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GDF-Suez, les modalités d’une fusion

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Le nouveau groupe, baptisé GDF-Suez, représentera plus de 70 milliards d’euros de chiffre d’affaires pour une capitalisation boursière estimée à 90 milliards d’euros. L’Etat détiendra plus de 35% du capital du Groupe.

La Direction sera assurée par Gérard Mestrallet, PDG de Suez, assisté de Jean-François Cirelli, son homologue à la tête de GDF.

Les activités du Groupe seront recentrées dans le secteur énergétique, en vue de sécuriser et de diversifier les approvisionnements européens, notamment en gaz.

A ce titre, et afin de respecter la parité entre les deux groupes, Suez place en bourse 65% de son pôle Environnement (eau et propreté). 

Position du Groupe sur le marché mondial

Le Groupe GDF-Suez ainsi constitué devrait se placer dans le trio de tête des "utilities" mondiales cotées, derrière EDF et l’allemand E.ON. 

Position du Groupe sur le marché mondial
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 Il prendra la place de premier acheteur et commercialisateur de gaz en Europe, ainsi que celle de 1er opérateur de réseau de transport gazier sur le continent.

Il se place également en position de leader mondial en terme d’importation et d’achat de Gaz Naturel Liquéfié (GNL), avec 25% des parts de marché européennes.

Il sera également le 5ème électricien en Europe, et s’appuiera sur une présence aux Etats-Unis, au Brésil et au Moyen-Orient.

Enfin, le nouveau groupe occupera la seconde place en terme d’opération de stockage et de terminaux méthaniers en Europe. 

Stratégie

C’est un groupe recentré dans les activités énergétiques qu’a imposé le Président Nicolas Sarkozy, malgré les réticences du Président de Suez Gérard Mestrallet. Celui-ci a finalement accepté de se défaire du pôle Environnement du Groupe Suez, qui se voit introduire en Bourse à hauteur de 65%.

Lors de la conférence de presse organisée lundi matin avant l’ouverture des marchés boursiers, les deux dirigeants ont largement insisté sur la priorité donnée à la diversification et à la sécurisation des approvisionnements européens, notamment gazier. Le groupe entend s’appuyer sur sa forte position en matière de Gaz Naturel Liquéfié (GNL) comme outil de cette diversification. 

Des investissements sont planifiés dans l’amont gazier, mais également dans les infrastructures et la production d’électricité, ainsi que dans les capacités de stockages.

Les deux dirigeants ont également évoqué les enjeux du développement durable et des énergies renouvelables, sans en préciser la nature ni la part des investissements consacrée.

Perspectives boursières 

Le groupe table sur une optimisation financière de l’ordre d’un milliard d’euros par an à partir de 2013.

Lundi, à la clôture, la Bourse affichait une baisse de l’action GDF de 2,69%, et de 3,31% pour Suez. Selon Yann Azuelos, responsable de la salle de marché de Meeschaert citée par l’AFP, cette chute est attribuable à un "manque de clarté sur le devenir de la partie Environnement".

Le pôle Environnement devrait hériter de 5,4 milliards de dettes, ainsi que l’ont précisé les dirigeants lundi. GDF Suez conservera 35% du capital, soit une minorité de blocage. Un pacte d’actionnaires permettra de verrouiller le capital. 

 

[ Archive ] – Cet article a été écrit par Thomas Picavet


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