enr ( j’ai demandé un contrat avec certificat d’origine pour être sûr ne ne pas me faire refiler quelques kWh à base de charbon ou de gaz,” La bonne blague… On ne peut pas passer l’hiver en chauffage élec sans charbon, le gaz, bref tout. Ceux qui se chauffent à l’élec participent à la sensibilité thermique de la conso qui a un impact sur le CO2, qui dépend des années (les années pluvieuves on peut passer presque tout l’hiver). Les écolos sont des fumistes.

christiana
Invité

A quel moment ce sera le bon moment pour exploiter le gaz sous les pieds?

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